La revanche tant attendue entre Conor McGregor et Max Holloway n’aura duré que 69 secondes. Pas de KO spectaculaire cette fois : c’est le genou droit de McGregor qui a lâché sur une tentative de coup de pied sauté, laissant Holloway terminer le travail à coups de low kick. Retour sur un combat qui s’est décidé sur une blessure, pas sur un échange.
Le fait : une fin de combat sur blessure, pas sur les poings
À l’UFC 329, le 11 juillet à Las Vegas, Max Holloway a battu Conor McGregor par TKO à 1:09 du premier round. Le scénario est presque cruel pour McGregor : dès les premières secondes, il tente un coup de pied sauté et se réceptionne mal, le genou droit qui plie dans le mauvais sens. Il retombe une deuxième fois en tentant un direct du gauche, visiblement diminué. Holloway, qui sent l’ouverture, place un low kick sur la jambe touchée. McGregor ne peut plus poser le pied au sol. L’arbitre Mike Beltran arrête le combat. Sur zone, Dana White évoquera une suspicion de rupture des ligaments croisés — le genre de blessure qui ne pardonne pas en MMA.
Le contexte : un retour à haut risque
McGregor n’avait plus combattu depuis des années, et ce retour face à Holloway était déjà son deuxième acte face au Hawaïen — leur premier affrontement remonte à 2013, à une époque où aucun des deux n’était encore la superstar qu’il est devenu. Le retour était présenté comme le début d’une nouvelle fin de carrière pour l’Irlandais, qui avait annoncé vouloir disputer deux derniers combats sur son contrat, le second prévu en avril 2027 (lire notre article sur le plan de sortie de McGregor). Holloway, de son côté, revenait avec l’expérience d’un ancien champion des plumes reconverti chez les légers, un statut de guerrier increvable forgé combat après combat.
L’analyse Grizzliz
Ce qui frappe dans cette séquence, c’est la rapidité avec laquelle Holloway a exploité la faiblesse. Dès qu’il a vu McGregor boiter, il n’a pas cherché la frappe spectaculaire au visage : il est allé chercher la jambe touchée avec un low kick, la cible la plus rentable face à un adversaire qui ne peut plus se déplacer normalement. C’est un réflexe de compétiteur expérimenté — quand l’adversaire perd sa mobilité, le jeu de jambes devient l’arme numéro un. À l’entraînement, c’est exactement pour ça que le travail des protège-tibias et le renforcement des appuis comptent autant que les poings : un genou ou une cheville mal préparés peuvent mettre fin à un combat plus sûrement qu’un uppercut.
Et maintenant ?
Pour McGregor, l’incertitude est totale : si la rupture des ligaments croisés est confirmée, la suite de son come-back tient à un fil, et le combat d’avril 2027 évoqué dans son plan de sortie est clairement compromis. Pour Holloway, cette victoire confirme sa capacité à rebondir quel que soit l’adversaire en face, et relance la question de sa place dans la hiérarchie des poids mi-moyens. La soirée UFC 329 a aussi vu Paddy Pimblett soumettre Benoît Saint Denis en un temps record — à lire dans notre analyse d’avant-combat.
Tu bosses tes appuis et ta gestion de distance à l’entraînement ? Ne néglige pas la protection des tibias.
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Sources : UFC.com, ESPN. Vidéo : RMC Sport 1.