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Pendant près de cinq ans, personne n’a battu Kamaru Usman. Pas un seul. Le « Nigerian Nightmare » a empilé quinze victoires d’affilée à l’UFC, verrouillé la ceinture welterweight en 2019 et l’a défendue cinq fois avant que quelqu’un trouve enfin la faille. Wrestler-boxeur pur jus, southpaw sur ses appuis (stance Switch), 1,83 m pour 1,93 m d’allonge, il est l’un des rares combattants à avoir dominé sa division de bout en bout grâce à une lutte étouffante autant qu’à des mains de plus en plus dangereuses.
Avant le MMA, Usman était un vrai lutteur : champion NCAA Division II en 2010 et triple All-American. Cette base, c’est toute son identité de combattant. En 2015, il remporte la saison 21 de The Ultimate Fighter en soumettant Hayder Hassan en finale, ce qui lui décroche son contrat UFC. À partir de là, la machine se met en route et ne s’arrête plus.
Le sacre arrive le 2 mars 2019 à l’UFC 235 : Usman démonte Tyron Woodley aux points sur cinq rounds et lui arrache la ceinture. Puis il enchaîne les défenses de titre, et pas contre n’importe qui. En décembre 2019, à l’UFC 245, il finit Colby Covington par TKO au 5e round dans une guerre d’usure. En avril 2021 à l’UFC 261, il règle définitivement le compte de Jorge Masvidal d’un KO sur une droite au 2e round — un vrai moment de bascule où le lutteur montre qu’il frappe fort. Ajoutez Gilbert Burns (TKO au 3e), un deuxième Masvidal et un deuxième Covington, et vous avez cinq défenses réussies. Sur cette période, Usman est numéro un pound-for-pound de beaucoup de classements.
Le conte de fées s’arrête net à l’UFC 278, en août 2022. Usman mène son combat contre Leon Edwards, contrôle, semble filer vers une nouvelle victoire… et se fait cueillir par un head kick au 5e round. KO. La ceinture s’envole. La revanche à l’UFC 286 en mars 2023 est ultra-serrée, mais Edwards l’emporte par décision partagée. Usman monte alors à la volée en poids moyen pour défier Khamzat Chimaev à l’UFC 294 (octobre 2023) : encore une décision majoritaire perdue, cette fois de justesse contre un morceau autrement plus lourd.
Après presque deux ans loin de la cage, Usman revient en juin 2025 et signe une belle victoire aux points sur cinq rounds contre Joaquin Buckley — la preuve qu’il a toujours de l’essence dans le réservoir. Il choisit ensuite de s’installer en middleweight. Le 18 juillet 2026, il y affronte l’ancien champion Dricus du Plessis en main event à Oklahoma City. Cette fois, ça ne passe pas : du Plessis prend le dessus round après round, aligne les grosses droites et les genoux, et s’impose par décision unanime (50-45, 49-46, 49-46). Bilan : 21 victoires, 5 défaites, dont 9 KO. À 39 ans, Usman reste actif et dans l’élite — mais la question de la suite se pose désormais franchement.








Pendant près de cinq ans, personne n’a battu Kamaru Usman. Pas un seul. Le « Nigerian Nightmare » a empilé quinze victoires d’affilée à l’UFC, verrouillé la ceinture welterweight en 2019 et l’a défendue cinq fois avant que quelqu’un trouve enfin la faille. Wrestler-boxeur pur jus, southpaw sur ses appuis (stance Switch), 1,83 m pour 1,93 m d’allonge, il est l’un des rares combattants à avoir dominé sa division de bout en bout grâce à une lutte étouffante autant qu’à des mains de plus en plus dangereuses.
Avant le MMA, Usman était un vrai lutteur : champion NCAA Division II en 2010 et triple All-American. Cette base, c’est toute son identité de combattant. En 2015, il remporte la saison 21 de The Ultimate Fighter en soumettant Hayder Hassan en finale, ce qui lui décroche son contrat UFC. À partir de là, la machine se met en route et ne s’arrête plus.
Le sacre arrive le 2 mars 2019 à l’UFC 235 : Usman démonte Tyron Woodley aux points sur cinq rounds et lui arrache la ceinture. Puis il enchaîne les défenses de titre, et pas contre n’importe qui. En décembre 2019, à l’UFC 245, il finit Colby Covington par TKO au 5e round dans une guerre d’usure. En avril 2021 à l’UFC 261, il règle définitivement le compte de Jorge Masvidal d’un KO sur une droite au 2e round — un vrai moment de bascule où le lutteur montre qu’il frappe fort. Ajoutez Gilbert Burns (TKO au 3e), un deuxième Masvidal et un deuxième Covington, et vous avez cinq défenses réussies. Sur cette période, Usman est numéro un pound-for-pound de beaucoup de classements.
Le conte de fées s’arrête net à l’UFC 278, en août 2022. Usman mène son combat contre Leon Edwards, contrôle, semble filer vers une nouvelle victoire… et se fait cueillir par un head kick au 5e round. KO. La ceinture s’envole. La revanche à l’UFC 286 en mars 2023 est ultra-serrée, mais Edwards l’emporte par décision partagée. Usman monte alors à la volée en poids moyen pour défier Khamzat Chimaev à l’UFC 294 (octobre 2023) : encore une décision majoritaire perdue, cette fois de justesse contre un morceau autrement plus lourd.
Après presque deux ans loin de la cage, Usman revient en juin 2025 et signe une belle victoire aux points sur cinq rounds contre Joaquin Buckley — la preuve qu’il a toujours de l’essence dans le réservoir. Il choisit ensuite de s’installer en middleweight. Le 18 juillet 2026, il y affronte l’ancien champion Dricus du Plessis en main event à Oklahoma City. Cette fois, ça ne passe pas : du Plessis prend le dessus round après round, aligne les grosses droites et les genoux, et s’impose par décision unanime (50-45, 49-46, 49-46). Bilan : 21 victoires, 5 défaites, dont 9 KO. À 39 ans, Usman reste actif et dans l’élite — mais la question de la suite se pose désormais franchement.