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Quinze secondes. C’est le temps qu’il a fallu à Tom Aspinall pour expédier son premier combat pro en 2014. Depuis, le gaillard de Manchester n’a pas vraiment changé de méthode : chez les poids lourds, une catégorie réputée pour ses batailles longues et poussives, lui finit le travail avant même que l’adversaire ait chauffé les épaules. Sa durée moyenne de combat à l’UFC tourne autour de 2 minutes 18 : l’une des plus courtes de toute l’histoire de la promotion. Pour un mastodonte d’1,96 m avec 1,98 m d’allonge, c’est une anomalie statistique.
Né le 11 avril 1993 à Salford, Tom grandit à Atherton, dans la banlieue de Manchester. Son père le met sur le tatami à sept ans, dans un club de self-defense local. Catch wrestling, boxe, puis jiu-jitsu brésilien jusqu’à la ceinture noire : le socle est complet avant même qu’il ne pense au MMA. Quand son père devient entraîneur à la Team Kaobon, la salle de référence de Liverpool, Tom y pose ses gants pour de bon. Amateur, il boucle un parcours parfait de 9-0 avec huit finitions. Le décor est planté.
Aspinall n’est pas un simple bourrin qui balance des bombes en espérant toucher. Ses chiffres racontent un combattant complet et redoutablement précis : autour de 68 % de précision aux frappes significatives, 100 % de défense de takedown, une ceinture noire de JJB qui lui a valu plusieurs soumissions propres. Il frappe fort de la main droite mais sait aussi enrouler un bras tendu ou un étranglement quand ça part au sol. C’est cette double menace qui rend son cas si compliqué à préparer : on ne sait jamais par où l’orage va arriver.
Ses débuts à l’UFC donnent le ton. TKO en 45 secondes contre Jake Collier en juillet 2020, étranglement arrière sur le vétéran Andrei Arlovski en février 2021, puis un armbar propre sur Alexander Volkov en mars 2022. À chaque fois, un bonus de la Performance de la Soirée dans la poche. Le seul accroc arrive en juillet 2022 : face à Curtis Blaydes, son genou lâche dès les premières secondes et le combat s’arrête sur blessure. Un an de rééducation, et rien de cassé dans la carrière.
Le retour est spectaculaire. À l’UFC 295 en novembre 2023, Aspinall accepte au pied levé, avec deux semaines de préavis, d’affronter le cogneur russe Sergei Pavlovich pour la ceinture intérimaire des poids lourds. KO au premier round, un peu plus d’une minute au chrono. Nouveau bonus. En juillet 2024, à l’UFC 304, il règle enfin ses comptes avec Blaydes lors du match retour : KO là encore au premier round, autour de la minute de jeu, 100 000 dollars de prime à la clé.
En juin 2025, la retraite annoncée de Jon Jones change tout : Aspinall est promu champion incontesté des poids lourds. Sa première défense, à l’UFC 321 le 25 octobre 2025 face au Français Ciryl Gane, tourne au scénario cruel : un doigt dans l’œil accidentel de Gane au premier round laisse Tom incapable de voir. Le combat est déclaré no contest, il conserve son titre mais file à l’hôpital, avec plusieurs opérations de l’œil à prévoir. Un revers de fortune, pas une défaite.
À plus de trente ans, Aspinall n’a toujours pas connu la moindre défaite propre à l’UFC : ses deux seuls arrêts (Blaydes, puis le no contest de Gane) sont dus à une blessure et à un doigt dans l’œil, jamais à un adversaire qui l’aurait dominé. Classé dans le top des poids lourds pound-for-pound, il incarne le futur d’une catégorie qui attendait un champion capable de finir vite et bien. Reste à régler proprement le chapitre Gane, sans coup du sort cette fois.










Quinze secondes. C’est le temps qu’il a fallu à Tom Aspinall pour expédier son premier combat pro en 2014. Depuis, le gaillard de Manchester n’a pas vraiment changé de méthode : chez les poids lourds, une catégorie réputée pour ses batailles longues et poussives, lui finit le travail avant même que l’adversaire ait chauffé les épaules. Sa durée moyenne de combat à l’UFC tourne autour de 2 minutes 18 : l’une des plus courtes de toute l’histoire de la promotion. Pour un mastodonte d’1,96 m avec 1,98 m d’allonge, c’est une anomalie statistique.
Né le 11 avril 1993 à Salford, Tom grandit à Atherton, dans la banlieue de Manchester. Son père le met sur le tatami à sept ans, dans un club de self-defense local. Catch wrestling, boxe, puis jiu-jitsu brésilien jusqu’à la ceinture noire : le socle est complet avant même qu’il ne pense au MMA. Quand son père devient entraîneur à la Team Kaobon, la salle de référence de Liverpool, Tom y pose ses gants pour de bon. Amateur, il boucle un parcours parfait de 9-0 avec huit finitions. Le décor est planté.
Aspinall n’est pas un simple bourrin qui balance des bombes en espérant toucher. Ses chiffres racontent un combattant complet et redoutablement précis : autour de 68 % de précision aux frappes significatives, 100 % de défense de takedown, une ceinture noire de JJB qui lui a valu plusieurs soumissions propres. Il frappe fort de la main droite mais sait aussi enrouler un bras tendu ou un étranglement quand ça part au sol. C’est cette double menace qui rend son cas si compliqué à préparer : on ne sait jamais par où l’orage va arriver.
Ses débuts à l’UFC donnent le ton. TKO en 45 secondes contre Jake Collier en juillet 2020, étranglement arrière sur le vétéran Andrei Arlovski en février 2021, puis un armbar propre sur Alexander Volkov en mars 2022. À chaque fois, un bonus de la Performance de la Soirée dans la poche. Le seul accroc arrive en juillet 2022 : face à Curtis Blaydes, son genou lâche dès les premières secondes et le combat s’arrête sur blessure. Un an de rééducation, et rien de cassé dans la carrière.
Le retour est spectaculaire. À l’UFC 295 en novembre 2023, Aspinall accepte au pied levé, avec deux semaines de préavis, d’affronter le cogneur russe Sergei Pavlovich pour la ceinture intérimaire des poids lourds. KO au premier round, un peu plus d’une minute au chrono. Nouveau bonus. En juillet 2024, à l’UFC 304, il règle enfin ses comptes avec Blaydes lors du match retour : KO là encore au premier round, autour de la minute de jeu, 100 000 dollars de prime à la clé.
En juin 2025, la retraite annoncée de Jon Jones change tout : Aspinall est promu champion incontesté des poids lourds. Sa première défense, à l’UFC 321 le 25 octobre 2025 face au Français Ciryl Gane, tourne au scénario cruel : un doigt dans l’œil accidentel de Gane au premier round laisse Tom incapable de voir. Le combat est déclaré no contest, il conserve son titre mais file à l’hôpital, avec plusieurs opérations de l’œil à prévoir. Un revers de fortune, pas une défaite.
À plus de trente ans, Aspinall n’a toujours pas connu la moindre défaite propre à l’UFC : ses deux seuls arrêts (Blaydes, puis le no contest de Gane) sont dus à une blessure et à un doigt dans l’œil, jamais à un adversaire qui l’aurait dominé. Classé dans le top des poids lourds pound-for-pound, il incarne le futur d’une catégorie qui attendait un champion capable de finir vite et bien. Reste à régler proprement le chapitre Gane, sans coup du sort cette fois.