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Demandez à Sean O’Malley quel adversaire il a le moins envie de recroiser : il vous répondra sûrement Marlon Vera. L’Équatorien de Chone est le seul homme à avoir battu « Sugar » deux fois, et pas de justesse. Étranglement au deuxième round en 2019, puis KO technique au premier round en 2020 sur un enchaînement parti d’un calf kick. « Chito » n’a jamais eu la carrière la plus lisse des poids coqs de l’UFC, mais il a une signature : quand il attrape quelqu’un, ça finit rarement à la décision.
Vera combat en bantamweight (poids coqs, moins de 61 kg), avec un gabarit de 1,73 m pour 179 cm d’allonge et une garde switch qui lui permet de basculer d’un pied avant à l’autre selon l’adversaire. Son record parle de lui-même : 23 victoires, 12 défaites, 1 nul, dont 8 KO et 10 soumissions. Fais le calcul : 18 de ses 23 succès sont des finitions. Sa réputation, il l’a construite au sol avec des étranglements et des clés, mais aussi debout avec un jeu de coudes et de genoux vicieux, hérité de sa formation en muay-thaï.
La rivalité avec O’Malley a défini une bonne partie de sa carrière. À l’UFC 239 (6 juillet 2019), Vera soumet « Sugar » par étranglement arrière au deuxième round. À l’UFC 252 (15 août 2020), rebelote : un calf kick qui déséquilibre O’Malley, puis un déluge de coups pour un TKO au premier round. Ces deux victoires, plus une belle série au milieu des années 2020, lui ouvrent enfin la porte d’un combat pour la ceinture. À l’UFC 299 (9 mars 2024), il affronte O’Malley une troisième fois, cette fois pour le titre des poids coqs. Le duel va au bout des cinq rounds, mais « Sugar », désormais champion, prend sa revanche aux points par décision unanime. Le titre échappe à Vera, sans finition contre lui : fidèle à sa carrière, ses défaites passent toujours par les cartes des juges.
Depuis ce combat de championnat, la pente est raide. En août 2024, il s’incline face à Deiveson Figueiredo par décision unanime. En octobre 2025, nouvelle défaite serrée contre Aiemann Zahabi, aux points par décision partagée. Puis, le 28 février 2026, en co-main event de l’UFC Mexico City à l’Arena CDMX, il tombe sur le jeune David Martínez : mobilité, mains rapides, et une décision unanime (29-28 partout) qui prolonge sa série noire, malgré un troisième round où Vera a secoué son adversaire sans réussir à conclure.
À 33 ans, Vera reste un nom qui compte dans le top des poids coqs, avec plusieurs records de division à l’UFC (nombre de combats, nombre de finitions). Mais après trois revers d’affilée, il joue gros. Son style de finisseur intact et son cardio de fer lui laissent toujours une chance de renverser une soirée d’un seul coup — c’est exactement ce qui rend chacun de ses combats imprévisible. La suite dira s’il peut relancer une carrière qui l’a mené aux portes du titre mondial.










Demandez à Sean O’Malley quel adversaire il a le moins envie de recroiser : il vous répondra sûrement Marlon Vera. L’Équatorien de Chone est le seul homme à avoir battu « Sugar » deux fois, et pas de justesse. Étranglement au deuxième round en 2019, puis KO technique au premier round en 2020 sur un enchaînement parti d’un calf kick. « Chito » n’a jamais eu la carrière la plus lisse des poids coqs de l’UFC, mais il a une signature : quand il attrape quelqu’un, ça finit rarement à la décision.
Vera combat en bantamweight (poids coqs, moins de 61 kg), avec un gabarit de 1,73 m pour 179 cm d’allonge et une garde switch qui lui permet de basculer d’un pied avant à l’autre selon l’adversaire. Son record parle de lui-même : 23 victoires, 12 défaites, 1 nul, dont 8 KO et 10 soumissions. Fais le calcul : 18 de ses 23 succès sont des finitions. Sa réputation, il l’a construite au sol avec des étranglements et des clés, mais aussi debout avec un jeu de coudes et de genoux vicieux, hérité de sa formation en muay-thaï.
La rivalité avec O’Malley a défini une bonne partie de sa carrière. À l’UFC 239 (6 juillet 2019), Vera soumet « Sugar » par étranglement arrière au deuxième round. À l’UFC 252 (15 août 2020), rebelote : un calf kick qui déséquilibre O’Malley, puis un déluge de coups pour un TKO au premier round. Ces deux victoires, plus une belle série au milieu des années 2020, lui ouvrent enfin la porte d’un combat pour la ceinture. À l’UFC 299 (9 mars 2024), il affronte O’Malley une troisième fois, cette fois pour le titre des poids coqs. Le duel va au bout des cinq rounds, mais « Sugar », désormais champion, prend sa revanche aux points par décision unanime. Le titre échappe à Vera, sans finition contre lui : fidèle à sa carrière, ses défaites passent toujours par les cartes des juges.
Depuis ce combat de championnat, la pente est raide. En août 2024, il s’incline face à Deiveson Figueiredo par décision unanime. En octobre 2025, nouvelle défaite serrée contre Aiemann Zahabi, aux points par décision partagée. Puis, le 28 février 2026, en co-main event de l’UFC Mexico City à l’Arena CDMX, il tombe sur le jeune David Martínez : mobilité, mains rapides, et une décision unanime (29-28 partout) qui prolonge sa série noire, malgré un troisième round où Vera a secoué son adversaire sans réussir à conclure.
À 33 ans, Vera reste un nom qui compte dans le top des poids coqs, avec plusieurs records de division à l’UFC (nombre de combats, nombre de finitions). Mais après trois revers d’affilée, il joue gros. Son style de finisseur intact et son cardio de fer lui laissent toujours une chance de renverser une soirée d’un seul coup — c’est exactement ce qui rend chacun de ses combats imprévisible. La suite dira s’il peut relancer une carrière qui l’a mené aux portes du titre mondial.