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Né le 1er décembre 1995 à Los Angeles, Jamal Pogues a grandi dans ce vivier californien d’arts martiaux qui a produit une bonne partie des heavyweights américains des dix dernières années. À 6’3″ (190 cm) pour une allonge de 77 pouces (196 cm), il coche toutes les cases physiques du poids lourd élite. Son surnom, « The Stormtrooper », dit bien l’idée : un truc qui avance, qui frappe, et qui ne s’arrête pas facilement.
Avant même de passer pro en juillet 2016, Pogues avait bâti un bilan amateur de 9 victoires pour 1 défaite, avec trois titres NAGA à la clé — une compétition de soumission qui prouve qu’il n’est pas qu’un cognard. Sa ceinture marron en jiu-jitsu confirme que le sol ne lui fait pas peur, même si c’est debout que son style s’exprime le mieux.
Le démarrage pro est laborieux : en juillet 2016, Taylor Johnson l’arrête au deuxième round lors de ses grands débuts à CFL 8. Pogues repart de zéro. De 2017 à 2018, il aligne quatre victoires entre les Gladiator Challenge et C3 Fights, dont trois arrêts au premier round — la marque d’un frappeur qui sait conclure quand l’occasion se présente. Mais en juin 2018, le Bellator lui claque la porte au nez : Jordan Young le soumet à l’armbar au troisième round de Bellator 201.
La réponse ? Gagner. En août 2019, il décroche sa première invitation à la Dana White’s Contender Series et bat Marcos Brigagao aux points sur trois rounds. Dana White ne signe pas le contrat ce soir-là — frustrant — mais Pogues ne lâche pas. Après une lourde défaite par heel hook contre Alex Polizzi en février 2020 à LFA 82 (une leçon de soumission en quatre rounds), il bat Tim Hiley à LFA 91 en septembre 2020 pour se remettre dans la course.
Deuxième tentative à la Contender Series en août 2022 : cette fois, il dispose de Paulo Renato Jr. par décision unanime. Le contrat UFC arrive enfin.
Pogues débute à l’UFC le 18 février 2023 contre Josh Parisian à UFC Fight Night, et le bat par décision unanime sur trois rounds. Solide entrée. Mais en juillet 2023, Mick Parkin lui inflige une défaite aux points. Retour en grâce en février 2024 : il bat Thomas Petersen par décision unanime. Puis en février 2025, Hamdy Abdelwahab lui chipe le verdict par décision partagée à l’UFC Fight Night Adesanya vs. Imavov — le genre de résultat qui se joue sur des détails et qui pique d’autant plus.
Libéré de son contrat UFC, Pogues repart en régional. En août 2025, il soumet Dylan Potter par arm triangle au troisième round de Tuff-N-Uff 147. En décembre 2025, il s’incline aux points contre Ty Flores à Tuff-N-Uff 150. Bilan total au 20 juin 2026 : 12 victoires, 6 défaites, 0 nul — avec quatre stoppages à l’actif et un palmarès UFC de 2-2.
Pogues est avant tout un boxeur, avec suffisamment de grappling pour ne pas se faire ballader au sol. Son jeu debout repose sur ses avantages physiques : longueur, puissance, et une capacité à finir quand l’adversaire faiblit (cinq finishs au premier round en carrière). Là où il peut se faire prendre, c’est dans les phases de corps-à-corps prolongées et les combats qui virent à la guerre d’usure sur décision — trois de ses six défaites sont parties aux points.
À 30 ans, il a encore la marge pour reconstruire une séquence positive et viser un deuxième passage à l’UFC. La route est connue, il l’a déjà prise deux fois.








Né le 1er décembre 1995 à Los Angeles, Jamal Pogues a grandi dans ce vivier californien d’arts martiaux qui a produit une bonne partie des heavyweights américains des dix dernières années. À 6’3″ (190 cm) pour une allonge de 77 pouces (196 cm), il coche toutes les cases physiques du poids lourd élite. Son surnom, « The Stormtrooper », dit bien l’idée : un truc qui avance, qui frappe, et qui ne s’arrête pas facilement.
Avant même de passer pro en juillet 2016, Pogues avait bâti un bilan amateur de 9 victoires pour 1 défaite, avec trois titres NAGA à la clé — une compétition de soumission qui prouve qu’il n’est pas qu’un cognard. Sa ceinture marron en jiu-jitsu confirme que le sol ne lui fait pas peur, même si c’est debout que son style s’exprime le mieux.
Le démarrage pro est laborieux : en juillet 2016, Taylor Johnson l’arrête au deuxième round lors de ses grands débuts à CFL 8. Pogues repart de zéro. De 2017 à 2018, il aligne quatre victoires entre les Gladiator Challenge et C3 Fights, dont trois arrêts au premier round — la marque d’un frappeur qui sait conclure quand l’occasion se présente. Mais en juin 2018, le Bellator lui claque la porte au nez : Jordan Young le soumet à l’armbar au troisième round de Bellator 201.
La réponse ? Gagner. En août 2019, il décroche sa première invitation à la Dana White’s Contender Series et bat Marcos Brigagao aux points sur trois rounds. Dana White ne signe pas le contrat ce soir-là — frustrant — mais Pogues ne lâche pas. Après une lourde défaite par heel hook contre Alex Polizzi en février 2020 à LFA 82 (une leçon de soumission en quatre rounds), il bat Tim Hiley à LFA 91 en septembre 2020 pour se remettre dans la course.
Deuxième tentative à la Contender Series en août 2022 : cette fois, il dispose de Paulo Renato Jr. par décision unanime. Le contrat UFC arrive enfin.
Pogues débute à l’UFC le 18 février 2023 contre Josh Parisian à UFC Fight Night, et le bat par décision unanime sur trois rounds. Solide entrée. Mais en juillet 2023, Mick Parkin lui inflige une défaite aux points. Retour en grâce en février 2024 : il bat Thomas Petersen par décision unanime. Puis en février 2025, Hamdy Abdelwahab lui chipe le verdict par décision partagée à l’UFC Fight Night Adesanya vs. Imavov — le genre de résultat qui se joue sur des détails et qui pique d’autant plus.
Libéré de son contrat UFC, Pogues repart en régional. En août 2025, il soumet Dylan Potter par arm triangle au troisième round de Tuff-N-Uff 147. En décembre 2025, il s’incline aux points contre Ty Flores à Tuff-N-Uff 150. Bilan total au 20 juin 2026 : 12 victoires, 6 défaites, 0 nul — avec quatre stoppages à l’actif et un palmarès UFC de 2-2.
Pogues est avant tout un boxeur, avec suffisamment de grappling pour ne pas se faire ballader au sol. Son jeu debout repose sur ses avantages physiques : longueur, puissance, et une capacité à finir quand l’adversaire faiblit (cinq finishs au premier round en carrière). Là où il peut se faire prendre, c’est dans les phases de corps-à-corps prolongées et les combats qui virent à la guerre d’usure sur décision — trois de ses six défaites sont parties aux points.
À 30 ans, il a encore la marge pour reconstruire une séquence positive et viser un deuxième passage à l’UFC. La route est connue, il l’a déjà prise deux fois.