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Né le 28 juillet 1983 à Malmö, en Suède, d’une famille albanaise venue du Kosovo, Ilir Latifi a grandi dans le quartier de Rosengård — le même que son ami d’enfance Zlatan Ibrahimović. Avant les cages, il a fait de la lutte à haut niveau : double champion de Suède, médaillé d’or en gréco-romaine junior aux championnats nordiques 2001 (-97 kg), puis or aux championnats d’Europe ADCC 2003 en grappling (-99 kg). Ce socle de lutteur-grappler explique tout le reste de sa carrière.
Latifi passe pro en MMA et s’installe à l’Allstars Training Center de Stockholm, l’écurie de référence du MMA suédois. Il décroche la ceinture des mi-lourds du Superior Challenge en 2012 avant de rejoindre l’UFC. Ses débuts, le 6 avril 2013 à Stockholm, sont brutaux : il remplace Alexander Gustafsson au pied levé, quelques jours avant le combat, face à Gegard Mousasi, et s’incline aux points malgré une préparation quasi nulle.
Une fois lancé, il enchaîne. En 2014, il soumet Cyrille Diabaté puis expédie Chris Dempsey au premier round. Mais ce sont ses KO éclair qui marquent les esprits : le 17 janvier 2016, il étale Sean O’Connell en 28 secondes, et l’été précédent il avait déjà envoyé Hans Stringer au tapis en 56 secondes. Sa main droite lui vaut son surnom, « The Sledgehammer » — la masse. La même année 2016, il bat aussi Gian Villante aux points.
Le sommet de sa période mi-lourds arrive le 24 février 2018 : Latifi soumet Ovince Saint Preux par une guillotine au premier round et empoche le bonus de la Performance de la soirée. En 2017, il avait dominé Tyson Pedro aux points. Le reste de son passage chez les 93 kg est plus contrasté, avec des défaites face à Jan Błachowicz (2014), Ryan Bader (KO, 2016), Corey Anderson (2018) et Volkan Oezdemir (KO, 2019).
Fin 2019, Latifi prend la décision de monter chez les lourds. Le passage se fait dans la douleur : pour ses débuts en poids lourds le 8 février 2020, il perd aux points face à Derrick Lewis à l’UFC 247. Il se refait ensuite avec deux décisions serrées, contre Tanner Boser en 2021 puis contre le vétéran Aleksei Oleinik en octobre 2022. Son dernier combat à l’UFC, le 20 mai 2023, est une défaite par décision partagée face à Rodrigo Nascimento ; il est libéré dans la foulée. Fin 2024, il signe avec la nouvelle ligue Global Fight League, sans y avoir combattu à ce jour.
Bilan pro : 16 victoires, 9 défaites et un no contest, dont 6 KO/TKO et 4 soumissions. Un profil de lutteur-boxeur old school, à la droite lourde et à la lutte imprenable — l’un des noms qui ont porté l’âge d’or du MMA suédois.




Né le 28 juillet 1983 à Malmö, en Suède, d’une famille albanaise venue du Kosovo, Ilir Latifi a grandi dans le quartier de Rosengård — le même que son ami d’enfance Zlatan Ibrahimović. Avant les cages, il a fait de la lutte à haut niveau : double champion de Suède, médaillé d’or en gréco-romaine junior aux championnats nordiques 2001 (-97 kg), puis or aux championnats d’Europe ADCC 2003 en grappling (-99 kg). Ce socle de lutteur-grappler explique tout le reste de sa carrière.
Latifi passe pro en MMA et s’installe à l’Allstars Training Center de Stockholm, l’écurie de référence du MMA suédois. Il décroche la ceinture des mi-lourds du Superior Challenge en 2012 avant de rejoindre l’UFC. Ses débuts, le 6 avril 2013 à Stockholm, sont brutaux : il remplace Alexander Gustafsson au pied levé, quelques jours avant le combat, face à Gegard Mousasi, et s’incline aux points malgré une préparation quasi nulle.
Une fois lancé, il enchaîne. En 2014, il soumet Cyrille Diabaté puis expédie Chris Dempsey au premier round. Mais ce sont ses KO éclair qui marquent les esprits : le 17 janvier 2016, il étale Sean O’Connell en 28 secondes, et l’été précédent il avait déjà envoyé Hans Stringer au tapis en 56 secondes. Sa main droite lui vaut son surnom, « The Sledgehammer » — la masse. La même année 2016, il bat aussi Gian Villante aux points.
Le sommet de sa période mi-lourds arrive le 24 février 2018 : Latifi soumet Ovince Saint Preux par une guillotine au premier round et empoche le bonus de la Performance de la soirée. En 2017, il avait dominé Tyson Pedro aux points. Le reste de son passage chez les 93 kg est plus contrasté, avec des défaites face à Jan Błachowicz (2014), Ryan Bader (KO, 2016), Corey Anderson (2018) et Volkan Oezdemir (KO, 2019).
Fin 2019, Latifi prend la décision de monter chez les lourds. Le passage se fait dans la douleur : pour ses débuts en poids lourds le 8 février 2020, il perd aux points face à Derrick Lewis à l’UFC 247. Il se refait ensuite avec deux décisions serrées, contre Tanner Boser en 2021 puis contre le vétéran Aleksei Oleinik en octobre 2022. Son dernier combat à l’UFC, le 20 mai 2023, est une défaite par décision partagée face à Rodrigo Nascimento ; il est libéré dans la foulée. Fin 2024, il signe avec la nouvelle ligue Global Fight League, sans y avoir combattu à ce jour.
Bilan pro : 16 victoires, 9 défaites et un no contest, dont 6 KO/TKO et 4 soumissions. Un profil de lutteur-boxeur old school, à la droite lourde et à la lutte imprenable — l’un des noms qui ont porté l’âge d’or du MMA suédois.