Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Né le 27 février 1987 à Riga (Lettonie), Misha Cirkunov a grandi dans la tradition des sports de combat de l’ex-bloc soviétique : judo, lutte gréco-romaine, wrestling. Il émigre au Canada, s’installe à Toronto et rejoint la team Xtreme Couture, où il affûte un JJB qui lui vaudra la ceinture noire et deux titres majeurs en no-gi — le Pan No-Gi Championship en 2008 et les ADCC North American Championships en 2010.
Sa carrière pro démarre en janvier 2010. Quand l’UFC le signe à l’été 2015, son bilan affiche déjà 9-2, construit presque exclusivement sur des finishes. Le ton est donné.
Ce qui définit Cirkunov, c’est la rapidité avec laquelle il trouve la soumission. Sur ses 15 victoires, 8 sont des soumissions — et la plupart arrivent en moins de deux minutes. Son empattement (77 pouces, 196 cm) lui permet de travailler le clinch et les transitions debout-sol avant même que l’adversaire comprenne ce qui se passe. Il frappe à 52 % de précision et défend les takedowns à 77 %, mais c’est clairement au sol qu’il se régale.
La séquence 2016 illustre parfaitement ça : le 19 juin 2016, il soumet Ion Cutelaba à l’étranglement triangulaire bras (UFC Fight Night MacDonald vs. Thompson), puis le 10 décembre 2016 à l’UFC 206, il choke Nikita Krylov à la guillotine en moins de cinq minutes dès le premier round. Deux victoires propres contre des gars classés, deux soirées rapides.
Le revers arrive le 29 mai 2017 à Stockholm : Volkan Oezdemir le met au tapis en 28 secondes chrono (UFC Fight Night Gustafsson vs. Teixeira). Un KO brutal, mais Oezdemir était alors en route vers un fight de titre — Cirkunov n’est pas la seule victime de cette période. Autre défaite marquante, le 2 mars 2019 à l’UFC 235 : Johnny Walker le stoppe en 38 secondes et fait ensuite son fameux worm dans l’Octogone.
Six mois plus tard, Cirkunov répond comme il sait le faire. Le 14 septembre 2019 à Vancouver (UFC Fight Night 158), il soumet l’Australien Jimmy Crute — alors invaincu — avec un Peruvian Necktie à 3:38 du premier round. Performance of the Night, et un finish assez rare pour figurer au top 8 des soumissions de l’année selon UFC.com.
La fin de son contrat arrive en 2022 après un KO encaissé face à Alonzo Menifield le 15 octobre (UFC Fight Night Grasso vs. Araujo, Las Vegas). L’UFC le libère peu après. Son bilan final dans l’organisation : 6-7, toujours avec ce même ADN de finisseur — il n’a jamais rendu une performance terne.
Inactif depuis octobre 2022, Cirkunov (15-9 au total) reste une référence pour tous ceux qui veulent comprendre comment exploiter la lutte soviétique dans une game de JJB. En mai 2025, il a rejoint le recours collectif anti-trust contre l’UFC, contestant les clauses d’arbitrage dans les contrats des combattants. Le combat continue, juste dans une autre arène.