Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Grandir à Curitiba avec un père ceinture noire de taekwondo et une mère qui vous inscrit au judo à quatre ans pour calmer un caractère explosif — c’est un peu le programme qui fabrique un finisseur. Brunno Ferreira, surnommé « The Hulk », a transformé vingt ans d’arts martiaux en une carrière professionnelle où 14 de ses 15 victoires se terminent avant la limite. On n’est pas dans le registre des décisions longues et des points comptés : le Brésilien règle ses affaires de force.
Brunno Ferreira est né le 4 novembre 1992 à Curitiba, dans le Paraná. L’inscription au judo à quatre ans, c’est sa mère qui décide — « j’étais très bagarreur à l’école », il le reconnaît lui-même. Vingt-trois ans de pratique plus tard, il est triple champion national brésilien dans la catégorie des -90 kg et finaliste des Jeux Panaméricains. Il ajoute une ceinture noire de BJJ et seize ans de grappling sans kimono. Son père l’initie également au taekwondo. Sur les tapis, il touche à tout, il garde tout.
Avant que les cages ne deviennent son quotidien, Ferreira enchaîne les petits boulots : coach de judo, livreur à vélo, agent de sécurité. Il débute en MMA professionnel en avril 2019, et ce qui suit est une série propre : neuf victoires, neuf finitions, zéro décision rendue. Soumissions à l’armbar, TKO au corps-à-corps — il ne laisse pas traîner.
Le 20 septembre 2022, il passe la semaine 9 du Dana White’s Contender Series en stoppant Leon Aliu au premier round. Le contrat UFC tombe dans la foulée. Trois mois plus tard, il débarque à Rio de Janeiro pour UFC 283 en remplaçant au pied levé face à Gregory « Robocop » Rodrigues — un gars alors classé, expérimenté, que les bookmakers donnent favori. Ferreira l’envoie au sol d’un crochet gauche qui fait mouche à 4:13 du premier round. Ce soir-là, dans une salle brésilienne, personne ne le connaissait vraiment. Après le KO, tout le monde savait.
La suite alterne brillant et coups de frein. Battu par KO au premier round par Nursulton Ruziboev en juillet 2023, il revient et enchaîne quatre victoires consécutives : TKO contre Phil Hawes en janvier 2024, puis un retourné dos à l’adversaire suivi d’un coude tournant qui expédie Dustin Stoltzfus en juin 2024 — le genre de finish qu’on revisionne plusieurs fois. Il s’impose ensuite par soumission (armbar) contre Armen Petrosyan en mars 2025 à UFC 313, puis par soumission (armbar) contre Jackson McVey à UFC 318 en juillet 2025, avant de décrocher une victoire aux points sur Marvin Vettori (décision unanime 29-28 x3) à UFC 323 en décembre 2025.
En mars 2026, la revanche contre Rodrigues à UFC 326 tourne court : « Robocop » prend sa revanche par KO au premier round, à 1:47. Le cycle se referme des deux côtés.
Ferreira classe en grappler, mais ce serait réducteur. Ses bases de judo lui donnent une projection solide et une aisance au sol que beaucoup de puncheurs n’ont pas. Sur pied, il génère environ 3,8 coups significatifs par minute avec une précision de 50 %. Son arme signature : les coudes, les genoux dans les corps-à-corps, et la capacité à changer de registre au milieu d’un échange — soumission ou KO, il ne s’impose pas de choix. Sur ses 15 victoires professionnelles, 9 sont des KO/TKO et 5 des soumissions. Onze se terminent au premier round.
Il s’entraîne au sein du Brazilian TKO, le gym monté à Curitiba par Cris Cyborg, qui réunit plusieurs noms du circuit brésilien.
Record professionnel : 15 victoires, 3 défaites. Bilan UFC : 6-3. Le 27 juin 2026, il retrouve l’octogone face à Ikram Aliskerov lors d’un UFC Fight Night. Après la défaite contre Rodrigues, c’est un combat qui lui permet de se repositionner dans un top 15 poids moyen de plus en plus disputé.