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Regardez la colonne défaites : un seul chiffre, et encore, il ne compte pas vraiment. Le 5 décembre 2009, un jeune Jon Jones démonte Matt Hamill au sol, le domine complètement, puis balance quelques coups de coude interdits par le règlement de l’époque. Disqualification. C’est la seule tache sur une carrière de 28-1, et à peu près tout le monde s’accorde à dire que Jones aurait dû repartir avec la victoire. Voilà à quoi ressemble le parcours de l’homme que beaucoup considèrent comme le plus grand combattant de l’histoire du MMA.
À 1,93 m avec une allonge démesurée de 84,5 pouces (2,15 m), Jones a toujours combattu comme un problème de géométrie que personne n’arrivait à résoudre. Le 19 mars 2011, à UFC 128, il finit Mauricio « Shogun » Rua par TKO au troisième round pour rafler la ceinture des mi-lourds. Il a 23 ans. Personne n’a fait mieux, personne n’a fait plus jeune. C’est encore aujourd’hui un record.
Ce qui suit tient de la démonstration. Huit défenses de titre en mi-lourds, un record dans la division qui efface celui de Tito Ortiz. Contre Alexander Gustafsson à UFC 232 en décembre 2018, après une première guerre acharnée quelques années plus tôt, il conclut cette fois par KO au troisième round. Son style ? Un mélange rare : distance impossible à franchir grâce à l’allonge, coudes chirurgicaux dans le clinch, et un jeu de lutte et de soumission qui explique ses 7 finitions par soumission. Frappeur, grappleur, tacticien : Jones coche toutes les cases, ce qui est précisément ce qui le rend si dur à préparer en face.
En 2020, Jones lâche sa ceinture mi-lourds et monte chez les lourds. Le pari était risqué : changer de gabarit, de puissance, de dynamique. Le 4 mars 2023, à UFC 285, il répond à la question en 2 minutes et 4 secondes. Ciryl Gane, l’un des meilleurs techniciens de la catégorie, se fait cueillir par une guillotine dès le premier round. Jones devient champion des lourds et l’un des rares à avoir régné dans deux divisions à l’UFC.
Sa seule défense a la saveur d’un passage de flambeau symbolique. À UFC 309, le 16 novembre 2024, il affronte Stipe Miocic, sans doute le plus grand poids lourd de l’histoire de la promotion. Jones le stoppe par TKO au troisième round, sur un coup de pied de côté au foie suivi d’une série au sol. À bientôt 37 ans, il n’avait rien perdu.
Restait un nom sur toutes les lèvres : Tom Aspinall, champion intérimaire, invaincu, qui réclamait l’unification depuis des mois. Le combat n’a jamais eu lieu. Le 22 juin 2025, Dana White l’annonce en conférence de presse : « Jon Jones nous a appelés hier soir et a pris sa retraite. » Aspinall est promu champion incontesté sans avoir croisé les gants avec Bones. Frustrant pour les fans, mais fidèle au personnage : Jones estimait que ce combat n’ajouterait rien à son héritage. Que l’on soit d’accord ou non, il quitte le sport avec le CV le plus fourni que le MMA ait produit.






Regardez la colonne défaites : un seul chiffre, et encore, il ne compte pas vraiment. Le 5 décembre 2009, un jeune Jon Jones démonte Matt Hamill au sol, le domine complètement, puis balance quelques coups de coude interdits par le règlement de l’époque. Disqualification. C’est la seule tache sur une carrière de 28-1, et à peu près tout le monde s’accorde à dire que Jones aurait dû repartir avec la victoire. Voilà à quoi ressemble le parcours de l’homme que beaucoup considèrent comme le plus grand combattant de l’histoire du MMA.
À 1,93 m avec une allonge démesurée de 84,5 pouces (2,15 m), Jones a toujours combattu comme un problème de géométrie que personne n’arrivait à résoudre. Le 19 mars 2011, à UFC 128, il finit Mauricio « Shogun » Rua par TKO au troisième round pour rafler la ceinture des mi-lourds. Il a 23 ans. Personne n’a fait mieux, personne n’a fait plus jeune. C’est encore aujourd’hui un record.
Ce qui suit tient de la démonstration. Huit défenses de titre en mi-lourds, un record dans la division qui efface celui de Tito Ortiz. Contre Alexander Gustafsson à UFC 232 en décembre 2018, après une première guerre acharnée quelques années plus tôt, il conclut cette fois par KO au troisième round. Son style ? Un mélange rare : distance impossible à franchir grâce à l’allonge, coudes chirurgicaux dans le clinch, et un jeu de lutte et de soumission qui explique ses 7 finitions par soumission. Frappeur, grappleur, tacticien : Jones coche toutes les cases, ce qui est précisément ce qui le rend si dur à préparer en face.
En 2020, Jones lâche sa ceinture mi-lourds et monte chez les lourds. Le pari était risqué : changer de gabarit, de puissance, de dynamique. Le 4 mars 2023, à UFC 285, il répond à la question en 2 minutes et 4 secondes. Ciryl Gane, l’un des meilleurs techniciens de la catégorie, se fait cueillir par une guillotine dès le premier round. Jones devient champion des lourds et l’un des rares à avoir régné dans deux divisions à l’UFC.
Sa seule défense a la saveur d’un passage de flambeau symbolique. À UFC 309, le 16 novembre 2024, il affronte Stipe Miocic, sans doute le plus grand poids lourd de l’histoire de la promotion. Jones le stoppe par TKO au troisième round, sur un coup de pied de côté au foie suivi d’une série au sol. À bientôt 37 ans, il n’avait rien perdu.
Restait un nom sur toutes les lèvres : Tom Aspinall, champion intérimaire, invaincu, qui réclamait l’unification depuis des mois. Le combat n’a jamais eu lieu. Le 22 juin 2025, Dana White l’annonce en conférence de presse : « Jon Jones nous a appelés hier soir et a pris sa retraite. » Aspinall est promu champion incontesté sans avoir croisé les gants avec Bones. Frustrant pour les fans, mais fidèle au personnage : Jones estimait que ce combat n’ajouterait rien à son héritage. Que l’on soit d’accord ou non, il quitte le sport avec le CV le plus fourni que le MMA ait produit.