Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Alejandro Pérez est né le 2 septembre 1989 à Aguascalientes, au centre du Mexique. Il commence à combattre professionnellement à 15 ans, en 2005, sur les circuits régionaux mexicains — une époque où les gants, la cage et les cachets sont loin d’être garantis. En neuf ans de circuit local, il bâtit un record de 14 victoires et 5 défaites avant de tenter sa chance à la télé.
En 2014, il intègre la première saison de The Ultimate Fighter : Latin America dans le camp Velasquez, catégorie bantamweight. Il passe Fredy Serrano aux points en quarts, assomme Guido Cannetti au premier round en demi-finale, puis remporte la finale contre José Alberto Quiñónez le 15 novembre 2014 à l’UFC 180, par décision unanime. Résultat : un contrat UFC dans la poche et un surnom — « Turbo » — qui commence à circuler au-delà du Mexique.
Perez s’installe à San José pour rejoindre l’American Kickboxing Academy (AKA), la même salle qui a formé Cain Velasquez et Khabib Nurmagomedov. Ce choix dit quelque chose sur ses ambitions. Son style est celui d’un boxeur technique qui travaille les low kicks et cherche le rear naked choke quand l’occasion se présente.
Sa carrière à l’UFC oscille entre coups d’éclat et passages à vide. En avril 2016, il enchaîne un TKO au premier round contre Ian Entwistle et repart avec le bonus Performance of the Night. Mais ce sont aussi des défaites nettes qui ponctuent le parcours : en juin 2015, Patrick Williams le soumet en 23 secondes chrono — l’une des finitions les plus rapides de sa carrière. Puis, à l’UFC 239 en juillet 2019, Song Yadong le couche d’une droite en plein milieu du premier round, au T-Mobile Arena de Las Vegas, devant 20 000 spectateurs.
Il rebondit. En octobre 2021, à l’UFC Fight Night, il soumet Johnny Eduardo via un armlock en position écharpe au deuxième round — un finish technique qui lui vaut un deuxième bonus Performance of the Night. Le 26 février 2022, il dispute ce qui sera son dernier combat UFC contre Jonathan Martinez et s’incline aux points. En janvier 2023, l’UFC officialise son départ après presque neuf ans dans la promotion.
Alejandro Perez quitte l’UFC avec un record professionnel de 23 victoires, 9 défaites et 1 match nul — 10 KO, 6 soumissions, 7 décisions à son actif. Pas un prétendant au titre, mais un vrai guerrier de division : le genre de combattant qui peut t’envoyer au tapis au premier round ou aller chercher la soumission technique au deuxième, et qui a rendu service à la carte chaque fois qu’on l’a appelé.