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Quand Loma Lookboonmee signe à l’UFC en 2019, elle devient la toute première combattante thaïlandaise de l’histoire de l’organisation. Pas mal pour une gamine qui a enfilé ses premières wraps à sept ans, du côté de Buriram. Derrière le nom de guerre se cache Suphisara Konlack, une pure produit du Muay Thai national qui a décidé, en 2017, de troquer le ring pour la cage.
Avant même de toucher au MMA, Loma avait déjà tout raflé sur le circuit thaï. Neuf fois championne de Muay Thai, triple médaillée d’or à l’IFMA (les championnats du monde amateurs), passée par l’équipe nationale de Thaïlande : la fille sait frapper, et pas qu’un peu. Ce socle, elle l’a importé tel quel dans l’octogone, où elle évolue aujourd’hui chez les poids pailles (strawweight, moins de 52 kg).
À 1,55 m pour 61,5 pouces d’allonge, Loma n’est pas la plus grande de la catégorie, mais elle compense par une science du corps-à-corps héritée du Muay Thai. Son truc à elle : le clinch, les genoux qui remontent et les coudes qui coupent. Elle a aussi bossé son sol depuis ses débuts (ceinture violette de JJB, entraînement à la Syndicate MMA de Las Vegas), ce qui en fait une frappeuse capable de tenir sur la durée. Son record MMA le montre : sur ses dix victoires, la plupart sont allées à la décision, preuve d’une combattante qui use ses adversaires round après round.
Le 26 octobre 2019, Loma fait ses grands débuts UFC. Depuis, son parcours ressemble à des montagnes russes maîtrisées. En février 2023, elle signe l’un de ses plus jolis coups : une soumission par étranglement arrière (RNC) au deuxième round face à Elise Reed, elle la frappeuse, qui va chercher la finition au sol. Elle enchaîne ensuite deux décisions unanimes solides contre Bruna Brasil (février 2024) puis Istela Nunes (avril 2025).
La suite est plus compliquée. En septembre 2025, elle s’incline aux points face à Alexia Thainara. Et le 30 mai 2026, elle tombe sur un armbar de Jaqueline Amorim dès le premier round (4:04), rappelant que la catégorie regorge de grappleuses redoutables au sol.
Avec un bilan de 10 victoires pour 5 défaites, Loma Lookboonmee reste une combattante active de la division poids pailles à 30 ans. Au-delà des résultats, elle incarne quelque chose de plus grand : la porte qu’elle a ouverte pour la Thaïlande dans le plus grand show de MMA de la planète. Pour un pays qui vit et respire le Muay Thai, voir une des siennes planter le drapeau dans l’octogone, ça compte.










Quand Loma Lookboonmee signe à l’UFC en 2019, elle devient la toute première combattante thaïlandaise de l’histoire de l’organisation. Pas mal pour une gamine qui a enfilé ses premières wraps à sept ans, du côté de Buriram. Derrière le nom de guerre se cache Suphisara Konlack, une pure produit du Muay Thai national qui a décidé, en 2017, de troquer le ring pour la cage.
Avant même de toucher au MMA, Loma avait déjà tout raflé sur le circuit thaï. Neuf fois championne de Muay Thai, triple médaillée d’or à l’IFMA (les championnats du monde amateurs), passée par l’équipe nationale de Thaïlande : la fille sait frapper, et pas qu’un peu. Ce socle, elle l’a importé tel quel dans l’octogone, où elle évolue aujourd’hui chez les poids pailles (strawweight, moins de 52 kg).
À 1,55 m pour 61,5 pouces d’allonge, Loma n’est pas la plus grande de la catégorie, mais elle compense par une science du corps-à-corps héritée du Muay Thai. Son truc à elle : le clinch, les genoux qui remontent et les coudes qui coupent. Elle a aussi bossé son sol depuis ses débuts (ceinture violette de JJB, entraînement à la Syndicate MMA de Las Vegas), ce qui en fait une frappeuse capable de tenir sur la durée. Son record MMA le montre : sur ses dix victoires, la plupart sont allées à la décision, preuve d’une combattante qui use ses adversaires round après round.
Le 26 octobre 2019, Loma fait ses grands débuts UFC. Depuis, son parcours ressemble à des montagnes russes maîtrisées. En février 2023, elle signe l’un de ses plus jolis coups : une soumission par étranglement arrière (RNC) au deuxième round face à Elise Reed, elle la frappeuse, qui va chercher la finition au sol. Elle enchaîne ensuite deux décisions unanimes solides contre Bruna Brasil (février 2024) puis Istela Nunes (avril 2025).
La suite est plus compliquée. En septembre 2025, elle s’incline aux points face à Alexia Thainara. Et le 30 mai 2026, elle tombe sur un armbar de Jaqueline Amorim dès le premier round (4:04), rappelant que la catégorie regorge de grappleuses redoutables au sol.
Avec un bilan de 10 victoires pour 5 défaites, Loma Lookboonmee reste une combattante active de la division poids pailles à 30 ans. Au-delà des résultats, elle incarne quelque chose de plus grand : la porte qu’elle a ouverte pour la Thaïlande dans le plus grand show de MMA de la planète. Pour un pays qui vit et respire le Muay Thai, voir une des siennes planter le drapeau dans l’octogone, ça compte.