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Pendant six ans, Tony « El Cucuy » Ferguson a été l’homme le plus imprévisible de la division légers de l’UFC. Coudes en descente, garde caoutchouc, cardio de possédé et un style qui semblait sortir d’un autre sport : personne ne combattait comme lui. Entre 2013 et 2019, il aligne douze victoires d’affilée, l’une des plus longues séries de l’histoire de la catégorie. Et pourtant, le combat qui aurait dû définir sa carrière n’a jamais eu lieu.
Ferguson se fait connaître en remportant la treizième saison de The Ultimate Fighter en 2011, la porte d’entrée classique vers le grand bain. Ce qui suit est une montée en puissance méthodique : il enchaîne les finitions, mélange le KO et la soumission avec la même facilité, et devient vite l’un des cauchemars de la division. En octobre 2017, à l’UFC 216, il étrangle Kevin Lee par triangle et décroche la ceinture intérimaire des légers. Le natif d’Oxnard tenait enfin sa récompense.
Ferguson contre Khabib Nurmagomedov, c’est l’histoire de rendez-vous manqués la plus célèbre du MMA moderne. Programmé puis annulé à cinq reprises, pour cause de blessures, de coupes de poids ratées ou de circonstances imprévues, ce choc entre deux invaincus de la division n’a jamais pu se tenir. Les fans en parlent encore comme du plus grand combat que l’UFC n’a jamais réussi à organiser.
Tout s’écroule le 9 mai 2020. À l’UFC 249, Justin Gaethje décortique Ferguson debout et l’arrête au cinquième round, mettant fin à sa série de douze victoires. Ce qui n’était qu’une défaite se transforme en spirale : Charles Oliveira, Beneil Dariush, Michael Chandler par KO, Nate Diaz par soumission, King Green, Paddy Pimblett. À chaque fois, le même scénario ou presque. Le 3 août 2024, à Abu Dhabi, Michael Chiesa le soumet au premier round : c’est sa huitième défaite consécutive à l’UFC, un record dont personne ne veut, qui dépasse les sept revers d’affilée de BJ Penn.
Ce soir-là, Ferguson retire un seul gant sur l’octogone, geste symbolique de la retraite. Mais il se ravise aussitôt : « Ce n’est pas le moment, j’ai encore des choses à régler. » Fin de l’aventure UFC pour un palmarès de 25 victoires et 11 défaites.
Ferguson n’a jamais officiellement raccroché. Après son départ de l’UFC, il s’est tourné vers la boxe professionnelle et a fini par stopper l’hémorragie en s’offrant une victoire par arrêt de l’arbitre en 2025, sa première main levée depuis des années. À plus de 40 ans, l’homme reste fidèle à lui-même : imprévisible, têtu, et pas franchement décidé à ranger les gants pour de bon. Le combat contre Khabib restera l’un des grands « et si » du sport, mais El Cucuy, lui, aura marqué la division légers comme peu d’autres.










Pendant six ans, Tony « El Cucuy » Ferguson a été l’homme le plus imprévisible de la division légers de l’UFC. Coudes en descente, garde caoutchouc, cardio de possédé et un style qui semblait sortir d’un autre sport : personne ne combattait comme lui. Entre 2013 et 2019, il aligne douze victoires d’affilée, l’une des plus longues séries de l’histoire de la catégorie. Et pourtant, le combat qui aurait dû définir sa carrière n’a jamais eu lieu.
Ferguson se fait connaître en remportant la treizième saison de The Ultimate Fighter en 2011, la porte d’entrée classique vers le grand bain. Ce qui suit est une montée en puissance méthodique : il enchaîne les finitions, mélange le KO et la soumission avec la même facilité, et devient vite l’un des cauchemars de la division. En octobre 2017, à l’UFC 216, il étrangle Kevin Lee par triangle et décroche la ceinture intérimaire des légers. Le natif d’Oxnard tenait enfin sa récompense.
Ferguson contre Khabib Nurmagomedov, c’est l’histoire de rendez-vous manqués la plus célèbre du MMA moderne. Programmé puis annulé à cinq reprises, pour cause de blessures, de coupes de poids ratées ou de circonstances imprévues, ce choc entre deux invaincus de la division n’a jamais pu se tenir. Les fans en parlent encore comme du plus grand combat que l’UFC n’a jamais réussi à organiser.
Tout s’écroule le 9 mai 2020. À l’UFC 249, Justin Gaethje décortique Ferguson debout et l’arrête au cinquième round, mettant fin à sa série de douze victoires. Ce qui n’était qu’une défaite se transforme en spirale : Charles Oliveira, Beneil Dariush, Michael Chandler par KO, Nate Diaz par soumission, King Green, Paddy Pimblett. À chaque fois, le même scénario ou presque. Le 3 août 2024, à Abu Dhabi, Michael Chiesa le soumet au premier round : c’est sa huitième défaite consécutive à l’UFC, un record dont personne ne veut, qui dépasse les sept revers d’affilée de BJ Penn.
Ce soir-là, Ferguson retire un seul gant sur l’octogone, geste symbolique de la retraite. Mais il se ravise aussitôt : « Ce n’est pas le moment, j’ai encore des choses à régler. » Fin de l’aventure UFC pour un palmarès de 25 victoires et 11 défaites.
Ferguson n’a jamais officiellement raccroché. Après son départ de l’UFC, il s’est tourné vers la boxe professionnelle et a fini par stopper l’hémorragie en s’offrant une victoire par arrêt de l’arbitre en 2025, sa première main levée depuis des années. À plus de 40 ans, l’homme reste fidèle à lui-même : imprévisible, têtu, et pas franchement décidé à ranger les gants pour de bon. Le combat contre Khabib restera l’un des grands « et si » du sport, mais El Cucuy, lui, aura marqué la division légers comme peu d’autres.