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Il y a des combattants qui gagnent, et il y a Robbie Lawler. Le genre à transformer chaque round en guerre de tranchées, à encaisser un coup pour en placer deux, et à faire lever une salle entière parce que le KO peut tomber à n’importe quelle seconde. Southpaw, gaucher qui frappe comme un camion, « Ruthless » a passé plus de vingt ans à donner au MMA quelques-uns de ses combats les plus mémorables. Aujourd’hui, il est retraité, membre du UFC Hall of Fame, et son nom reste synonyme de courage brut.
Lawler démarre jeune et vite. Dès le début des années 2000, il se fait remarquer à l’UFC avant de bourlinguer partout : PRIDE au Japon, EliteXC où il décroche même la ceinture des poids moyens, Strikeforce, King of the Cage. Il balade son punch entre welterweight et middleweight pendant plus d’une décennie, avec des hauts et des bas, mais toujours cette réputation de puncheur qui peut éteindre n’importe qui.
Son retour à l’UFC en 2013 change tout. Le vétéran qu’on croyait sur le déclin se réinvente en welterweight et enchaîne. Le 6 décembre 2014, à l’UFC 181, il bat Johny Hendricks par décision partagée et devient champion des mi-moyens de l’UFC. Une consécration arrachée aux poings, après des années de galère.
Si Lawler est entré dans l’histoire, c’est autant pour ses titres que pour ses combats à couper le souffle. Le 11 juillet 2015, à l’UFC 189, il défend sa ceinture contre Rory MacDonald dans un duel devenu culte : cinq rounds d’une violence hallucinante, deux visages en sang, avant que Lawler ne conclue par TKO au cinquième. ESPN a élu ce combat meilleur affrontement de l’histoire de l’UFC en 2017, et il a valu à Lawler une place au Hall of Fame dans la catégorie « Fight Wing ».
Six mois plus tard, à l’UFC 195 le 2 janvier 2016, il remet ça face à Carlos Condit. Cinq rounds accrochés, une décision partagée en sa faveur, et encore un candidat au combat de l’année. Lawler perdra finalement sa ceinture face à Tyron Woodley le 30 juillet 2016. Sur l’ensemble de sa carrière, il aura signé 22 de ses victoires par KO — un chiffre qui résume tout son style.
Robbie Lawler a tiré sa révérence le 8 juillet 2023, à l’UFC 290, face à Niko Price. Le scénario ? Parfait. Trois gauches enchaînées, Price au sol, arbitrage stoppé à 38 secondes du premier round. Un KO éclair pour dire au revoir, quelques jours seulement après son intronisation au UFC Hall of Fame. Il raccroche les gants avec un bilan de 30 victoires pour 16 défaites et un no contest.
Aujourd’hui retraité, « Ruthless » laisse derrière lui l’image d’un guerrier qui n’a jamais reculé. Pas le combattant le plus technique de sa génération, mais sans doute l’un des plus courageux — et à coup sûr l’un des plus spectaculaires. Le genre de nom qu’on ressort au club quand on veut expliquer ce que veut dire « aller au feu ».




Il y a des combattants qui gagnent, et il y a Robbie Lawler. Le genre à transformer chaque round en guerre de tranchées, à encaisser un coup pour en placer deux, et à faire lever une salle entière parce que le KO peut tomber à n’importe quelle seconde. Southpaw, gaucher qui frappe comme un camion, « Ruthless » a passé plus de vingt ans à donner au MMA quelques-uns de ses combats les plus mémorables. Aujourd’hui, il est retraité, membre du UFC Hall of Fame, et son nom reste synonyme de courage brut.
Lawler démarre jeune et vite. Dès le début des années 2000, il se fait remarquer à l’UFC avant de bourlinguer partout : PRIDE au Japon, EliteXC où il décroche même la ceinture des poids moyens, Strikeforce, King of the Cage. Il balade son punch entre welterweight et middleweight pendant plus d’une décennie, avec des hauts et des bas, mais toujours cette réputation de puncheur qui peut éteindre n’importe qui.
Son retour à l’UFC en 2013 change tout. Le vétéran qu’on croyait sur le déclin se réinvente en welterweight et enchaîne. Le 6 décembre 2014, à l’UFC 181, il bat Johny Hendricks par décision partagée et devient champion des mi-moyens de l’UFC. Une consécration arrachée aux poings, après des années de galère.
Si Lawler est entré dans l’histoire, c’est autant pour ses titres que pour ses combats à couper le souffle. Le 11 juillet 2015, à l’UFC 189, il défend sa ceinture contre Rory MacDonald dans un duel devenu culte : cinq rounds d’une violence hallucinante, deux visages en sang, avant que Lawler ne conclue par TKO au cinquième. ESPN a élu ce combat meilleur affrontement de l’histoire de l’UFC en 2017, et il a valu à Lawler une place au Hall of Fame dans la catégorie « Fight Wing ».
Six mois plus tard, à l’UFC 195 le 2 janvier 2016, il remet ça face à Carlos Condit. Cinq rounds accrochés, une décision partagée en sa faveur, et encore un candidat au combat de l’année. Lawler perdra finalement sa ceinture face à Tyron Woodley le 30 juillet 2016. Sur l’ensemble de sa carrière, il aura signé 22 de ses victoires par KO — un chiffre qui résume tout son style.
Robbie Lawler a tiré sa révérence le 8 juillet 2023, à l’UFC 290, face à Niko Price. Le scénario ? Parfait. Trois gauches enchaînées, Price au sol, arbitrage stoppé à 38 secondes du premier round. Un KO éclair pour dire au revoir, quelques jours seulement après son intronisation au UFC Hall of Fame. Il raccroche les gants avec un bilan de 30 victoires pour 16 défaites et un no contest.
Aujourd’hui retraité, « Ruthless » laisse derrière lui l’image d’un guerrier qui n’a jamais reculé. Pas le combattant le plus technique de sa génération, mais sans doute l’un des plus courageux — et à coup sûr l’un des plus spectaculaires. Le genre de nom qu’on ressort au club quand on veut expliquer ce que veut dire « aller au feu ».