Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Né le 2 mai 1984 à Vyazma, en Russie, Maxim « Maximus » Grishin a commencé à se battre professionnellement en 2008 et n’a plus vraiment arrêté depuis. Formé au Red Devil Sport Club — le même fief où s’est construit Fedor Emelianenko à Stary Oskol — il a gravi les échelons à coups de KO et de décisions dures avant d’atteindre l’UFC à 36 ans.
C’est sous les couleurs de M-1 Global que Grishin se fait un nom. En 2010, il remporte le tournoi Eastern Europe Heavyweight en sortant Alexander Volkov par rear-naked choke en finale — oui, ce même Volkov qui deviendra contender numéro un à l’UFC des années plus tard. Il réclame ensuite le titre M-1 Heavyweight, mais une blessure au genou stoppe l’élan. Typique du parcours d’un combattant de cette génération : talent certain, coups du sort inclus.
Il collectionne ensuite des ceintures régionales, dont le titre WCFA Light Heavyweight et plus tard le titre Akhmat Light Heavyweight, en accumulant une des cylindrées les plus longues du circuit européen : 35 victoires, dont 17 par KO/TKO, 6 par soumission, sur un total de 49 combats professionnels (record : 35-12-2).
Avant l’UFC, il passe deux saisons à la PFL (2018-2019), atteignant les quarts de finale à chaque fois sans passer le cap. En juillet 2020, à Abu Dhabi pour UFC 251, il débarque finalement dans l’Octogone face à Marcin Tybura — et prend une décision unanime. Pas le meilleur début. Mais il rebondit trois mois plus tard en arrêtant Gadzhimurad Antigulov au 2e round (TKO, octobre 2020), puis enchaîne trois victoires aux points consécutives : Dustin Jacoby en février 2021, William Knight en février 2022, et Philipe Lins en juin 2023.
Cinq combats à l’UFC, quatre victoires. Pas un titre, pas un main event — mais une solidité constante en mi-lourds à un niveau où beaucoup de candidats se cassent les dents.
Grishin est avant tout un frappeur. Il pratique l’Armeyskiy Rukopashniy Boy (combat rapproché militaire russe), la boxe et le kickboxing. Son taux de finishes par KO/TKO (48 % de ses victoires) dit ce qu’il faut sur l’impact de ses mains. Sa technique favorite : le ground-and-pound. Il affiche une précision à 53 % sur les frappes significatives et une défense au sol solide (67 % de défense aux takedowns), ce qui en fait un combattant capable de contrôler les échanges debout et de conclure au sol.
Libéré de l’UFC après juin 2023, Grishin reste actif. En décembre 2023, il gagne un combat catchweight à RCC 17, et en mai 2025, il bat Evgeniy Egemberdiev par TKO. À 41 ans, le « Maximus » de Vyazma continue de se battre — avec la même philosophie que depuis 2008 : avancer, frapper, finir.