Newsletter
Techniques, actus, nouveautés équipement et bons plans. Une fois par semaine, zéro spam. Juste ce qui aide à progresser.
Il y a des combattants qu’on ne voit jamais se faire marcher dessus sans rendre les coups. Cody Stamann, surnommé « The Spartan » en clin d’oeil à sa ville natale de Sparta dans le Michigan, est de cette race-là. Lutteur avant tout, formé à Grand Valley State University en Division II NCAA, il a passé sept ans à l’UFC à croiser le fer avec le gratin des 61 kg. Son record de carrière : 22 victoires, 8 défaites et 1 nul, dont 7 finitions par KO et 2 par soumission.
Stamann n’est pas venu au MMA par la petite porte. La lutte, c’est sa base, sa colonne vertébrale. Il chausse les gants de boxe à 16 ans et bascule ensuite vers le MMA, en s’installant à partir de 2019 à la Xtreme Couture de Las Vegas, l’une des salles qui forme le plus de bantamweights de haut niveau. Ce socle de lutteur explique son style : pression constante, cardio de diesel, capacité à imposer le corps à corps et à user l’adversaire round après round.
Son entrée dans la cour des grands se joue en 2017-2018. Le 7 octobre 2017 à l’UFC 216, il vient chercher une décision partagée face à Tom Duquesnoy, alors présenté comme un futur crack. Rebelote le 3 mars 2018 à l’UFC 222 : il bat Bryan Caraway par décision partagée, un résultat classé parmi les plus belles surprises de l’année chez les coq.
Le 7 décembre 2019, il livre l’un de ses combats les plus disputés : un match nul sur trois rounds contre Song Yadong, un des jeunes les plus prometteurs de la division. Et puis il y a le 6 juin 2020, à l’UFC 250 : Stamann monte dans la cage neuf jours seulement après le décès de son frère Jacob, et arrache une décision unanime contre Brian Kelleher. Une soirée chargée d’émotion qui en dit long sur son mental.
La division des coq, c’est un panier de crabes. Stamann a goûté aux meilleurs : soumission encaissée face à Aljamain Sterling (2018), défaite aux points contre Merab Dvalishvili (mai 2021), futur champion, puis soumission éclair en 47 secondes face à Said Nurmagomedov en janvier 2022. Il se refait la cerise le 18 juin 2022 avec un TKO expéditif sur Eddie Wineland en moins d’une minute, récompensé d’un bonus de la Performance de la soirée, puis enchaîne par une décision face à Luan Lacerda en janvier 2023.
Mais la fin de parcours UFC a été rude. Trois défaites de suite : Douglas Silva de Andrade (mai 2023), Taylor Lapilus (juin 2024), puis Da’Mon Blackshear par étranglement arrière au premier round le 9 novembre 2024. Le 27 février 2025, l’UFC a officialisé son retrait de son roster. À l’heure où on écrit ces lignes, aucun combat n’est programmé pour lui.










Il y a des combattants qu’on ne voit jamais se faire marcher dessus sans rendre les coups. Cody Stamann, surnommé « The Spartan » en clin d’oeil à sa ville natale de Sparta dans le Michigan, est de cette race-là. Lutteur avant tout, formé à Grand Valley State University en Division II NCAA, il a passé sept ans à l’UFC à croiser le fer avec le gratin des 61 kg. Son record de carrière : 22 victoires, 8 défaites et 1 nul, dont 7 finitions par KO et 2 par soumission.
Stamann n’est pas venu au MMA par la petite porte. La lutte, c’est sa base, sa colonne vertébrale. Il chausse les gants de boxe à 16 ans et bascule ensuite vers le MMA, en s’installant à partir de 2019 à la Xtreme Couture de Las Vegas, l’une des salles qui forme le plus de bantamweights de haut niveau. Ce socle de lutteur explique son style : pression constante, cardio de diesel, capacité à imposer le corps à corps et à user l’adversaire round après round.
Son entrée dans la cour des grands se joue en 2017-2018. Le 7 octobre 2017 à l’UFC 216, il vient chercher une décision partagée face à Tom Duquesnoy, alors présenté comme un futur crack. Rebelote le 3 mars 2018 à l’UFC 222 : il bat Bryan Caraway par décision partagée, un résultat classé parmi les plus belles surprises de l’année chez les coq.
Le 7 décembre 2019, il livre l’un de ses combats les plus disputés : un match nul sur trois rounds contre Song Yadong, un des jeunes les plus prometteurs de la division. Et puis il y a le 6 juin 2020, à l’UFC 250 : Stamann monte dans la cage neuf jours seulement après le décès de son frère Jacob, et arrache une décision unanime contre Brian Kelleher. Une soirée chargée d’émotion qui en dit long sur son mental.
La division des coq, c’est un panier de crabes. Stamann a goûté aux meilleurs : soumission encaissée face à Aljamain Sterling (2018), défaite aux points contre Merab Dvalishvili (mai 2021), futur champion, puis soumission éclair en 47 secondes face à Said Nurmagomedov en janvier 2022. Il se refait la cerise le 18 juin 2022 avec un TKO expéditif sur Eddie Wineland en moins d’une minute, récompensé d’un bonus de la Performance de la soirée, puis enchaîne par une décision face à Luan Lacerda en janvier 2023.
Mais la fin de parcours UFC a été rude. Trois défaites de suite : Douglas Silva de Andrade (mai 2023), Taylor Lapilus (juin 2024), puis Da’Mon Blackshear par étranglement arrière au premier round le 9 novembre 2024. Le 27 février 2025, l’UFC a officialisé son retrait de son roster. À l’heure où on écrit ces lignes, aucun combat n’est programmé pour lui.