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Rolando Bedoya a commencé le karaté à 10 ans à Callao, dans la banlieue de Lima. Ce n’est pas un hasard si ce quartier portuaire, l’un des plus durs du Pérou, a forgé un gars qui encaisse sans jamais plier. Il passe professionnel en mai 2014, enchaîne les victoires en Amérique du Sud dans des organisations comme Fusion FC et Inka FC, et construit patiemment un record de 14-1 sur neuf ans — dont onze victoires consécutives avant de poser le pied dans l’Octogone de l’UFC. Il rejoint entre-temps le mythique camp Chute Boxe, le même qui a produit Wanderlei Silva et Anderson Silva, pour affiner son jeu.
Sur les seize combats que compte sa carrière hors UFC, Bedoya ne se fait jamais stopper une seule fois. Quatre victoires par KO, trois par soumission, sept aux points : il sait finir quand l’opportunité se présente, mais il a aussi les cardio et le mental pour aller la distance. Ceinture violette en jiu-jitsu brésilien, ceinture marron en kick-boxing — il est frappeur de formation, avec un jeu de jambes au corps basé sur les low kicks et les combinaisons courtes. Son moteur, il l’assume sans détour : « Ma mère m’a énormément soutenu, je me bats pour lui offrir une vie meilleure. »
Le 6 mai 2023 à Newark, lors d’UFC 288, Bedoya fait ses débuts à l’Octogone face à Khaos Williams. Il délivre une prestation propre — travail de jambes, leg kicks bien placés, combinaisons rythmées — et beaucoup d’observateurs le croient vainqueur. Deux juges sur trois en décident autrement : défaite en split decision. Un début douloureux, mais révélateur d’une réalité qui va se confirmer.
Le 26 août 2023 à Singapour, il retrouve l’Octogone contre Kenan Song, vainqueur en décision unanime (29-28 sur les trois cartes). Même scénario le 3 août 2024 à Abu Dhabi face à Jai Herbert, qui l’emporte 30-27 sur deux cartes. Le 27 septembre 2025 à Perth, Jamie Mullarkey le neutralise au sol dès les premières minutes et s’impose sans forcer aux points. Quatre combats à l’UFC, quatre défaites, toutes par décision — jamais stoppé, jamais dominé de façon écrasante, mais jamais capable de renverser les juges en sa faveur.
À 28 ans, Rolando Bedoya présente un bilan de 14 victoires et 5 défaites au niveau professionnel. Il reste l’un des rares combattants de la division welterweight à ne jamais avoir été arrêté en carrière — ni par KO, ni par soumission. Le « The Machine » de Callao tourne encore, mais la marge entre lui et le top UFC reste à combler.








Rolando Bedoya a commencé le karaté à 10 ans à Callao, dans la banlieue de Lima. Ce n’est pas un hasard si ce quartier portuaire, l’un des plus durs du Pérou, a forgé un gars qui encaisse sans jamais plier. Il passe professionnel en mai 2014, enchaîne les victoires en Amérique du Sud dans des organisations comme Fusion FC et Inka FC, et construit patiemment un record de 14-1 sur neuf ans — dont onze victoires consécutives avant de poser le pied dans l’Octogone de l’UFC. Il rejoint entre-temps le mythique camp Chute Boxe, le même qui a produit Wanderlei Silva et Anderson Silva, pour affiner son jeu.
Sur les seize combats que compte sa carrière hors UFC, Bedoya ne se fait jamais stopper une seule fois. Quatre victoires par KO, trois par soumission, sept aux points : il sait finir quand l’opportunité se présente, mais il a aussi les cardio et le mental pour aller la distance. Ceinture violette en jiu-jitsu brésilien, ceinture marron en kick-boxing — il est frappeur de formation, avec un jeu de jambes au corps basé sur les low kicks et les combinaisons courtes. Son moteur, il l’assume sans détour : « Ma mère m’a énormément soutenu, je me bats pour lui offrir une vie meilleure. »
Le 6 mai 2023 à Newark, lors d’UFC 288, Bedoya fait ses débuts à l’Octogone face à Khaos Williams. Il délivre une prestation propre — travail de jambes, leg kicks bien placés, combinaisons rythmées — et beaucoup d’observateurs le croient vainqueur. Deux juges sur trois en décident autrement : défaite en split decision. Un début douloureux, mais révélateur d’une réalité qui va se confirmer.
Le 26 août 2023 à Singapour, il retrouve l’Octogone contre Kenan Song, vainqueur en décision unanime (29-28 sur les trois cartes). Même scénario le 3 août 2024 à Abu Dhabi face à Jai Herbert, qui l’emporte 30-27 sur deux cartes. Le 27 septembre 2025 à Perth, Jamie Mullarkey le neutralise au sol dès les premières minutes et s’impose sans forcer aux points. Quatre combats à l’UFC, quatre défaites, toutes par décision — jamais stoppé, jamais dominé de façon écrasante, mais jamais capable de renverser les juges en sa faveur.
À 28 ans, Rolando Bedoya présente un bilan de 14 victoires et 5 défaites au niveau professionnel. Il reste l’un des rares combattants de la division welterweight à ne jamais avoir été arrêté en carrière — ni par KO, ni par soumission. Le « The Machine » de Callao tourne encore, mais la marge entre lui et le top UFC reste à combler.