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Julia Avila débarque dans un octogone avec un casque de panda sur les réseaux, mais ce n’est pas pour faire le clown. Le surnom « Raging Panda » — imaginé par son manager Mikhail Valentin — combine l’animal qu’elle adore et une référence directe à Jake « Raging Bull » LaMotta. La douceur du panda, la rage du taureau. C’est exactement ça, Avila : ceinture marron de BJJ, dirty boxing affûté, et une tendance à finir les combats quand ça se passe au sol ou debout à courte distance.
Née le 11 mai 1988 à Los Angeles (famille d’origine mexicaine), elle ne prend pas la route classique. Pendant que d’autres enchaînent les circuits régionaux sans filet, elle décroche un Bachelor en géologie à UC Santa Cruz et bosse comme technicienne géologique dans le secteur pétrole et gaz. Les octogones, c’est en parallèle.
Sa carrière pro commence le 27 janvier 2012 face à Marion Reneau — oui, la Marion Reneau qui fera ensuite une longue carrière à l’UFC — et elle l’emporte aux points sur trois rounds au TWC 13. Puis, le silence. Elle ne recombat pas avant 2016, enchaîne des sorties régionales dans l’Oklahoma, et construit son dossier fight par fight.
Le 7 janvier 2017 au HD MMA 7, elle bat Nicco Montaño aux points sur cinq rounds. Ce n’est pas un nom anodin : Montaño deviendra quelques mois plus tard la première championne UFC de la division flyweight. Ce soir-là, c’est Avila qui tient le tempo sur la durée.
La même année, elle s’impose dans la compétition la plus sérieuse du MMA féminin hors UFC : l’Invicta FC. En juillet 2017, elle bat Raquel Pa’aluhi par décision unanime et devient la première championne bantamweight de l’histoire de la promotion. Un titre inaugural, ça ne s’efface pas d’un palmarès.
La route vers l’UFC connaît un accroc : en mai 2018 à l’Invicta FC 29, elle se fait stopper par Marciea Allen dès le premier round (49 secondes). Rebond immédiat. En novembre 2018, elle empoche le bonus Performance of the Night en dominant Alexa Conners au deuxième round. La machine UFC se met en marche.
Le 6 juillet 2019 à Las Vegas, UFC 239, elle fait ses débuts dans l’octogone le plus célèbre du monde face à Pannie Kianzad. Victoire aux points, 3-0 sur les cartes. Elle arrive avec un record de 6-1 et repart avec 7-1.
Son meilleur moment UFC, elle le livre le 13 juin 2020 contre Gina Mazany : TKO en 22 secondes, une des finitions les plus rapides de la division féminine cette année-là. Puis Sijara Eubanks l’emporte aux points le 12 septembre 2020, et le bilan se complique. Elle se reprend le 26 juin 2021 en soumettant Julija Stoliarenko via rear-naked choke au troisième round (4:19). Son record UFC : 3-1 sur quatre combats.
Après deux ans sans combattre, elle revient en décembre 2023 pour affronter Miesha Tate — ex-championne du monde — au UFC on ESPN 52. Elle tient jusqu’au troisième round avant de s’incliner par soumission.
Le 15 février 2025, à l’UFC Vegas 102, elle perd par décision unanime face à Jacqueline Cavalcanti. Dans les coulisses, elle annonce sa retraite. La raison est directe et sans pathos inutile : après les entraînements trop durs, elle n’arrivait plus à soulever sa fille. Elles se sont retrouvées par terre à pleurer toutes les deux. Pour Avila, c’était le signal.
Elle quitte le MMA avec un bilan de 9 victoires et 4 défaites, 4 KO/TKO, un titre Invicta FC, et un passage à l’UFC qu’elle a traversé à 1m70, 135 lbs, et ceinture marron de BJJ. Géologue le jour, « Raging Panda » le week-end. Pas mal comme double vie.




Julia Avila débarque dans un octogone avec un casque de panda sur les réseaux, mais ce n’est pas pour faire le clown. Le surnom « Raging Panda » — imaginé par son manager Mikhail Valentin — combine l’animal qu’elle adore et une référence directe à Jake « Raging Bull » LaMotta. La douceur du panda, la rage du taureau. C’est exactement ça, Avila : ceinture marron de BJJ, dirty boxing affûté, et une tendance à finir les combats quand ça se passe au sol ou debout à courte distance.
Née le 11 mai 1988 à Los Angeles (famille d’origine mexicaine), elle ne prend pas la route classique. Pendant que d’autres enchaînent les circuits régionaux sans filet, elle décroche un Bachelor en géologie à UC Santa Cruz et bosse comme technicienne géologique dans le secteur pétrole et gaz. Les octogones, c’est en parallèle.
Sa carrière pro commence le 27 janvier 2012 face à Marion Reneau — oui, la Marion Reneau qui fera ensuite une longue carrière à l’UFC — et elle l’emporte aux points sur trois rounds au TWC 13. Puis, le silence. Elle ne recombat pas avant 2016, enchaîne des sorties régionales dans l’Oklahoma, et construit son dossier fight par fight.
Le 7 janvier 2017 au HD MMA 7, elle bat Nicco Montaño aux points sur cinq rounds. Ce n’est pas un nom anodin : Montaño deviendra quelques mois plus tard la première championne UFC de la division flyweight. Ce soir-là, c’est Avila qui tient le tempo sur la durée.
La même année, elle s’impose dans la compétition la plus sérieuse du MMA féminin hors UFC : l’Invicta FC. En juillet 2017, elle bat Raquel Pa’aluhi par décision unanime et devient la première championne bantamweight de l’histoire de la promotion. Un titre inaugural, ça ne s’efface pas d’un palmarès.
La route vers l’UFC connaît un accroc : en mai 2018 à l’Invicta FC 29, elle se fait stopper par Marciea Allen dès le premier round (49 secondes). Rebond immédiat. En novembre 2018, elle empoche le bonus Performance of the Night en dominant Alexa Conners au deuxième round. La machine UFC se met en marche.
Le 6 juillet 2019 à Las Vegas, UFC 239, elle fait ses débuts dans l’octogone le plus célèbre du monde face à Pannie Kianzad. Victoire aux points, 3-0 sur les cartes. Elle arrive avec un record de 6-1 et repart avec 7-1.
Son meilleur moment UFC, elle le livre le 13 juin 2020 contre Gina Mazany : TKO en 22 secondes, une des finitions les plus rapides de la division féminine cette année-là. Puis Sijara Eubanks l’emporte aux points le 12 septembre 2020, et le bilan se complique. Elle se reprend le 26 juin 2021 en soumettant Julija Stoliarenko via rear-naked choke au troisième round (4:19). Son record UFC : 3-1 sur quatre combats.
Après deux ans sans combattre, elle revient en décembre 2023 pour affronter Miesha Tate — ex-championne du monde — au UFC on ESPN 52. Elle tient jusqu’au troisième round avant de s’incliner par soumission.
Le 15 février 2025, à l’UFC Vegas 102, elle perd par décision unanime face à Jacqueline Cavalcanti. Dans les coulisses, elle annonce sa retraite. La raison est directe et sans pathos inutile : après les entraînements trop durs, elle n’arrivait plus à soulever sa fille. Elles se sont retrouvées par terre à pleurer toutes les deux. Pour Avila, c’était le signal.
Elle quitte le MMA avec un bilan de 9 victoires et 4 défaites, 4 KO/TKO, un titre Invicta FC, et un passage à l’UFC qu’elle a traversé à 1m70, 135 lbs, et ceinture marron de BJJ. Géologue le jour, « Raging Panda » le week-end. Pas mal comme double vie.