Tu connais déjà le jab et le cross. Tu sais poser une ligne droite propre et lire la distance.
Maintenant, il est temps de passer aux frappes qui font vraiment mal quand tu rentres dans la zone :
le hook et l’uppercut. Ce sont les deux coups qui décident d’un KO dans la grande majorité des finitions
au corps-à-corps. Voyons comment les maîtriser pour de vrai.
Pour replacer ces techniques dans l’ensemble du jeu debout, consulte d’abord le
guide complet du striking en MMA —
il te donne la carte avant qu’on zoome sur ces deux outils.
Le hook : la rotation comme source de puissance
Mécanique de base
Le hook arrive sur le côté de la cible, coude à 90° (ou légèrement ouvert selon la distance),
poing en pronation ou neutre. La clé, ce n’est pas le bras — c’est la rotation complète du buste et des hanches.
Tu pivotes sur l’avant du pied avant, tu rentres l’épaule, et le poing suit le mouvement comme un marteau.
C’est le réflexe qui t’évite le contre direct quand tu rentres dans la ligne de tir adverse.
Lead hook vs rear hook
Lead hook (main avant)
Plus court, plus rapide, idéal en contre ou en ouverture de combinaison. Il surprend parce qu’il vient de l’angle
mort de l’adversaire. Tu pivotes sur le pied avant, tu restes compact. C’est le coup qu’utilise Jon Jones
en continu — notamment ses hooks au corps qui ont usé des champions comme Daniel Cormier round après round.
Rear hook (main arrière)
Plus puissant, plus lent à arriver. Il s’enchaîne naturellement après un jab-cross (1-2)
quand l’adversaire recule ou se couvre haut. La rotation des hanches arrière est maximale :
pied arrière qui pivote, hanche qui tourne, épaule qui rentre — dans cet ordre exact.
Le hook au corps
Souvent négligé par les débutants, le hook au corps est une arme lente à payer mais dévastatrice sur la durée.
Tu fléchis légèrement les genoux pour descendre au niveau du foie, tu rentres le coup sous la garde. L’effet s’accumule : après deux ou trois touches propres, le gaz tank adverse s’effondre.
L’uppercut : frapper de bas en haut
Pourquoi c’est différent
L’uppercut monte à la verticale — menton, plexus ou corps selon la cible. La garde de l’adversaire
est faite pour bloquer les coups horizontaux et frontaux. L’uppercut passe en dessous ou entre les bras,
là où la défense est naturellement plus ouverte.
Short uppercut (corps-à-corps)
En clinch ou juste après une entrée, tu n’as pas besoin d’amplitude. Tu génères la puissance
par une légère flexion des genoux suivie d’une extension explosive des jambes — le bras n’a que 20 à 30 cm à parcourir.
Stipe Miocic utilisait cette version à la perfection contre les gros gabarits.
la cible sur un plateau. Pars directement de la position de garde, la puissance vient des jambes.
Combinaisons classiques à travailler
1-2-3 : jab – cross – lead hook
La base absolue. Le jab ouvre, le cross force la couverture, le hook arrive sur l’angle que le cross a créé. Travaille la fluidité : pas de pause entre les coups, la rotation du cross alimente directement le hook.
1-2-3-2 : jab – cross – lead hook – cross
Extension naturelle du 1-2-3. Le deuxième cross arrive après que le hook a forcé l’adversaire à se couvrir côté gauche. C’est la combinaison préférée des boxeurs au style « pressure fighter ».
Uppercut – hook (lead ou rear)
Uppercut au corps + hook au visage. L’uppercut corps fait descendre les mains et les yeux — le hook tête arrive alors que la garde est ouverte. Travaille-la sur pao pour affiner l’angle.
Si tu veux comprendre comment hook et uppercut s’articulent dans le dirty boxing et les échanges en corps-à-corps,
le guide du clinch en MMA est la lecture qui suit logiquement cet article.
Erreurs courantes à corriger
- Baisser la main défensive pendant le hook. Le coude arrière doit rester collé au menton.
- Télégraphier l’uppercut en reculant le poing. Tout doit partir des jambes, sans recul préalable du bras.
- Taper trop large avec le hook. Un angle de 90° à 120° est largement suffisant et beaucoup plus rapide.
- Oublier le retour. Après chaque frappe, la main revient à la garde.
Pour t’entraîner correctement sur ces techniques, tu as besoin du bon matériel.
Les gants MMA te donnent la liberté de mouvement
nécessaire au sparring à courte distance, tandis que des
gants de boxe thaï sont idéaux
pour marteler les enchaînements sur sac avec une protection maximale des poignets.
Une fois que le hook et l’uppercut sont bien installés dans ton arsenal, pense à travailler les coudes
sur les mêmes distances — le
guide des coudes en MMA
te montrera comment ces armes se combinent naturellement avec tes hooks en corps-à-corps.
Et si tu veux aller plus loin dans la compréhension globale du striking debout,
le guide complet du striking en MMA
reste la ressource centrale sur Grizzliz Media.
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