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Il y a des combattants qui usent l’horloge, et il y a Volkan Oezdemir. Le Suisse de Fribourg, né le 19 septembre 1989, a hérité du surnom « No Time » pour une raison simple : quand il touche, ça s’arrête vite. Sur ses 21 victoires en MMA, 14 sont arrivées par KO ou TKO, et une bonne partie au premier round. Mi-lourds de 1,88 m pour 1,90 m d’allonge, garde orthodoxe, il s’entraîne depuis 2022 au Allstars Training Center, la salle suédoise qui a formé Alexander Gustafsson.
Oezdemir a explosé fin 2017. Deux KO retentissants coup sur coup, contre Ovince Saint Preux puis Jimi Manuwa expédié en 42 secondes, et le voilà propulsé challenger. Le 20 janvier 2018, à l’UFC 220, il défie Daniel Cormier pour le titre des mi-lourds. Le champion, trop complet au sol, le stoppe par TKO au deuxième round. Fin du conte de fées, mais début d’une vraie carrière de haut de tableau.
Le plan d’Oezdemir n’a jamais été un secret : chercher l’ouverture et frapper fort. Sa puissance dans la main droite reste sa meilleure arme, et il l’accompagne désormais de genoux tranchants dans les échanges rapprochés. Le revers de la médaille, c’est un profil qui vit et meurt par l’échange debout : ses défaites viennent souvent quand l’adversaire l’emmène sur la durée ou au sol. D’où l’importance, pour lui, de conclure tôt.
Le 2 septembre 2023, il surprend son monde en soumettant Bogdan Guskov par étranglement arrière au premier round, une finition rare pour un puncheur pur. Le 22 juin 2024, il rappelle sa dangerosité en éteignant Johnny Walker par KO dès la première reprise. Cinq mois plus tard, le 23 novembre 2024, il bute sur Carlos Ulberg et s’incline aux points sur trois rounds. Puis, le 22 novembre 2025, retour à ce qu’il fait de mieux : KO au premier round sur Alonzo Menifield, mélange de genou et de poings, en marge d’un UFC Fight Night.
La suite s’est compliquée en dehors de la cage. En 2026, Oezdemir a révélé un contrôle positif à l’EPO sur des échantillons de février et mars, et a accepté une suspension de 16 mois. Il a assumé publiquement, expliquant avoir été orienté vers ce produit après son combat de novembre 2025, et coopéré avec les instances antidopage. Résultat : il n’est pas éligible à combattre avant courant 2027. À 36 ans, avec un bilan de 21 victoires pour 8 défaites, le Suisse reste un nom du top mi-lourds, mais son retour dans l’octogone est désormais suspendu à cette échéance.










Il y a des combattants qui usent l’horloge, et il y a Volkan Oezdemir. Le Suisse de Fribourg, né le 19 septembre 1989, a hérité du surnom « No Time » pour une raison simple : quand il touche, ça s’arrête vite. Sur ses 21 victoires en MMA, 14 sont arrivées par KO ou TKO, et une bonne partie au premier round. Mi-lourds de 1,88 m pour 1,90 m d’allonge, garde orthodoxe, il s’entraîne depuis 2022 au Allstars Training Center, la salle suédoise qui a formé Alexander Gustafsson.
Oezdemir a explosé fin 2017. Deux KO retentissants coup sur coup, contre Ovince Saint Preux puis Jimi Manuwa expédié en 42 secondes, et le voilà propulsé challenger. Le 20 janvier 2018, à l’UFC 220, il défie Daniel Cormier pour le titre des mi-lourds. Le champion, trop complet au sol, le stoppe par TKO au deuxième round. Fin du conte de fées, mais début d’une vraie carrière de haut de tableau.
Le plan d’Oezdemir n’a jamais été un secret : chercher l’ouverture et frapper fort. Sa puissance dans la main droite reste sa meilleure arme, et il l’accompagne désormais de genoux tranchants dans les échanges rapprochés. Le revers de la médaille, c’est un profil qui vit et meurt par l’échange debout : ses défaites viennent souvent quand l’adversaire l’emmène sur la durée ou au sol. D’où l’importance, pour lui, de conclure tôt.
Le 2 septembre 2023, il surprend son monde en soumettant Bogdan Guskov par étranglement arrière au premier round, une finition rare pour un puncheur pur. Le 22 juin 2024, il rappelle sa dangerosité en éteignant Johnny Walker par KO dès la première reprise. Cinq mois plus tard, le 23 novembre 2024, il bute sur Carlos Ulberg et s’incline aux points sur trois rounds. Puis, le 22 novembre 2025, retour à ce qu’il fait de mieux : KO au premier round sur Alonzo Menifield, mélange de genou et de poings, en marge d’un UFC Fight Night.
La suite s’est compliquée en dehors de la cage. En 2026, Oezdemir a révélé un contrôle positif à l’EPO sur des échantillons de février et mars, et a accepté une suspension de 16 mois. Il a assumé publiquement, expliquant avoir été orienté vers ce produit après son combat de novembre 2025, et coopéré avec les instances antidopage. Résultat : il n’est pas éligible à combattre avant courant 2027. À 36 ans, avec un bilan de 21 victoires pour 8 défaites, le Suisse reste un nom du top mi-lourds, mais son retour dans l’octogone est désormais suspendu à cette échéance.