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Il y a des combattantes qui frappent fort. Et il y a Valentina Shevchenko, qui frappe juste. Son surnom, « Bullet », n’est pas du marketing : quand elle place un coup, c’est chirurgical, calibré au centimètre. Championne poids mouches de l’UFC pour la deuxième fois, la Kirghize a un palmarès de 26-4-1 (8 KO, 7 soumissions) et surtout un truc que peu de gens ont dans ce sport : la capacité de perdre son titre, puis de venir le reprendre à celle qui le lui avait pris.
Avant l’octogone, il y a eu le ring. Née le 7 mars 1988, Shevchenko s’est forgée en Muay Thai à un niveau que la plupart des striker MMA n’atteindront jamais : huit titres de championne du monde IFMA entre 2003 et 2014, plus de quatre-vingt-dix combats au compteur. C’est ça, la base de son jeu. Southpaw, précise, patiente, elle lit son adversaire comme un livre ouvert et attend l’ouverture au lieu de la forcer. Passée pro en MMA très jeune, elle rejoint l’UFC en 2015 et grimpe d’abord chez les poids coqs avant de trouver sa vraie maison en poids mouches.
Sacrée championne poids mouches, Shevchenko a d’abord enchaîné sept défenses de titre consécutives. Sept. À l’époque, la division ressemblait à une formalité : personne ne trouvait la clé. Elle mixait sa frappe thaï avec une défense de takedown en béton (76 % de takedowns stoppés sur sa carrière) et démontait ses adversaires debout comme au sol. Le règne semblait éternel.
Puis Alexa Grasso est arrivée. À l’UFC 285 en mars 2023, la Mexicaine soumet Shevchenko et lui arrache la ceinture — première vraie fissure dans la légende. Le rematch, en septembre 2023, se termine sur un match nul partagé (split draw) : le titre reste à Grasso, mais rien n’est réglé. Il fallait un troisième acte. À l’UFC 306, en septembre 2024, Shevchenko répond de la seule manière qui compte : une décision unanime nette, cinq rounds maîtrisés, et la ceinture qui revient autour de sa taille. Reprendre son titre à celle qui vous a battue, c’est la marque des grandes.
Depuis, elle a défendu son titre deux fois de plus, et pas contre n’importe qui. À l’UFC 315 en mai 2025, elle bat la Française Manon Fiorot par décision unanime, éteignant l’une des plus sérieuses prétendantes de la division. Puis à l’UFC 322, en novembre 2025 à New York, elle repousse l’ambition de Zhang Weili — la championne poids pailles montée d’une catégorie pour tenter le doublé — là encore par décision unanime sur cinq rounds. Ça porte son total à neuf défenses de titre cumulées sur ses deux règnes, un record de la division.
À ce jour, Valentina Shevchenko est toujours championne poids mouches en activité, installée au sommet des classements livre pour livre. À plus de trente-cinq ans, elle continue de faire ce qu’elle a toujours fait : viser, attendre, et ne pas rater. Bullet, jusqu’au bout.










Il y a des combattantes qui frappent fort. Et il y a Valentina Shevchenko, qui frappe juste. Son surnom, « Bullet », n’est pas du marketing : quand elle place un coup, c’est chirurgical, calibré au centimètre. Championne poids mouches de l’UFC pour la deuxième fois, la Kirghize a un palmarès de 26-4-1 (8 KO, 7 soumissions) et surtout un truc que peu de gens ont dans ce sport : la capacité de perdre son titre, puis de venir le reprendre à celle qui le lui avait pris.
Avant l’octogone, il y a eu le ring. Née le 7 mars 1988, Shevchenko s’est forgée en Muay Thai à un niveau que la plupart des striker MMA n’atteindront jamais : huit titres de championne du monde IFMA entre 2003 et 2014, plus de quatre-vingt-dix combats au compteur. C’est ça, la base de son jeu. Southpaw, précise, patiente, elle lit son adversaire comme un livre ouvert et attend l’ouverture au lieu de la forcer. Passée pro en MMA très jeune, elle rejoint l’UFC en 2015 et grimpe d’abord chez les poids coqs avant de trouver sa vraie maison en poids mouches.
Sacrée championne poids mouches, Shevchenko a d’abord enchaîné sept défenses de titre consécutives. Sept. À l’époque, la division ressemblait à une formalité : personne ne trouvait la clé. Elle mixait sa frappe thaï avec une défense de takedown en béton (76 % de takedowns stoppés sur sa carrière) et démontait ses adversaires debout comme au sol. Le règne semblait éternel.
Puis Alexa Grasso est arrivée. À l’UFC 285 en mars 2023, la Mexicaine soumet Shevchenko et lui arrache la ceinture — première vraie fissure dans la légende. Le rematch, en septembre 2023, se termine sur un match nul partagé (split draw) : le titre reste à Grasso, mais rien n’est réglé. Il fallait un troisième acte. À l’UFC 306, en septembre 2024, Shevchenko répond de la seule manière qui compte : une décision unanime nette, cinq rounds maîtrisés, et la ceinture qui revient autour de sa taille. Reprendre son titre à celle qui vous a battue, c’est la marque des grandes.
Depuis, elle a défendu son titre deux fois de plus, et pas contre n’importe qui. À l’UFC 315 en mai 2025, elle bat la Française Manon Fiorot par décision unanime, éteignant l’une des plus sérieuses prétendantes de la division. Puis à l’UFC 322, en novembre 2025 à New York, elle repousse l’ambition de Zhang Weili — la championne poids pailles montée d’une catégorie pour tenter le doublé — là encore par décision unanime sur cinq rounds. Ça porte son total à neuf défenses de titre cumulées sur ses deux règnes, un record de la division.
À ce jour, Valentina Shevchenko est toujours championne poids mouches en activité, installée au sommet des classements livre pour livre. À plus de trente-cinq ans, elle continue de faire ce qu’elle a toujours fait : viser, attendre, et ne pas rater. Bullet, jusqu’au bout.