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Le 6 décembre 2025, à Las Vegas, Petr Yan lève enfin les bras sur une décision unanime face à Merab Dvalishvili. Quatre ans et demi après avoir perdu sa ceinture sur un genou illégal, « No Mercy » redevient champion bantamweight de l’UFC. Peu de combattants ont fait ce chemin retour aussi long, et aussi propre.
Né à Dudinka, en Sibérie, Yan est d’abord un boxeur avant d’être un combattant MMA : il est Maître du Sport en boxe, et ça se voit à chaque échange. En juillet 2020, il décroche la ceinture bantamweight laissée vacante en démontant José Aldo par TKO au 5e round. Le sommet ne dure pas : à l’UFC 259, en mars 2021, il est disqualifié au 4e round contre Aljamain Sterling pour un genou porté sur adversaire au sol. Une fin de combat frustrante, un titre qui file. Il se console en octobre avec la ceinture intérimaire, battant Cory Sandhagen aux points, mais la suite est une série de résultats serrés qui le sortent de la course au titre.
C’est en mars 2024 que Yan relance vraiment la machine. À l’UFC 299, il domine Song Yadong sur décision unanime et remet les pendules à l’heure. Rebelote en novembre à Macau contre l’ancien champion des mouches Deiveson Figueiredo, encore aux points, puis en juillet 2025 face à Marcus McGhee. Trois victoires alignées, toutes par décision, toutes construites sur la même recette : pression, boxe compacte, volume de frappes. Ce n’est pas spectaculaire au sens des KO, mais c’est d’une régularité redoutable.
Et puis vient la revanche. Dvalishvili l’avait battu en 2023 dans un combat accroché ; le 6 décembre 2025, à l’UFC 323, Yan renverse le script et l’emporte 49-46, 49-46, 48-47. Score égalisé à une victoire partout entre les deux hommes, ceinture récupérée. Yan devient l’un des rares à avoir été deux fois champion bantamweight de l’UFC.
Le style Yan, c’est de la boxe avant tout. Switch-hitter, il change de garde, avance derrière une garde haute étagée et empile les touches significatives : il détient le record de frappes significatives de l’histoire de la catégorie bantamweight à l’UFC, plus de 1 400. Son bilan de 20 victoires pour 5 défaites compte 7 KO, mais l’essentiel de ses succès récents passe par les cartons des juges, à l’usure. Ceinture bleue de JJB, il n’a rien d’un finisseur au sol : sa force, c’est de dicter le rythme debout et de ne jamais lâcher la pression.
Champion en titre à 135 livres, Yan est aussi classé dans le top 3 pound-for-pound de l’UFC courant 2026. La logique du sport pousse vers une trilogie : le camp de Dvalishvili, via le coach John Wood, a confirmé travailler sur un troisième affrontement pour la ceinture. Une belle 3e manche en perspective pour départager deux des meilleurs bantamweights de la planète.










Le 6 décembre 2025, à Las Vegas, Petr Yan lève enfin les bras sur une décision unanime face à Merab Dvalishvili. Quatre ans et demi après avoir perdu sa ceinture sur un genou illégal, « No Mercy » redevient champion bantamweight de l’UFC. Peu de combattants ont fait ce chemin retour aussi long, et aussi propre.
Né à Dudinka, en Sibérie, Yan est d’abord un boxeur avant d’être un combattant MMA : il est Maître du Sport en boxe, et ça se voit à chaque échange. En juillet 2020, il décroche la ceinture bantamweight laissée vacante en démontant José Aldo par TKO au 5e round. Le sommet ne dure pas : à l’UFC 259, en mars 2021, il est disqualifié au 4e round contre Aljamain Sterling pour un genou porté sur adversaire au sol. Une fin de combat frustrante, un titre qui file. Il se console en octobre avec la ceinture intérimaire, battant Cory Sandhagen aux points, mais la suite est une série de résultats serrés qui le sortent de la course au titre.
C’est en mars 2024 que Yan relance vraiment la machine. À l’UFC 299, il domine Song Yadong sur décision unanime et remet les pendules à l’heure. Rebelote en novembre à Macau contre l’ancien champion des mouches Deiveson Figueiredo, encore aux points, puis en juillet 2025 face à Marcus McGhee. Trois victoires alignées, toutes par décision, toutes construites sur la même recette : pression, boxe compacte, volume de frappes. Ce n’est pas spectaculaire au sens des KO, mais c’est d’une régularité redoutable.
Et puis vient la revanche. Dvalishvili l’avait battu en 2023 dans un combat accroché ; le 6 décembre 2025, à l’UFC 323, Yan renverse le script et l’emporte 49-46, 49-46, 48-47. Score égalisé à une victoire partout entre les deux hommes, ceinture récupérée. Yan devient l’un des rares à avoir été deux fois champion bantamweight de l’UFC.
Le style Yan, c’est de la boxe avant tout. Switch-hitter, il change de garde, avance derrière une garde haute étagée et empile les touches significatives : il détient le record de frappes significatives de l’histoire de la catégorie bantamweight à l’UFC, plus de 1 400. Son bilan de 20 victoires pour 5 défaites compte 7 KO, mais l’essentiel de ses succès récents passe par les cartons des juges, à l’usure. Ceinture bleue de JJB, il n’a rien d’un finisseur au sol : sa force, c’est de dicter le rythme debout et de ne jamais lâcher la pression.
Champion en titre à 135 livres, Yan est aussi classé dans le top 3 pound-for-pound de l’UFC courant 2026. La logique du sport pousse vers une trilogie : le camp de Dvalishvili, via le coach John Wood, a confirmé travailler sur un troisième affrontement pour la ceinture. Une belle 3e manche en perspective pour départager deux des meilleurs bantamweights de la planète.