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Avant même de poser un pied dans l’octogone, Felice Herrig avait déjà construit une carrière complète. Native de Buffalo Grove (Illinois), elle commence le kickboxing en 2003, juste après le lycée, et s’y impose au point d’afficher un palmarès de 23 victoires et 5 défaites en combat pieds-poings. Double championne IKF Amérique du Nord, double titrée WAKO, titrée IKF US Bantamweight Muay Thai en 2009 : quand elle passe enfin au MMA cette même année, elle arrive avec des bases debout sérieuses et une réputation à défendre.
En décembre 2013, l’UFC la recrute pour la saison 20 de The Ultimate Fighter, celle qui allait couronner la toute première championne des poids paille féminins. Dans le camp Pettis, Herrig s’impose face à Heather Jo Clark au tour préliminaire avant de tomber face à Randa Markos en quart de finale. Insuffisant pour gagner le show, mais suffisant pour décrocher un contrat UFC. Elle fait ses débuts officiels à la promotion le 12 décembre 2014.
Son passage à l’UFC oscille entre des victoires convaincantes et des déconvenues aux points. En avril 2015, elle s’incline face à Paige VanZant par décision unanime. Deux ans plus tard, elle signe ce qui restera son meilleur coup de carrière : le 4 février 2017 à l’UFC Fight Night 104, elle bat Alexa Grasso — alors invaincie — par décision, un résultat qui vaudra à ce combat le titre d’Upset of the Year sur UFC.com. Quelques mois après, en décembre 2017 à l’UFC 218, elle s’impose sur Cortney Casey par décision. Puis la machine grippe : défaite en split decision contre Karolina Kowalkiewicz en avril 2018, décision unanime perdue face à Michelle Waterson en octobre 2018.
Elle revient en août 2020 et signe l’une de ses performances les plus propres : une soumission par armbar sur Virna Jandiroba, qui lui vaut un bonus Performance of the Night de 50 000 dollars. Mais sa ceinture violette de jiu-jitsu brésilien ne suffit pas à renverser la tendance sur la durée.
Le 4 juin 2022, à l’UFC Fight Night 207, Kowalkiewicz la soumet au deuxième round. Herrig laisse ses gants dans la cage — geste symbolique sans équivoque. Dans l’interview d’après-combat, elle déclare simplement : « Il est temps de fermer ce chapitre de ma vie. » Bilan UFC final : 5 victoires, 5 défaites. Bilan MMA global : 14-10. Elle évoquera plus tard deux opérations aux ligaments croisés, des troubles anxieux et des troubles alimentaires qui ont pesé sur sa carrière, sans jamais en faire des excuses. En juillet 2023, elle dispute un combat de boxe professionnelle — et le gagne par KO technique.
Felice Herrig, c’est vingt ans de combat professionnel toutes disciplines confondues, une carrière kickboxing accomplie bien avant l’ère UFC, et un passage dans l’octogone marqué par l’upset de l’année 2017. Pas une légende des poids paille, mais une vraie combattante forgée dans la douleur — et honnête là-dessus.


Avant même de poser un pied dans l’octogone, Felice Herrig avait déjà construit une carrière complète. Native de Buffalo Grove (Illinois), elle commence le kickboxing en 2003, juste après le lycée, et s’y impose au point d’afficher un palmarès de 23 victoires et 5 défaites en combat pieds-poings. Double championne IKF Amérique du Nord, double titrée WAKO, titrée IKF US Bantamweight Muay Thai en 2009 : quand elle passe enfin au MMA cette même année, elle arrive avec des bases debout sérieuses et une réputation à défendre.
En décembre 2013, l’UFC la recrute pour la saison 20 de The Ultimate Fighter, celle qui allait couronner la toute première championne des poids paille féminins. Dans le camp Pettis, Herrig s’impose face à Heather Jo Clark au tour préliminaire avant de tomber face à Randa Markos en quart de finale. Insuffisant pour gagner le show, mais suffisant pour décrocher un contrat UFC. Elle fait ses débuts officiels à la promotion le 12 décembre 2014.
Son passage à l’UFC oscille entre des victoires convaincantes et des déconvenues aux points. En avril 2015, elle s’incline face à Paige VanZant par décision unanime. Deux ans plus tard, elle signe ce qui restera son meilleur coup de carrière : le 4 février 2017 à l’UFC Fight Night 104, elle bat Alexa Grasso — alors invaincie — par décision, un résultat qui vaudra à ce combat le titre d’Upset of the Year sur UFC.com. Quelques mois après, en décembre 2017 à l’UFC 218, elle s’impose sur Cortney Casey par décision. Puis la machine grippe : défaite en split decision contre Karolina Kowalkiewicz en avril 2018, décision unanime perdue face à Michelle Waterson en octobre 2018.
Elle revient en août 2020 et signe l’une de ses performances les plus propres : une soumission par armbar sur Virna Jandiroba, qui lui vaut un bonus Performance of the Night de 50 000 dollars. Mais sa ceinture violette de jiu-jitsu brésilien ne suffit pas à renverser la tendance sur la durée.
Le 4 juin 2022, à l’UFC Fight Night 207, Kowalkiewicz la soumet au deuxième round. Herrig laisse ses gants dans la cage — geste symbolique sans équivoque. Dans l’interview d’après-combat, elle déclare simplement : « Il est temps de fermer ce chapitre de ma vie. » Bilan UFC final : 5 victoires, 5 défaites. Bilan MMA global : 14-10. Elle évoquera plus tard deux opérations aux ligaments croisés, des troubles anxieux et des troubles alimentaires qui ont pesé sur sa carrière, sans jamais en faire des excuses. En juillet 2023, elle dispute un combat de boxe professionnelle — et le gagne par KO technique.
Felice Herrig, c’est vingt ans de combat professionnel toutes disciplines confondues, une carrière kickboxing accomplie bien avant l’ère UFC, et un passage dans l’octogone marqué par l’upset de l’année 2017. Pas une légende des poids paille, mais une vraie combattante forgée dans la douleur — et honnête là-dessus.