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Il y a des combattants qui gèrent leur cardio. Et il y a Merab Dvalishvili, qui semble en avoir une réserve infinie et qui passe cinq rounds à noyer l’adversaire sous les changements de niveau. Le Géorgien de Vani, premier champion né en Géorgie de l’histoire de l’UFC, a bâti toute sa carrière sur une idée simple et épuisante à subir : avancer, tenter le takedown, se relever, recommencer. Son surnom, « The Machine », n’est pas du marketing. C’est une description de poste.
Dvalishvili évolue en poids coq (bantamweight), 1m68 pour 68 pouces d’allonge, en stance orthodox, sous les couleurs de la Serra-Longo Fight Team à New York. Sur le papier, il n’a rien d’un finisseur : sur ses 21 victoires, seulement 3 par KO et 2 par soumission. Le reste, ce sont des décisions. Mais quelles décisions. Le bonhomme détient le record UFC de takedowns en carrière, et il a posé 20 amenées au sol sur un seul combat de championnat contre Cory Sandhagen, un autre record. L’idée n’est pas de finir vite, c’est d’user. Round après round, l’adversaire lâche pendant que Merab, lui, accélère.
Longtemps, on lui a reproché de battre tout le monde sans jamais avoir sa chance au titre. Il a répondu par une série de 14 victoires consécutives, quatrième plus longue de l’histoire de l’UFC, avec au tableau de chasse d’anciens champions comme José Aldo, Petr Yan et Henry Cejudo. La consécration arrive à l’UFC 306, en septembre 2024 : il domine Sean O’Malley aux points et repart avec la ceinture des poids coq.
Ce qui suit est l’un des règnes les plus actifs qu’on ait vus. Janvier 2025, UFC 311 : il neutralise l’invaincu Umar Nurmagomedov sur cinq rounds. Juin 2025, UFC 316 : il retrouve O’Malley et cette fois le finit, north-south choke au troisième round, histoire de couper court au débat. Octobre 2025, UFC 320 : il colle 20 takedowns à Sandhagen et conserve son titre une troisième fois. Trois défenses en moins d’un an. La machine ne chauffait même pas.
Puis vient l’UFC 323, le 6 décembre 2025. Petr Yan, qu’il avait déjà battu quelques années plus tôt, prend sa revanche et lui reprend la ceinture aux points sur cinq rounds. La série de 14 victoires s’arrête là. Le record de Dvalishvili s’établit désormais à 21 victoires pour 5 défaites. Pas de drame pour autant : à 35 ans passés, il reste l’un des tout meilleurs poids coq de la planète, et un troisième chapitre face à Yan est déjà dans les tuyaux. Connaissant le personnage, il ne prendra pas beaucoup de vacances avant de revenir tenter de reprendre son bien.










Il y a des combattants qui gèrent leur cardio. Et il y a Merab Dvalishvili, qui semble en avoir une réserve infinie et qui passe cinq rounds à noyer l’adversaire sous les changements de niveau. Le Géorgien de Vani, premier champion né en Géorgie de l’histoire de l’UFC, a bâti toute sa carrière sur une idée simple et épuisante à subir : avancer, tenter le takedown, se relever, recommencer. Son surnom, « The Machine », n’est pas du marketing. C’est une description de poste.
Dvalishvili évolue en poids coq (bantamweight), 1m68 pour 68 pouces d’allonge, en stance orthodox, sous les couleurs de la Serra-Longo Fight Team à New York. Sur le papier, il n’a rien d’un finisseur : sur ses 21 victoires, seulement 3 par KO et 2 par soumission. Le reste, ce sont des décisions. Mais quelles décisions. Le bonhomme détient le record UFC de takedowns en carrière, et il a posé 20 amenées au sol sur un seul combat de championnat contre Cory Sandhagen, un autre record. L’idée n’est pas de finir vite, c’est d’user. Round après round, l’adversaire lâche pendant que Merab, lui, accélère.
Longtemps, on lui a reproché de battre tout le monde sans jamais avoir sa chance au titre. Il a répondu par une série de 14 victoires consécutives, quatrième plus longue de l’histoire de l’UFC, avec au tableau de chasse d’anciens champions comme José Aldo, Petr Yan et Henry Cejudo. La consécration arrive à l’UFC 306, en septembre 2024 : il domine Sean O’Malley aux points et repart avec la ceinture des poids coq.
Ce qui suit est l’un des règnes les plus actifs qu’on ait vus. Janvier 2025, UFC 311 : il neutralise l’invaincu Umar Nurmagomedov sur cinq rounds. Juin 2025, UFC 316 : il retrouve O’Malley et cette fois le finit, north-south choke au troisième round, histoire de couper court au débat. Octobre 2025, UFC 320 : il colle 20 takedowns à Sandhagen et conserve son titre une troisième fois. Trois défenses en moins d’un an. La machine ne chauffait même pas.
Puis vient l’UFC 323, le 6 décembre 2025. Petr Yan, qu’il avait déjà battu quelques années plus tôt, prend sa revanche et lui reprend la ceinture aux points sur cinq rounds. La série de 14 victoires s’arrête là. Le record de Dvalishvili s’établit désormais à 21 victoires pour 5 défaites. Pas de drame pour autant : à 35 ans passés, il reste l’un des tout meilleurs poids coq de la planète, et un troisième chapitre face à Yan est déjà dans les tuyaux. Connaissant le personnage, il ne prendra pas beaucoup de vacances avant de revenir tenter de reprendre son bien.