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Le 24 juin 2017, au Madison Square Garden, Aaron Pico entre en MMA avec l’étiquette du prodige absolu. Vingt-quatre secondes plus tard, il est au sol, étranglé par une guillotine de Zach Freeman. Le débutant le plus attendu du Bellator venait de perdre son tout premier combat pro de la pire des manières. Neuf ans après, son record est de 14-5-0 et il pointe au 13e rang mondial des poids plumes de l’UFC. Entre les deux, une carrière qui n’a jamais rien eu de linéaire.
Né le 23 septembre 1996 à Whittier, en Californie, Pico descend de Pío Pico, ancien gouverneur de la Californie mexicaine. Avant les cages, c’est sur les tapis de lutte qu’il se construit une réputation : champion du monde cadet en 2013 (catégorie 63 kg), médaillé d’argent chez les juniors en 2014, bronze en 2015, puis remplaçant lors des sélections olympiques américaines de 2016. Un CV de lutteur qui explique pourquoi le Bellator lui a fait signer un contrat avant même son premier combat.
Après le fiasco de 2017, la réponse a été brutale. Pico enchaîne quatre victoires d’affilée, toutes par finition au premier round, et se transforme en cogneur redouté du Bellator. Le crochet gauche qui éteint Justin Linn, le KO de Shane Krutchen en 37 secondes : sur cette période, il ne cherche pas la décision, il cherche la lumière. Le lutteur olympique était devenu un frappeur.
La suite corrige le mythe de l’invincibilité. Pico encaisse des défaites face à Henry Corrales et Ádám Borics, doit se reconstruire plusieurs fois, et reste au Bellator jusqu’à la disparition de l’organisation. En tout, dix-sept combats sous cette bannière entre 2017 et 2024. Un vétéran, donc, pas un débutant : très loin du « nouveau venu » que certains résumés paresseux lui accolent encore.
Le 8 avril 2025, l’UFC officialise sa signature. Les débuts, eux, se passent mal une deuxième fois : le 16 août 2025 à l’UFC 319, Lerone Murphy le met KO au premier round d’un coude retourné, l’un des plus beaux finish de l’année. Encore une fois, Pico devait repartir de l’arrière.
Il l’a fait le 11 avril 2026 à Miami, lors de l’UFC 327, en battant Patricio Pitbull aux points sur trois rounds, décision unanime. Une victoire de référence face à une légende du featherweight, qui l’installe au 13e rang de la division. À près de 30 ans, Aaron Pico n’est ni une promesse ni un mystère : c’est un lutteur d’élite devenu frappeur, cabossé mais bien réel dans le top 15 mondial.



Le 24 juin 2017, au Madison Square Garden, Aaron Pico entre en MMA avec l’étiquette du prodige absolu. Vingt-quatre secondes plus tard, il est au sol, étranglé par une guillotine de Zach Freeman. Le débutant le plus attendu du Bellator venait de perdre son tout premier combat pro de la pire des manières. Neuf ans après, son record est de 14-5-0 et il pointe au 13e rang mondial des poids plumes de l’UFC. Entre les deux, une carrière qui n’a jamais rien eu de linéaire.
Né le 23 septembre 1996 à Whittier, en Californie, Pico descend de Pío Pico, ancien gouverneur de la Californie mexicaine. Avant les cages, c’est sur les tapis de lutte qu’il se construit une réputation : champion du monde cadet en 2013 (catégorie 63 kg), médaillé d’argent chez les juniors en 2014, bronze en 2015, puis remplaçant lors des sélections olympiques américaines de 2016. Un CV de lutteur qui explique pourquoi le Bellator lui a fait signer un contrat avant même son premier combat.
Après le fiasco de 2017, la réponse a été brutale. Pico enchaîne quatre victoires d’affilée, toutes par finition au premier round, et se transforme en cogneur redouté du Bellator. Le crochet gauche qui éteint Justin Linn, le KO de Shane Krutchen en 37 secondes : sur cette période, il ne cherche pas la décision, il cherche la lumière. Le lutteur olympique était devenu un frappeur.
La suite corrige le mythe de l’invincibilité. Pico encaisse des défaites face à Henry Corrales et Ádám Borics, doit se reconstruire plusieurs fois, et reste au Bellator jusqu’à la disparition de l’organisation. En tout, dix-sept combats sous cette bannière entre 2017 et 2024. Un vétéran, donc, pas un débutant : très loin du « nouveau venu » que certains résumés paresseux lui accolent encore.
Le 8 avril 2025, l’UFC officialise sa signature. Les débuts, eux, se passent mal une deuxième fois : le 16 août 2025 à l’UFC 319, Lerone Murphy le met KO au premier round d’un coude retourné, l’un des plus beaux finish de l’année. Encore une fois, Pico devait repartir de l’arrière.
Il l’a fait le 11 avril 2026 à Miami, lors de l’UFC 327, en battant Patricio Pitbull aux points sur trois rounds, décision unanime. Une victoire de référence face à une légende du featherweight, qui l’installe au 13e rang de la division. À près de 30 ans, Aaron Pico n’est ni une promesse ni un mystère : c’est un lutteur d’élite devenu frappeur, cabossé mais bien réel dans le top 15 mondial.