Newsletter
Techniques, actus, nouveautés équipement et bons plans. Une fois par semaine, zéro spam. Juste ce qui aide à progresser.
Le 5 mars 2016, à l’UFC 196, Miesha Tate est menée aux points face à Holly Holm. Cinquième round, elle enchaîne un takedown, prend le dos, glisse un étranglement arrière et force Holm à taper. Rear-naked choke, championne du monde. Après des années à courir derrière une ceinture UFC, « Cupcake » venait enfin de mettre la main dessus — de la plus belle des manières, en soumission au dernier round.
Américaine de Xtreme Couture (Las Vegas), Miesha Tate fait partie des toutes premières femmes à avoir installé le MMA féminin sur la carte. Elle passe pro en 2007, et dès juillet 2011 elle décroche la ceinture bantamweight de Strikeforce en soumettant Marloes Coenen par arm-triangle au 4e round. Bantamweight, garde orthodoxe, 1,68 m pour 1,65 m d’allonge : un gabarit standard pour la catégorie, mais un moteur au-dessus de la moyenne et un jeu au sol qui a fait sa réputation.
Impossible de parler de Tate sans évoquer Ronda Rousey. Les deux se croisent deux fois, et deux fois Rousey l’emporte par armbar : en mars 2012 sous la bannière Strikeforce (1er round), puis en décembre 2013 à l’UFC 168 (3e round, après un combat qui décroche le bonus Fight of the Night). Tate ne bat jamais Rousey, mais cette rivalité électrique a énormément fait pour la visibilité de la division féminine à ses débuts. Son sacre de 2016 face à Holm — Performance of the Night au passage — vient donc récompenser une carrière de pionnière.
Le règne est court : elle perd la ceinture dès son premier défense face à Amanda Nunes, puis encaisse un revers contre Raquel Pennington à l’UFC 205. Dans la foulée, en novembre 2016, elle annonce sa retraite. Cinq ans plus tard, en juillet 2021, elle rechausse les gants et signe un retour tonitruant : TKO au 3e round sur Marion Reneau.
La suite est en dents de scie. Après un passage raté en flyweight (défaite face à Lauren Murphy), elle revient en bantamweight et sort l’un de ses plus beaux combats récents : une soumission par étranglement arrière sur Julia Avila en décembre 2023, récompensée d’un nouveau bonus Performance of the Night. Puis une victoire « qui sauve la carrière » contre Chelsea Chandler en août 2024, avant une défaite aux points face à Yana Santos en mai 2025 à Des Moines.
À l’heure d’écrire ces lignes, Miesha Tate n’a pas officiellement raccroché, mais elle ne s’en cache pas : elle penche plutôt pour l’arrêt, et évoque tout au plus un dernier combat. Son bilan pro parle pour elle — 20 victoires, 10 défaites, dont une majorité de finitions au sol (8 soumissions, 4 KO/TKO). Ex-championne Strikeforce et UFC, elle laisse surtout la trace d’une des combattantes qui ont fait exister le MMA féminin. Pas mal, pour quelqu’un qu’on surnomme « Cupcake ».






Le 5 mars 2016, à l’UFC 196, Miesha Tate est menée aux points face à Holly Holm. Cinquième round, elle enchaîne un takedown, prend le dos, glisse un étranglement arrière et force Holm à taper. Rear-naked choke, championne du monde. Après des années à courir derrière une ceinture UFC, « Cupcake » venait enfin de mettre la main dessus — de la plus belle des manières, en soumission au dernier round.
Américaine de Xtreme Couture (Las Vegas), Miesha Tate fait partie des toutes premières femmes à avoir installé le MMA féminin sur la carte. Elle passe pro en 2007, et dès juillet 2011 elle décroche la ceinture bantamweight de Strikeforce en soumettant Marloes Coenen par arm-triangle au 4e round. Bantamweight, garde orthodoxe, 1,68 m pour 1,65 m d’allonge : un gabarit standard pour la catégorie, mais un moteur au-dessus de la moyenne et un jeu au sol qui a fait sa réputation.
Impossible de parler de Tate sans évoquer Ronda Rousey. Les deux se croisent deux fois, et deux fois Rousey l’emporte par armbar : en mars 2012 sous la bannière Strikeforce (1er round), puis en décembre 2013 à l’UFC 168 (3e round, après un combat qui décroche le bonus Fight of the Night). Tate ne bat jamais Rousey, mais cette rivalité électrique a énormément fait pour la visibilité de la division féminine à ses débuts. Son sacre de 2016 face à Holm — Performance of the Night au passage — vient donc récompenser une carrière de pionnière.
Le règne est court : elle perd la ceinture dès son premier défense face à Amanda Nunes, puis encaisse un revers contre Raquel Pennington à l’UFC 205. Dans la foulée, en novembre 2016, elle annonce sa retraite. Cinq ans plus tard, en juillet 2021, elle rechausse les gants et signe un retour tonitruant : TKO au 3e round sur Marion Reneau.
La suite est en dents de scie. Après un passage raté en flyweight (défaite face à Lauren Murphy), elle revient en bantamweight et sort l’un de ses plus beaux combats récents : une soumission par étranglement arrière sur Julia Avila en décembre 2023, récompensée d’un nouveau bonus Performance of the Night. Puis une victoire « qui sauve la carrière » contre Chelsea Chandler en août 2024, avant une défaite aux points face à Yana Santos en mai 2025 à Des Moines.
À l’heure d’écrire ces lignes, Miesha Tate n’a pas officiellement raccroché, mais elle ne s’en cache pas : elle penche plutôt pour l’arrêt, et évoque tout au plus un dernier combat. Son bilan pro parle pour elle — 20 victoires, 10 défaites, dont une majorité de finitions au sol (8 soumissions, 4 KO/TKO). Ex-championne Strikeforce et UFC, elle laisse surtout la trace d’une des combattantes qui ont fait exister le MMA féminin. Pas mal, pour quelqu’un qu’on surnomme « Cupcake ».