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Il y a des combattants qu’on adore détester, et d’autres qu’on respecte sans jamais pouvoir leur reprocher quoi que ce soit. Robert Whittaker est clairement dans la deuxième catégorie. Poli, souriant, presque timide au micro, l’Australien devient une tout autre bête une fois la cage fermée. Boxe précise, jab qui vise le foie, contres qui claquent : « The Reaper » (surnommé aussi « Bobby Knuckles » pour ses phalanges qui parlent) a bâti sa carrière sur un striking technique et un cardio à toute épreuve. Avec 27 victoires pour 9 défaites, dont 11 par KO et 5 par soumission, il reste l’un des frappeurs les plus complets de sa génération.
Né en Nouvelle-Zélande de parents d’origine samoane, élevé en Australie, Whittaker se fait un nom en remportant la saison The Ultimate Fighter: The Smashes en welterweight, fin 2012, face à Brad Scott. Il monte ensuite en middleweight et enchaîne les performances qui font lever les foules. Son coup de pied à la tête sur Derek Brunson en 2016, puis surtout la finition de Ronaldo « Jacaré » Souza en 2017, personne d’aussi coriace n’avait été fini depuis 2008, le propulsent dans le grand bain.
Le sommet arrive à l’UFC 213, le 8 juillet 2017 : Whittaker bat Yoel Romero aux points sur cinq rounds pour décrocher le titre intérimaire des poids moyens, malgré un genou en vrac dès le premier round. Il devient champion incontesté quelques mois plus tard, quand Georges St-Pierre laisse la ceinture vacante. Première ceinture UFC de l’histoire pour un Australien.
Son règne s’arrête à l’UFC 243, en octobre 2019 : devant plus de 57 000 spectateurs à Melbourne, Israel Adesanya le stoppe au deuxième round. Un coup dur, mais Whittaker fait ce qu’il sait faire de mieux, il revient. Il remonte le classement, s’offre une belle série et reste des années durant l’un des tout meilleurs de la division, même si la couronne lui échappe à chaque nouvelle tentative.
Les temps récents ont été plus rugueux. En octobre 2024, à l’UFC 308, il tombe sur le rouleau compresseur Khamzat Chimaev, soumis au premier round. En juillet 2025, il s’incline sur décision partagée face à Reinier de Ridder, un combat serré où un seul juge lui donne la victoire. De quoi remettre les compteurs à zéro.
Plutôt que de s’entêter, Whittaker a changé de décor. Le 11 juillet 2026, à l’UFC 329, il fait ses débuts en light heavyweight (205 lb) et signe une victoire par TKO sur Nikita Krylov au troisième round. Une manière de prouver qu’à un âge où beaucoup lèvent le pied, « The Reaper » a encore de la ressource, et de la faim. Rattaché à la Gracie Jiu-Jitsu Smeaton Grange, orthodoxe jusqu’au bout, Whittaker reste un cas d’école pour quiconque veut comprendre ce qu’est le striking intelligent en MMA.










Il y a des combattants qu’on adore détester, et d’autres qu’on respecte sans jamais pouvoir leur reprocher quoi que ce soit. Robert Whittaker est clairement dans la deuxième catégorie. Poli, souriant, presque timide au micro, l’Australien devient une tout autre bête une fois la cage fermée. Boxe précise, jab qui vise le foie, contres qui claquent : « The Reaper » (surnommé aussi « Bobby Knuckles » pour ses phalanges qui parlent) a bâti sa carrière sur un striking technique et un cardio à toute épreuve. Avec 27 victoires pour 9 défaites, dont 11 par KO et 5 par soumission, il reste l’un des frappeurs les plus complets de sa génération.
Né en Nouvelle-Zélande de parents d’origine samoane, élevé en Australie, Whittaker se fait un nom en remportant la saison The Ultimate Fighter: The Smashes en welterweight, fin 2012, face à Brad Scott. Il monte ensuite en middleweight et enchaîne les performances qui font lever les foules. Son coup de pied à la tête sur Derek Brunson en 2016, puis surtout la finition de Ronaldo « Jacaré » Souza en 2017, personne d’aussi coriace n’avait été fini depuis 2008, le propulsent dans le grand bain.
Le sommet arrive à l’UFC 213, le 8 juillet 2017 : Whittaker bat Yoel Romero aux points sur cinq rounds pour décrocher le titre intérimaire des poids moyens, malgré un genou en vrac dès le premier round. Il devient champion incontesté quelques mois plus tard, quand Georges St-Pierre laisse la ceinture vacante. Première ceinture UFC de l’histoire pour un Australien.
Son règne s’arrête à l’UFC 243, en octobre 2019 : devant plus de 57 000 spectateurs à Melbourne, Israel Adesanya le stoppe au deuxième round. Un coup dur, mais Whittaker fait ce qu’il sait faire de mieux, il revient. Il remonte le classement, s’offre une belle série et reste des années durant l’un des tout meilleurs de la division, même si la couronne lui échappe à chaque nouvelle tentative.
Les temps récents ont été plus rugueux. En octobre 2024, à l’UFC 308, il tombe sur le rouleau compresseur Khamzat Chimaev, soumis au premier round. En juillet 2025, il s’incline sur décision partagée face à Reinier de Ridder, un combat serré où un seul juge lui donne la victoire. De quoi remettre les compteurs à zéro.
Plutôt que de s’entêter, Whittaker a changé de décor. Le 11 juillet 2026, à l’UFC 329, il fait ses débuts en light heavyweight (205 lb) et signe une victoire par TKO sur Nikita Krylov au troisième round. Une manière de prouver qu’à un âge où beaucoup lèvent le pied, « The Reaper » a encore de la ressource, et de la faim. Rattaché à la Gracie Jiu-Jitsu Smeaton Grange, orthodoxe jusqu’au bout, Whittaker reste un cas d’école pour quiconque veut comprendre ce qu’est le striking intelligent en MMA.