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Dix-huit ans sur le roster de l’UFC. Voilà le genre de chiffre qui ne se répète pas deux fois. Clay « The Carpenter » Guida, sa tignasse au vent et son cardio de diesel increvable, aura passé quasiment deux décennies à courir après ses adversaires dans la cage, à les plaquer, à les épuiser, jusqu’à ce que l’organisation le libère le 15 janvier 2025. Et même là, le bonhomme a refusé de dire le mot « retraite ».
Guida, c’est l’archétype du wrestler américain reconverti en MMA : posture orthodox, 1,70 m pour 1,78 m d’allonge, catégorie des poids légers. Rien de spectaculaire sur le papier, sauf que son arme, c’est le rythme. Là où les autres gèrent leur souffle, lui accélère. Sur ses 38 victoires en carrière (pour 25 défaites au dernier pointage), la grosse majorité vient de sa capacité à imposer un tempo infernal, à enchaîner les takedowns et à ne jamais lâcher la pression. Un style pas toujours flatteur pour les juges, mais redoutablement efficace pour vider les jambes d’en face.
Si on ne devait retenir qu’une soirée, ce serait le 20 juin 2009. Ce soir-là, en tête d’affiche de la finale de The Ultimate Fighter 9, Guida croise Diego Sanchez. Trois rounds de guerre totale, un choc de têtes dès les premières secondes qui ouvre le combat en fanfare, et un rythme que personne ne comprend comment ils tiennent. Sanchez repart avec la décision partagée, mais les deux hommes repartent surtout avec le titre de Combat de l’année 2009. Dix ans plus tard, en 2019, ce duel est intronisé au Hall of Fame de l’UFC dans la catégorie « Fight Wing ». Guida a perdu ce combat et il est quand même au Panthéon grâce à lui. Ça résume assez bien le personnage.
Regardez la liste des noms qu’il a affrontés et vous avez presque l’histoire de la division légère : Nate Diaz, Benson Henderson, Gray Maynard, Chad Mendes, Charles Oliveira, BJ Penn. Guida n’a jamais porté la ceinture, mais il a servi de test grandeur nature à toute une génération de futurs champions et contenders. Son dernier succès remonte à décembre 2022, une décision partagée arrachée face à Scott Holtzman à Orlando.
La fin de parcours UFC a été rude : trois défaites consécutives, contre Rafa Garcia, Joaquim Silva, puis Chase Hooper à l’UFC 310 le 7 décembre 2024, ce dernier le soumettant par clé de bras au premier round. Bilan à l’UFC : 18 victoires, 19 défaites, un ratio qui dit surtout combien de fois il est monté dans la cage. Libéré à 43 ans, Guida a tenu à préciser que ce n’était pas un adieu au sport, plutôt « le passage de témoin à la nouvelle génération ». Fidèle à ses racines, il a d’ailleurs rechaussé les bottines de lutteur en rejoignant la ligue Real American Freestyle, preuve que le moteur, lui, tourne toujours.










Dix-huit ans sur le roster de l’UFC. Voilà le genre de chiffre qui ne se répète pas deux fois. Clay « The Carpenter » Guida, sa tignasse au vent et son cardio de diesel increvable, aura passé quasiment deux décennies à courir après ses adversaires dans la cage, à les plaquer, à les épuiser, jusqu’à ce que l’organisation le libère le 15 janvier 2025. Et même là, le bonhomme a refusé de dire le mot « retraite ».
Guida, c’est l’archétype du wrestler américain reconverti en MMA : posture orthodox, 1,70 m pour 1,78 m d’allonge, catégorie des poids légers. Rien de spectaculaire sur le papier, sauf que son arme, c’est le rythme. Là où les autres gèrent leur souffle, lui accélère. Sur ses 38 victoires en carrière (pour 25 défaites au dernier pointage), la grosse majorité vient de sa capacité à imposer un tempo infernal, à enchaîner les takedowns et à ne jamais lâcher la pression. Un style pas toujours flatteur pour les juges, mais redoutablement efficace pour vider les jambes d’en face.
Si on ne devait retenir qu’une soirée, ce serait le 20 juin 2009. Ce soir-là, en tête d’affiche de la finale de The Ultimate Fighter 9, Guida croise Diego Sanchez. Trois rounds de guerre totale, un choc de têtes dès les premières secondes qui ouvre le combat en fanfare, et un rythme que personne ne comprend comment ils tiennent. Sanchez repart avec la décision partagée, mais les deux hommes repartent surtout avec le titre de Combat de l’année 2009. Dix ans plus tard, en 2019, ce duel est intronisé au Hall of Fame de l’UFC dans la catégorie « Fight Wing ». Guida a perdu ce combat et il est quand même au Panthéon grâce à lui. Ça résume assez bien le personnage.
Regardez la liste des noms qu’il a affrontés et vous avez presque l’histoire de la division légère : Nate Diaz, Benson Henderson, Gray Maynard, Chad Mendes, Charles Oliveira, BJ Penn. Guida n’a jamais porté la ceinture, mais il a servi de test grandeur nature à toute une génération de futurs champions et contenders. Son dernier succès remonte à décembre 2022, une décision partagée arrachée face à Scott Holtzman à Orlando.
La fin de parcours UFC a été rude : trois défaites consécutives, contre Rafa Garcia, Joaquim Silva, puis Chase Hooper à l’UFC 310 le 7 décembre 2024, ce dernier le soumettant par clé de bras au premier round. Bilan à l’UFC : 18 victoires, 19 défaites, un ratio qui dit surtout combien de fois il est monté dans la cage. Libéré à 43 ans, Guida a tenu à préciser que ce n’était pas un adieu au sport, plutôt « le passage de témoin à la nouvelle génération ». Fidèle à ses racines, il a d’ailleurs rechaussé les bottines de lutteur en rejoignant la ligue Real American Freestyle, preuve que le moteur, lui, tourne toujours.