Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Né le 17 mai 1988 à Moscou, Denis Tiuliulin a d’abord tapé fort sur les rings de Muay Thai avant de se tourner vers le MMA — suffisamment fort pour devenir champion de boxe thaï de Moscou. C’est ce bagage qui définit encore aujourd’hui son identité de combattant : 185 cm pour 84 kg, mi-moyen, avec une allonge de 196 cm et neuf KO à son actif en carrière professionnelle. Neuf. Sur onze victoires totales. On ne tourne pas autour du pot avec Tiuliulin.
Il débute en MMA en avril 2013 et tisse progressivement son palmarès sur les circuits régionaux russes et les shows du Moyen-Orient, notamment l’UAE Warriors. Quand l’UFC le signe en mars 2022, c’est sur court préavis — trois semaines pour se préparer — et son adversaire est loin d’être commode : Aliaskhab Khizriev, invaincu et redoutable au sol. Sans surprise, l’Axe daghestanais prend le dessus au deuxième round par soumission (étranglement arrière) le 26 mars 2022. Tiuliulin avait alors un record de 10-5 mais peu d’expérience face à cette qualité de lutteur.
Le 10 septembre 2022, à UFC 279, Tiuliulin se paye Jamie Pickett et offre l’un des arrêts les plus chaotiques de la carte. Deux coups bas dans le combat, un point déduit en deuxième round — et ce point retiré semble paradoxalement déchaîner quelque chose en lui. Il remballe Pickett à coups de coudes debout, l’envoie au sol, et finit le travail au sol-et-frappe. TKO à 4:52 du round 2. Record global à l’époque : 11-5.
La suite est plus douloureuse. Le 4 février 2023, Jun Yong Park le soumet dès le premier round. Le 19 août 2023 à UFC 292, Gregory Rodrigues l’expédie en 1:43 de premier round d’un KO brutal. Le 18 novembre 2023, Christian Leroy Duncan l’arrête au deuxième round par TKO. Et le 3 août 2024, Sedriques Dumas prend la décision unanime sur trois rounds. Quatre défaites d’affilée, bilan UFC définitif à 1-5.
Tiuliulin incarne ce profil de frappeur explosif dont le plan A — aller chercher l’échange à courte distance et cogner dur — peut surprendre n’importe qui mais s’effondre quand l’adversaire impose la lutte ou fait preuve de plus de patience. Soixante-douze pour cent de défense aux takedowns : c’est correct, mais pas suffisant face à l’élite de la division. Son record global s’établit à 11-10-0.