Junior Tafa
Junior Tafa, le petit frère qui cogne aussi fort que l’aîné Dans la famille Tafa, on connaissait déjà Justin, le poids lourd de l’UFC. Junior, le cadet, a débarqué avec
À 5’9″ (175 cm) pour 120 kg, Chris Barnett n’est statistiquement pas fait pour être poids lourd à l’UFC — où la moyenne avoisine 1,93 m. Né le 14 juin 1986 à Saragosse, Espagne, où son père était capitaine de l’US Air Force, il grandit en Géorgie avec un bagage martial hors norme : ses deux parents sont ceintures noires de taekwondo, et lui-même commence à frapper des planches à cinq ans. À 30 ans, il sera ceinture noire 3e dan. Ce n’est pas du folklore : ça s’entend chaque fois qu’un de ses coups tourne dans les airs.
Après un passage à l’université de Campbellsville — où il lutte avec bourse et découvre le judo — il se professionnalise en MMA en 2009. Douze ans de circuit régional s’ensuivent, un entraînement aux côtés de noms comme Stipe Miocic, Alistair Overeem ou Jon Jones, et un record en construction : 23 victoires, dont 18 par KO ou TKO.
Le 22 mai 2021, à l’UFC Apex de Las Vegas, Barnett fait ses débuts dans la cage la plus surveillée du monde face à Ben Rothwell. La soirée tourne court : étranglement en guillotine au 2e round, défaite par soumission. Pas le meilleur baptême. Mais six mois plus tard, le 6 novembre 2021 à l’UFC 268, il retourne la table en beauté contre Gian Villante. Un coup de pied en roue inversée en plein deuxième round, suivi d’une pluie de coups au sol — et le bonus « Performance of the Night » atterrit dans sa poche. Un heavyweight qui envoie une spinning wheel kick, ça ne s’oublie pas.
En avril 2022, il revient face à Martin Buday lors d’un UFC Fight Night, et perd par décision technique dans des circonstances qui dépassent largement le sport. Trente heures avant le premier coup de sifflet, sa femme — hospitalisée depuis février pour une encéphalite sévère — est dans un état critique. Barnett monte quand même dans la cage. Elle décède en mai 2022, laissant derrière elle deux enfants. Il est seul pour les élever.
Plus de deux ans sans combat : des blessures, des ouragans qui bloquent ses déplacements depuis la Géorgie, et surtout le deuil à traverser avec ses enfants. Il le dit sans détour au moment de son retour : « Il fallait que je prenne le temps d’aller vraiment bien. » À l’UFC 279, en septembre 2022, il avait encore signé un TKO propre contre Jake Collier (2e round, ground & pound). Mais après ça, le silence.
Il revient à l’UFC 308, à Abu Dhabi le 26 octobre 2024, contre Kennedy Nzechukwu — défaite par TKO au premier round (4:27). Puis à l’UFC 321 en octobre 2025 face à Hamdy Abdelwahab, défaite aux points. Libéré par l’UFC peu après, il signe avec Karate Combat en novembre 2025 et fait ses débuts en décembre avec un TKO en 61 secondes contre Johnathan « Big Baby » Miller.
Son allonge — 191 cm pour 175 cm de haut — est une anomalie physique qui l’aide à déborder des adversaires plus grands. Sa précision de frappe tourne autour de 48 %, et ses 18 finitions par KO/TKO en 23 victoires résument l’essentiel : Barnett ne fait pas de points. Quand il touche, ça s’arrête. Son taekwondo de haut niveau nourrit une palette de coups de pied atypiques pour un lourd, dont cette spinning wheel kick devenue sa signature médiatique depuis la nuit de l’UFC 268.










À 5’9″ (175 cm) pour 120 kg, Chris Barnett n’est statistiquement pas fait pour être poids lourd à l’UFC — où la moyenne avoisine 1,93 m. Né le 14 juin 1986 à Saragosse, Espagne, où son père était capitaine de l’US Air Force, il grandit en Géorgie avec un bagage martial hors norme : ses deux parents sont ceintures noires de taekwondo, et lui-même commence à frapper des planches à cinq ans. À 30 ans, il sera ceinture noire 3e dan. Ce n’est pas du folklore : ça s’entend chaque fois qu’un de ses coups tourne dans les airs.
Après un passage à l’université de Campbellsville — où il lutte avec bourse et découvre le judo — il se professionnalise en MMA en 2009. Douze ans de circuit régional s’ensuivent, un entraînement aux côtés de noms comme Stipe Miocic, Alistair Overeem ou Jon Jones, et un record en construction : 23 victoires, dont 18 par KO ou TKO.
Le 22 mai 2021, à l’UFC Apex de Las Vegas, Barnett fait ses débuts dans la cage la plus surveillée du monde face à Ben Rothwell. La soirée tourne court : étranglement en guillotine au 2e round, défaite par soumission. Pas le meilleur baptême. Mais six mois plus tard, le 6 novembre 2021 à l’UFC 268, il retourne la table en beauté contre Gian Villante. Un coup de pied en roue inversée en plein deuxième round, suivi d’une pluie de coups au sol — et le bonus « Performance of the Night » atterrit dans sa poche. Un heavyweight qui envoie une spinning wheel kick, ça ne s’oublie pas.
En avril 2022, il revient face à Martin Buday lors d’un UFC Fight Night, et perd par décision technique dans des circonstances qui dépassent largement le sport. Trente heures avant le premier coup de sifflet, sa femme — hospitalisée depuis février pour une encéphalite sévère — est dans un état critique. Barnett monte quand même dans la cage. Elle décède en mai 2022, laissant derrière elle deux enfants. Il est seul pour les élever.
Plus de deux ans sans combat : des blessures, des ouragans qui bloquent ses déplacements depuis la Géorgie, et surtout le deuil à traverser avec ses enfants. Il le dit sans détour au moment de son retour : « Il fallait que je prenne le temps d’aller vraiment bien. » À l’UFC 279, en septembre 2022, il avait encore signé un TKO propre contre Jake Collier (2e round, ground & pound). Mais après ça, le silence.
Il revient à l’UFC 308, à Abu Dhabi le 26 octobre 2024, contre Kennedy Nzechukwu — défaite par TKO au premier round (4:27). Puis à l’UFC 321 en octobre 2025 face à Hamdy Abdelwahab, défaite aux points. Libéré par l’UFC peu après, il signe avec Karate Combat en novembre 2025 et fait ses débuts en décembre avec un TKO en 61 secondes contre Johnathan « Big Baby » Miller.
Son allonge — 191 cm pour 175 cm de haut — est une anomalie physique qui l’aide à déborder des adversaires plus grands. Sa précision de frappe tourne autour de 48 %, et ses 18 finitions par KO/TKO en 23 victoires résument l’essentiel : Barnett ne fait pas de points. Quand il touche, ça s’arrête. Son taekwondo de haut niveau nourrit une palette de coups de pied atypiques pour un lourd, dont cette spinning wheel kick devenue sa signature médiatique depuis la nuit de l’UFC 268.