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Un gamin de Los Angeles, fils d’immigrés mexicains, qui décroche l’or olympique de lutte à 21 ans en 2008 puis se reconvertit dans le MMA : sur le papier, Henry Cejudo avait déjà tout accompli avant même son premier combat en cage. Il a pourtant fait mieux, en devenant l’un des rares combattants de l’histoire à détenir deux ceintures UFC dans deux catégories différentes. Surnommé « Triple C » (pour Champ-Champ-Champion, en clin d’œil à son titre olympique et ses deux titres UFC), le lutteur d’1,63 m a bâti une carrière que peu de monde peut revendiquer.
Avant le MMA, Cejudo était déjà une légende de la lutte : médaille d’or en style libre (catégorie 55 kg) aux Jeux de Pékin en 2008, le plus jeune Américain sacré champion olympique de lutte. Il bascule ensuite vers les arts martiaux mixtes et grimpe les échelons chez les poids mouches (flyweight) de l’UFC. Sa base de lutte est son arme, mais il travaille sans relâche son striking pour ne pas être un simple « wrestler ».
Le tournant arrive en août 2018 : Cejudo bat Demetrious Johnson, considéré comme le meilleur poids mouche de tous les temps, sur décision partagée, et lui prend sa ceinture. Quelques mois plus tard, en janvier 2019, il défend son titre face à T.J. Dillashaw et l’expédie par KO en… 32 secondes. Puis en juin 2019, il monte chez les poids coq (bantamweight) et bat Marlon Moraes pour rafler une seconde ceinture. Deux catégories, deux titres, plus l’or olympique : le fameux « Triple C » n’était pas qu’un slogan.
Son palmarès final s’établit à 16 victoires pour 6 défaites, dont 8 succès avant la limite (KO/TKO). Un profil de finisseur autant que de technicien, porté par une lutte d’élite et un cardio de fer.
Cejudo range les gants une première fois en 2020, au sommet de son art. Mais l’appel de la cage est trop fort : il revient en 2023, sans retrouver son niveau de champion. Le retour se solde par une série de défaites face à la nouvelle génération des poids coq. En février 2025, il s’incline contre Song Yadong (décision technique au 4e round, après un coup d’œil accidentel qui écourte le combat). Puis, le 6 décembre 2025 à l’UFC 323 de Las Vegas, il livre son dernier combat MMA face à Payton Talbott : un affrontement spectaculaire, mais une défaite aux points (30-27 sur les trois cartons). Le jeune Talbott parvient même à mettre au sol le champion olympique de lutte, symbole d’un cycle qui se referme.
Ce combat contre Talbott marque la seconde et définitive retraite de Cejudo du MMA, à 38 ans. Mais l’animal de compétition ne s’est pas éteint pour autant : en 2026, il rejoint le circuit de lutte professionnelle Real American Freestyle, où il retrouve ses premières amours sur les tapis. Une reconversion logique pour un homme qui aura passé toute sa vie à gagner des médailles et des ceintures, du gymnase de son enfance jusqu’à l’octogone. Henry Cejudo laisse derrière lui un CV que personne, ou presque, ne pourra copier : champion olympique et double champion UFC.






Un gamin de Los Angeles, fils d’immigrés mexicains, qui décroche l’or olympique de lutte à 21 ans en 2008 puis se reconvertit dans le MMA : sur le papier, Henry Cejudo avait déjà tout accompli avant même son premier combat en cage. Il a pourtant fait mieux, en devenant l’un des rares combattants de l’histoire à détenir deux ceintures UFC dans deux catégories différentes. Surnommé « Triple C » (pour Champ-Champ-Champion, en clin d’œil à son titre olympique et ses deux titres UFC), le lutteur d’1,63 m a bâti une carrière que peu de monde peut revendiquer.
Avant le MMA, Cejudo était déjà une légende de la lutte : médaille d’or en style libre (catégorie 55 kg) aux Jeux de Pékin en 2008, le plus jeune Américain sacré champion olympique de lutte. Il bascule ensuite vers les arts martiaux mixtes et grimpe les échelons chez les poids mouches (flyweight) de l’UFC. Sa base de lutte est son arme, mais il travaille sans relâche son striking pour ne pas être un simple « wrestler ».
Le tournant arrive en août 2018 : Cejudo bat Demetrious Johnson, considéré comme le meilleur poids mouche de tous les temps, sur décision partagée, et lui prend sa ceinture. Quelques mois plus tard, en janvier 2019, il défend son titre face à T.J. Dillashaw et l’expédie par KO en… 32 secondes. Puis en juin 2019, il monte chez les poids coq (bantamweight) et bat Marlon Moraes pour rafler une seconde ceinture. Deux catégories, deux titres, plus l’or olympique : le fameux « Triple C » n’était pas qu’un slogan.
Son palmarès final s’établit à 16 victoires pour 6 défaites, dont 8 succès avant la limite (KO/TKO). Un profil de finisseur autant que de technicien, porté par une lutte d’élite et un cardio de fer.
Cejudo range les gants une première fois en 2020, au sommet de son art. Mais l’appel de la cage est trop fort : il revient en 2023, sans retrouver son niveau de champion. Le retour se solde par une série de défaites face à la nouvelle génération des poids coq. En février 2025, il s’incline contre Song Yadong (décision technique au 4e round, après un coup d’œil accidentel qui écourte le combat). Puis, le 6 décembre 2025 à l’UFC 323 de Las Vegas, il livre son dernier combat MMA face à Payton Talbott : un affrontement spectaculaire, mais une défaite aux points (30-27 sur les trois cartons). Le jeune Talbott parvient même à mettre au sol le champion olympique de lutte, symbole d’un cycle qui se referme.
Ce combat contre Talbott marque la seconde et définitive retraite de Cejudo du MMA, à 38 ans. Mais l’animal de compétition ne s’est pas éteint pour autant : en 2026, il rejoint le circuit de lutte professionnelle Real American Freestyle, où il retrouve ses premières amours sur les tapis. Une reconversion logique pour un homme qui aura passé toute sa vie à gagner des médailles et des ceintures, du gymnase de son enfance jusqu’à l’octogone. Henry Cejudo laisse derrière lui un CV que personne, ou presque, ne pourra copier : champion olympique et double champion UFC.