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Il y a des combattants qui gagnent, et il y a Israel Adesanya. Le « Last Stylebender » ne se contentait pas de battre ses adversaires : il les décortiquait, debout, avec une gestion de la distance qui donnait l’impression qu’il combattait au ralenti pendant que l’autre patinait. Southpaw un instant, orthodoxe la seconde d’après (l’UFC classe sa garde en « switch »), 2,03 m d’envergure au service d’un jab qui touche avant même que l’adversaire ait fini d’avancer. Sur 24 victoires, 16 sont venues par KO ou TKO, dont sept dès le premier round. Zéro soumission à son actif : chez lui, tout se règle debout.
Avant le MMA, Adesanya était déjà un frappeur d’élite. Sa carrière en kickboxing s’est soldée par un bilan monstrueux de 75 victoires pour 5 défaites, et il a rangé les gants classé numéro 4 mondial avant de basculer pleinement vers le MMA en 2017. Ce passif se lit dans chaque round : le sens du timing, les feintes, la lecture du rythme adverse. Formé au sein de la City Kickboxing en Nouvelle-Zélande, ce Nigérian d’origine a transposé son art de la boxe pieds-poings dans une cage où, longtemps, personne n’a su répondre.
L’ascension est fulgurante. En avril 2019, il décroche le titre intérimaire des moyens en dominant Kelvin Gastelum lors d’une guerre qui reste l’un des plus beaux combats de la décennie. En octobre 2019, il unifie la ceinture en éteignant Robert Whittaker par KO. Suivent cinq défenses de titre. Sa seule vraie faille de l’époque : un aller-retour raté chez les mi-lourds face à Jan Blachowicz en mars 2021, où le grappling l’a rattrapé.
Le sommet, c’est peut-être avril 2023 : après trois défaites en kickboxing puis une en MMA face à Alex Pereira, son rival de toujours, Adesanya règle enfin les comptes par un KO au deuxième round pour reprendre son titre. La revanche parfaite. Il le perdra dès septembre 2023 aux points contre Sean Strickland, dans une soirée où sa magie n’a jamais vraiment opéré.
Depuis, la fin de règne est rude. En août 2024, à l’UFC 305, il tombe pour la première fois par soumission, pris dans un face crank par Dricus du Plessis au quatrième round dans un combat pour le titre. En février 2025, Nassourdine Imavov le stoppe par TKO au deuxième round. Puis, en mars 2026, nouvelle défaite par TKO face à Joe Pyfer, toujours au deuxième round, à Seattle. Trois revers d’affilée pour un homme qui a longtemps semblé intouchable.
Reste que le bilan parle : 24 victoires, deux fois champion du monde des moyens, un style qui a redéfini ce que « frapper proprement » veut dire en MMA. À 37 ans, l’histoire n’est peut-être pas tout à fait finie, mais l’empreinte, elle, est déjà gravée.










Il y a des combattants qui gagnent, et il y a Israel Adesanya. Le « Last Stylebender » ne se contentait pas de battre ses adversaires : il les décortiquait, debout, avec une gestion de la distance qui donnait l’impression qu’il combattait au ralenti pendant que l’autre patinait. Southpaw un instant, orthodoxe la seconde d’après (l’UFC classe sa garde en « switch »), 2,03 m d’envergure au service d’un jab qui touche avant même que l’adversaire ait fini d’avancer. Sur 24 victoires, 16 sont venues par KO ou TKO, dont sept dès le premier round. Zéro soumission à son actif : chez lui, tout se règle debout.
Avant le MMA, Adesanya était déjà un frappeur d’élite. Sa carrière en kickboxing s’est soldée par un bilan monstrueux de 75 victoires pour 5 défaites, et il a rangé les gants classé numéro 4 mondial avant de basculer pleinement vers le MMA en 2017. Ce passif se lit dans chaque round : le sens du timing, les feintes, la lecture du rythme adverse. Formé au sein de la City Kickboxing en Nouvelle-Zélande, ce Nigérian d’origine a transposé son art de la boxe pieds-poings dans une cage où, longtemps, personne n’a su répondre.
L’ascension est fulgurante. En avril 2019, il décroche le titre intérimaire des moyens en dominant Kelvin Gastelum lors d’une guerre qui reste l’un des plus beaux combats de la décennie. En octobre 2019, il unifie la ceinture en éteignant Robert Whittaker par KO. Suivent cinq défenses de titre. Sa seule vraie faille de l’époque : un aller-retour raté chez les mi-lourds face à Jan Blachowicz en mars 2021, où le grappling l’a rattrapé.
Le sommet, c’est peut-être avril 2023 : après trois défaites en kickboxing puis une en MMA face à Alex Pereira, son rival de toujours, Adesanya règle enfin les comptes par un KO au deuxième round pour reprendre son titre. La revanche parfaite. Il le perdra dès septembre 2023 aux points contre Sean Strickland, dans une soirée où sa magie n’a jamais vraiment opéré.
Depuis, la fin de règne est rude. En août 2024, à l’UFC 305, il tombe pour la première fois par soumission, pris dans un face crank par Dricus du Plessis au quatrième round dans un combat pour le titre. En février 2025, Nassourdine Imavov le stoppe par TKO au deuxième round. Puis, en mars 2026, nouvelle défaite par TKO face à Joe Pyfer, toujours au deuxième round, à Seattle. Trois revers d’affilée pour un homme qui a longtemps semblé intouchable.
Reste que le bilan parle : 24 victoires, deux fois champion du monde des moyens, un style qui a redéfini ce que « frapper proprement » veut dire en MMA. À 37 ans, l’histoire n’est peut-être pas tout à fait finie, mais l’empreinte, elle, est déjà gravée.