Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Douze victoires professionnelles, douze KO. Aucun adversaire n’est jamais allé au bout du temps réglementaire avec Abdul Razak Alhassan — et onze d’entre eux n’ont même pas survécu au premier round. Né le 11 août 1985 à Accra au Ghana, « Judo Thunder » a grandi avec un tatami sous les pieds avant de s’imposer comme l’un des finisseurs les plus brutaux de la division welterweight de l’UFC.
Alhassan pratique le judo depuis l’enfance, vingt-deux ans de travail acharné qui lui valent la ceinture noire et une carrière en compétition internationale. C’est précisément le judo qui l’amène aux États-Unis dans ses vingt ans, quand il participe à des championnats qui le conduisent jusqu’au Colorado. Il s’installe à Denver, enchaîne différents boulots — notamment agent Delta Airlines et videur — avant de se tourner vers le MMA professionnel en 2013. Il ajoute ensuite une ceinture violette en JJB et un vrai Muay Thaï à son arsenal, mais le surnom reste : Judo Thunder.
Ses six premiers combats pro entre 2013 et 2016 se règlent tous au TKO ou KO, tous au premier round, en moins de 1 minute 30. Cette carte de visite suffit à l’UFC pour le signer.
Son débuts dans la cage à l’UFC le 19 novembre 2016 contre Charlie Ward confirment la tendance : KO au premier round en 53 secondes. Les performances de nuit bonus deviennent presque routinières — il en décrochera trois au total. Son coup de grâce reste daté du 28 août 2021 : face à Alessio Di Chirico, un head kick à 17 secondes du premier round qui pulvérise le record de la frappe tête la plus rapide de l’histoire de l’UFC (l’ancienne marque était à 25 secondes, détenue par Nikita Krylov). Le genre de KO qu’on repasse en boucle.
Mais « Judo Thunder » n’a jamais été un combattant régulier au sens où la cohérence n’est pas son fort. À chaque fois qu’il accélère — KO de Sabah Homasi en décembre 2017, puis KO du même Homasi en janvier 2018, KO de Niko Price en septembre 2018, KO de Claudio Ribeiro en janvier 2023 — il enchaîne aussi des défaites aux points contre des adversaires qui savent tenir la distance (Omari Akhmedov en mai 2017, Mounir Lazzez en juillet 2020, Jacob Malkoun en avril 2021, Joaquin Buckley en février 2022). Quand le combat dure, il perd. Quand il finit, c’est souvent spectaculaire.
Son dernier passage à l’UFC s’achève sur une note difficile : une défaite par KO face à César Almeida le 11 janvier 2025 à UFC Fight Night: Dern vs. Ribas 2, et un no-contest en juillet 2024 contre Cody Brundage pour des coudes illégaux. Le 25 mars 2025, l’UFC l’écarte de son roster à 39 ans.
Record officiel : 12 victoires (toutes par KO), 7 défaites, 1 no-contest. Quatorze combats à l’UFC, 6 victoires en promotion. Il s’entraîne à Team Elevation (Denver), aux côtés de Justin Gaethje, Neil Magny ou Curtis Blaydes. Père de trois enfants, il a cité sa famille comme première motivation dans plusieurs interviews. Sa trajectoire MMA reste celle d’un athlète aux capacités de finisher hors norme — et dont la marge d’erreur face aux techniciens de haut niveau a toujours été étroite.