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Avant de faire trembler la division des welterweights de l’UFC, Geoff Neal servait des steaks au Texas Roadhouse d’Austin. Pendant une dizaine d’années, il a cumulé les shifts en salle et les entraînements à Fortis MMA, sous la houlette de Sayif Saud. C’est ce parcours-là qui rend son surnom, « Handz of Steel », aussi crédible : Neal (16-8, dont 10 KO) n’a pas la finition la plus fine du plateau, mais quand une main gauche part de sa posture southpaw, ça fait rarement de la figuration.
Né le 28 août 1990 à Austin, Geoff Neal s’est fait un nom à l’UFC sur la base d’un profil très clair : gaucher, patient, capable de mettre fin à un combat sur un seul échange. Sa victoire par TKO au premier round contre Mike Perry en décembre 2019 l’a installé dans la conversation du top 15, et son KO sur Vicente Luque en août 2022 a confirmé qu’il pouvait battre du beau monde à la puissance.
Mais la carrière de Neal, ce n’est pas une ligne droite. En 2020, il a frôlé le pire : choc septique, défaillance d’organes, passage en soins intensifs. Un épisode qui a mis sa carrière entre parenthèses avant même qu’il ait pu confirmer. Il a aussi révélé avoir combattu une addiction pendant plusieurs années. Le mec est revenu de loin, au sens propre.
En janvier 2023, Neal offre le combat de la soirée à Shavkat Rakhmonov, un futur prétendant au titre, dans une bataille qu’il perd mais qui lui vaut le bonus Fight of the Night. En février 2024, il s’incline de justesse face à Ian Machado Garry sur décision partagée — un combat serré. Puis, en octobre 2024, il rappelle à tout le monde de quoi il est capable : TKO sur Rafael dos Anjos, un vétéran qui n’avait plus été arrêté aux coups depuis longtemps.
Et là, le vent tourne. En août 2025, à l’UFC 319 de Chicago, Carlos Prates le sèche sur un coup de coude retourné à la toute fin du premier round (4:59). Six mois plus tard, le 21 février 2026 à l’UFC Houston, Uroš Medić enfonce le clou avec un KO en 1:19 au premier round. Deux mises hors combat consécutives, une première dans la carrière de Neal, qui glisse à 16-8.
À 35 ans, Geoff Neal se retrouve à un moment charnière. Toujours classé dans le top 15 des welterweights, il reste un puncheur que personne ne prend à la légère, mais ces deux KO d’affilée l’obligent à répondre. Il n’a annoncé aucune retraite : à l’heure où on écrit ces lignes, un retour est évoqué pour l’été 2026 contre un autre Texan, Chidi Njokuani. De quoi rebondir — ou confirmer que la traversée est plus rude qu’avant. Chez Grizzliz, on garde un œil dessus : les gauchers qui frappent aussi fort valent toujours le coup d’œil.










Avant de faire trembler la division des welterweights de l’UFC, Geoff Neal servait des steaks au Texas Roadhouse d’Austin. Pendant une dizaine d’années, il a cumulé les shifts en salle et les entraînements à Fortis MMA, sous la houlette de Sayif Saud. C’est ce parcours-là qui rend son surnom, « Handz of Steel », aussi crédible : Neal (16-8, dont 10 KO) n’a pas la finition la plus fine du plateau, mais quand une main gauche part de sa posture southpaw, ça fait rarement de la figuration.
Né le 28 août 1990 à Austin, Geoff Neal s’est fait un nom à l’UFC sur la base d’un profil très clair : gaucher, patient, capable de mettre fin à un combat sur un seul échange. Sa victoire par TKO au premier round contre Mike Perry en décembre 2019 l’a installé dans la conversation du top 15, et son KO sur Vicente Luque en août 2022 a confirmé qu’il pouvait battre du beau monde à la puissance.
Mais la carrière de Neal, ce n’est pas une ligne droite. En 2020, il a frôlé le pire : choc septique, défaillance d’organes, passage en soins intensifs. Un épisode qui a mis sa carrière entre parenthèses avant même qu’il ait pu confirmer. Il a aussi révélé avoir combattu une addiction pendant plusieurs années. Le mec est revenu de loin, au sens propre.
En janvier 2023, Neal offre le combat de la soirée à Shavkat Rakhmonov, un futur prétendant au titre, dans une bataille qu’il perd mais qui lui vaut le bonus Fight of the Night. En février 2024, il s’incline de justesse face à Ian Machado Garry sur décision partagée — un combat serré. Puis, en octobre 2024, il rappelle à tout le monde de quoi il est capable : TKO sur Rafael dos Anjos, un vétéran qui n’avait plus été arrêté aux coups depuis longtemps.
Et là, le vent tourne. En août 2025, à l’UFC 319 de Chicago, Carlos Prates le sèche sur un coup de coude retourné à la toute fin du premier round (4:59). Six mois plus tard, le 21 février 2026 à l’UFC Houston, Uroš Medić enfonce le clou avec un KO en 1:19 au premier round. Deux mises hors combat consécutives, une première dans la carrière de Neal, qui glisse à 16-8.
À 35 ans, Geoff Neal se retrouve à un moment charnière. Toujours classé dans le top 15 des welterweights, il reste un puncheur que personne ne prend à la légère, mais ces deux KO d’affilée l’obligent à répondre. Il n’a annoncé aucune retraite : à l’heure où on écrit ces lignes, un retour est évoqué pour l’été 2026 contre un autre Texan, Chidi Njokuani. De quoi rebondir — ou confirmer que la traversée est plus rude qu’avant. Chez Grizzliz, on garde un œil dessus : les gauchers qui frappent aussi fort valent toujours le coup d’œil.