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Neuf secondes. C’est le temps qu’il a fallu à Jairzinho « Bigi Boy » Rozenstruik pour éteindre Allen Crowder en février 2019 : deuxième KO le plus rapide de l’histoire des poids lourds de l’UFC. Le Surinamais a bâti toute sa réputation là-dessus, une main droite qui règle un combat en une fraction de seconde. Puncheur pur, un mètre quatre-vingt-huit pour 78 pouces d’allonge, formé à l’American Top Team en Floride.
Avant l’octogone, Rozenstruik était une bête du kickboxing. Plus de 80 combats, une soixantaine de finitions avant la limite, et un titre de champion du tournoi super-lourds WLF en 2016. Il ne passe au MMA qu’à la fin des années 2010, déjà trentenaire, et enchaîne quand même une série de victoires qui le propulsent au sommet de la division. Sa progression est presque insolente pour un gars qui découvrait la lutte et le sol sur le tas.
Sur ses 15 victoires MMA, 13 arrivent par KO. Le chiffre dit tout. Rozenstruik n’est pas un presseur : il attend, il jauge, il laisse l’adversaire venir, et il place LA droite au bon moment. Le revers de la médaille, c’est un début de combat parfois trop passif qui l’a coûté cher face aux tout meilleurs. En 2019, il a signé le finish le plus tardif de l’histoire des poids lourds UFC en collant Alistair Overeem à 4 minutes 56 du dernier round, alors qu’il perdait largement aux points.
L’année 2024 résume bien le personnage. En mars, il stoppe l’invaincu Shamil Gaziev par TKO au quatrième round dans un combat d’usure. En août, à l’UFC 305, il arrache une décision partagée contre l’Australien Tai Tuivasa, dans un duel de cogneurs où le premier qui touchait pouvait tout finir. Deux styles de victoire, une seule constante : la menace permanente du KO.
Le 1er février 2025, Rozenstruik affronte le Russe Sergei Pavlovich et s’incline aux points sur décision unanime. Dans la foulée, l’UFC le libère de son contrat. Son bilan MMA se fige à 15-6. Mais l’histoire ne s’arrête pas là : le Surinamais rebondit dans la Dirty Boxing Championship, un format hybride boxe-clinch en plein essor. Il y gagne ses deux premiers combats et, le 29 août 2025, décroche la ceinture inaugurale des poids lourds en démolissant Rakim Cleveland par KO au premier round. À plus de 35 ans, « Bigi Boy » a retrouvé exactement ce qui l’a toujours fait vibrer : mettre des gens KO.










Neuf secondes. C’est le temps qu’il a fallu à Jairzinho « Bigi Boy » Rozenstruik pour éteindre Allen Crowder en février 2019 : deuxième KO le plus rapide de l’histoire des poids lourds de l’UFC. Le Surinamais a bâti toute sa réputation là-dessus, une main droite qui règle un combat en une fraction de seconde. Puncheur pur, un mètre quatre-vingt-huit pour 78 pouces d’allonge, formé à l’American Top Team en Floride.
Avant l’octogone, Rozenstruik était une bête du kickboxing. Plus de 80 combats, une soixantaine de finitions avant la limite, et un titre de champion du tournoi super-lourds WLF en 2016. Il ne passe au MMA qu’à la fin des années 2010, déjà trentenaire, et enchaîne quand même une série de victoires qui le propulsent au sommet de la division. Sa progression est presque insolente pour un gars qui découvrait la lutte et le sol sur le tas.
Sur ses 15 victoires MMA, 13 arrivent par KO. Le chiffre dit tout. Rozenstruik n’est pas un presseur : il attend, il jauge, il laisse l’adversaire venir, et il place LA droite au bon moment. Le revers de la médaille, c’est un début de combat parfois trop passif qui l’a coûté cher face aux tout meilleurs. En 2019, il a signé le finish le plus tardif de l’histoire des poids lourds UFC en collant Alistair Overeem à 4 minutes 56 du dernier round, alors qu’il perdait largement aux points.
L’année 2024 résume bien le personnage. En mars, il stoppe l’invaincu Shamil Gaziev par TKO au quatrième round dans un combat d’usure. En août, à l’UFC 305, il arrache une décision partagée contre l’Australien Tai Tuivasa, dans un duel de cogneurs où le premier qui touchait pouvait tout finir. Deux styles de victoire, une seule constante : la menace permanente du KO.
Le 1er février 2025, Rozenstruik affronte le Russe Sergei Pavlovich et s’incline aux points sur décision unanime. Dans la foulée, l’UFC le libère de son contrat. Son bilan MMA se fige à 15-6. Mais l’histoire ne s’arrête pas là : le Surinamais rebondit dans la Dirty Boxing Championship, un format hybride boxe-clinch en plein essor. Il y gagne ses deux premiers combats et, le 29 août 2025, décroche la ceinture inaugurale des poids lourds en démolissant Rakim Cleveland par KO au premier round. À plus de 35 ans, « Bigi Boy » a retrouvé exactement ce qui l’a toujours fait vibrer : mettre des gens KO.