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On l’appelle « Fluffy », un surnom tout mignon qui colle mal à ce qu’il inflige dans la cage. Anthony Hernandez est un poids moyens américain (middleweight) qui ne connaît qu’une seule vitesse : avancer, coller son adversaire, l’user, et l’emmener au sol pour le finir. Pendant plus de cinq ans, personne n’a réussi à l’arrêter dans cette division. Puis Sean Strickland est passé par là. Retour sur le parcours d’un grappleur-pression qui a longtemps été le cauchemar des poids moyens de l’UFC.
Hernandez mesure 1,83 m (6’0″) pour 1,90 m d’allonge (75″), en garde orthodox. Sur le papier rien d’exceptionnel dans la catégorie, mais son jeu ne repose pas sur les mensurations : il repose sur le rythme et le grappling. Son record parle de lui-même : sur ses victoires, on compte 9 soumissions pour seulement 3 KO et 3 décisions. Traduction : quand Fluffy vous met au sol, ça se termine rarement bien pour vous. C’est un finisseur, pas un point-fighter.
Le vrai tournant, c’est sa série de victoires enchaînées qui l’a fait grimper jusqu’aux portes du top 5 des middleweights. En février 2025 à Seattle, il retrouve Brendan Allen (qu’il avait déjà battu en 2018 pour le titre LFA) et le domine sur la distance : décision unanime. Ce soir-là, il convertit quatre takedowns et passe devant l’ancien champion Chris Weidman pour le record de takedowns réussis en poids moyens à l’UFC. Détail savoureux : le gars n’aime même pas particulièrement lutter, il le fait parce que ça marche.
Rebelote en juin 2025 à l’UFC Vegas 109, où il affronte Roman Dolidze en main event. Là, il livre un vrai récital : pression constante, il use le Géorgien round après round et finit par le soumettre à l’étranglement arrière (rear-naked choke) au 4e round. Fait notable, il devient le premier à stopper Dolidze en près de 20 combats — quelque chose que même Nassourdine Imavov n’avait pas fait. La série grimpe à huit victoires.
Et puis vient le 21 février 2026, à Houston. Hernandez monte enfin en main event face à un ancien champion, Sean Strickland. Mais cette fois, le plan pression-grappling se heurte à un mur : Strickland le déchiffre debout, le travaille aux poings et le stoppe par TKO au 3e round. Première défaite depuis des années, et fin de la longue série. Un rappel brutal que dans cette catégorie, le boxing lourd et la défense de lutte des tout meilleurs restent le test ultime.
Avec un record de 15-4 et un classement autour du top 7 des poids moyens UFC en 2026, Anthony Hernandez reste une pièce forte de la division. La défaite contre Strickland lui a montré ce qu’il devait ajouter pour viser le sommet, mais son moteur de grappleur-pression continue d’en faire un cauchemar pour quiconque n’a pas un jeu de lutte à toute épreuve. À 32 ans, l’histoire de Fluffy est loin d’être terminée : reste à voir comment il rebondit.










On l’appelle « Fluffy », un surnom tout mignon qui colle mal à ce qu’il inflige dans la cage. Anthony Hernandez est un poids moyens américain (middleweight) qui ne connaît qu’une seule vitesse : avancer, coller son adversaire, l’user, et l’emmener au sol pour le finir. Pendant plus de cinq ans, personne n’a réussi à l’arrêter dans cette division. Puis Sean Strickland est passé par là. Retour sur le parcours d’un grappleur-pression qui a longtemps été le cauchemar des poids moyens de l’UFC.
Hernandez mesure 1,83 m (6’0″) pour 1,90 m d’allonge (75″), en garde orthodox. Sur le papier rien d’exceptionnel dans la catégorie, mais son jeu ne repose pas sur les mensurations : il repose sur le rythme et le grappling. Son record parle de lui-même : sur ses victoires, on compte 9 soumissions pour seulement 3 KO et 3 décisions. Traduction : quand Fluffy vous met au sol, ça se termine rarement bien pour vous. C’est un finisseur, pas un point-fighter.
Le vrai tournant, c’est sa série de victoires enchaînées qui l’a fait grimper jusqu’aux portes du top 5 des middleweights. En février 2025 à Seattle, il retrouve Brendan Allen (qu’il avait déjà battu en 2018 pour le titre LFA) et le domine sur la distance : décision unanime. Ce soir-là, il convertit quatre takedowns et passe devant l’ancien champion Chris Weidman pour le record de takedowns réussis en poids moyens à l’UFC. Détail savoureux : le gars n’aime même pas particulièrement lutter, il le fait parce que ça marche.
Rebelote en juin 2025 à l’UFC Vegas 109, où il affronte Roman Dolidze en main event. Là, il livre un vrai récital : pression constante, il use le Géorgien round après round et finit par le soumettre à l’étranglement arrière (rear-naked choke) au 4e round. Fait notable, il devient le premier à stopper Dolidze en près de 20 combats — quelque chose que même Nassourdine Imavov n’avait pas fait. La série grimpe à huit victoires.
Et puis vient le 21 février 2026, à Houston. Hernandez monte enfin en main event face à un ancien champion, Sean Strickland. Mais cette fois, le plan pression-grappling se heurte à un mur : Strickland le déchiffre debout, le travaille aux poings et le stoppe par TKO au 3e round. Première défaite depuis des années, et fin de la longue série. Un rappel brutal que dans cette catégorie, le boxing lourd et la défense de lutte des tout meilleurs restent le test ultime.
Avec un record de 15-4 et un classement autour du top 7 des poids moyens UFC en 2026, Anthony Hernandez reste une pièce forte de la division. La défaite contre Strickland lui a montré ce qu’il devait ajouter pour viser le sommet, mais son moteur de grappleur-pression continue d’en faire un cauchemar pour quiconque n’a pas un jeu de lutte à toute épreuve. À 32 ans, l’histoire de Fluffy est loin d’être terminée : reste à voir comment il rebondit.