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Né le 12 septembre 1984 à Brasília d’un père syrien et d’une mère brésilienne, Rani Ahmad Yahya boucle sa carrière MMA sur un bilan de 28 victoires, 12 défaites, 1 nul et 1 sans-décision. Le chiffre qui saute aux yeux : 21 de ces 28 victoires sont venues par soumission. Aucun autre poids coq de l’histoire de l’UFC n’a tenté autant de soumissions que lui.
Sa carte de visite, c’est le sol. Ceinture noire 5e degré de jiu-jitsu brésilien, Yahya a été champion du monde IBJJF chez les brown belts en 2003, puis de nouveau titré en catégorie master (Pena) en 2019, preuve qu’à 34 ans son grappling restait au niveau mondial. Sur les tapis du grappling pur, il a décroché l’or à l’ADCC 2007 dans la division des -66 kg, après l’argent dans la même catégorie en 2005 — le sommet du submission wrestling.
Il débarque en cage nord-américaine via le WEC. Pour ses débuts, le 3 mai 2007 à WEC 28, il étrangle l’ancien champion featherweight Mark Hominick par étranglement arrière au premier round. Le ton est donné : quand un adversaire finit au sol avec Yahya, la fin arrive vite.
À l’UFC, où il combat en poids coq après un passage chez les featherweights, il aligne des finitions qui font partie de son ADN technique. Sa spécialité maison, le north-south choke, lui offre notamment la soumission de Josh Grispi. Son jeu de soumission varié — kimuras, étranglements en triangle de bras, guillotines, un heel hook, un Peruvian necktie — explique pourquoi il finit deuxième de tous les temps chez les coqs UFC en victoires par soumission.
La carrière n’a pas été un long fleuve tranquille. Les combattants explosifs debout, comme Chad Mendes ou plus tard Ricky Simón, ont exposé la limite de son jeu quand le combat restait à distance. Son dernier combat, le 27 avril 2024 à Las Vegas contre Victor Henry, se solde par un TKO au troisième round — une sortie de cage à 39 ans, sans retraite officiellement annoncée.
Ce qu’il faut retenir de Rani Yahya : un pur produit du jiu-jitsu de haut niveau qui a traduit ses titres de grappling en une longévité rare au plus haut niveau du MMA, sur près de deux décennies. Un cas d’école pour quiconque veut comprendre comment un finisseur au sol construit un palmarès.




Né le 12 septembre 1984 à Brasília d’un père syrien et d’une mère brésilienne, Rani Ahmad Yahya boucle sa carrière MMA sur un bilan de 28 victoires, 12 défaites, 1 nul et 1 sans-décision. Le chiffre qui saute aux yeux : 21 de ces 28 victoires sont venues par soumission. Aucun autre poids coq de l’histoire de l’UFC n’a tenté autant de soumissions que lui.
Sa carte de visite, c’est le sol. Ceinture noire 5e degré de jiu-jitsu brésilien, Yahya a été champion du monde IBJJF chez les brown belts en 2003, puis de nouveau titré en catégorie master (Pena) en 2019, preuve qu’à 34 ans son grappling restait au niveau mondial. Sur les tapis du grappling pur, il a décroché l’or à l’ADCC 2007 dans la division des -66 kg, après l’argent dans la même catégorie en 2005 — le sommet du submission wrestling.
Il débarque en cage nord-américaine via le WEC. Pour ses débuts, le 3 mai 2007 à WEC 28, il étrangle l’ancien champion featherweight Mark Hominick par étranglement arrière au premier round. Le ton est donné : quand un adversaire finit au sol avec Yahya, la fin arrive vite.
À l’UFC, où il combat en poids coq après un passage chez les featherweights, il aligne des finitions qui font partie de son ADN technique. Sa spécialité maison, le north-south choke, lui offre notamment la soumission de Josh Grispi. Son jeu de soumission varié — kimuras, étranglements en triangle de bras, guillotines, un heel hook, un Peruvian necktie — explique pourquoi il finit deuxième de tous les temps chez les coqs UFC en victoires par soumission.
La carrière n’a pas été un long fleuve tranquille. Les combattants explosifs debout, comme Chad Mendes ou plus tard Ricky Simón, ont exposé la limite de son jeu quand le combat restait à distance. Son dernier combat, le 27 avril 2024 à Las Vegas contre Victor Henry, se solde par un TKO au troisième round — une sortie de cage à 39 ans, sans retraite officiellement annoncée.
Ce qu’il faut retenir de Rani Yahya : un pur produit du jiu-jitsu de haut niveau qui a traduit ses titres de grappling en une longévité rare au plus haut niveau du MMA, sur près de deux décennies. Un cas d’école pour quiconque veut comprendre comment un finisseur au sol construit un palmarès.