Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Francisco Prado est né le 16 juin 2002 à San Lorenzo, une ville de la province de Santa Fe en Argentine. Il commence à s’entraîner à 6 ans, passe au MMA à 14 ans, et signe son premier combat pro à 17 ans — le 7 juillet 2019 à Corrientes, victoire par TKO dès le premier round. Pas de préambule inutile : le gamin est là pour finir les combats.
Sa progression sur la scène régionale sud-américaine est sans accroc. Il enchaîne les finishes entre l’Argentine et le Brésil, en lightweight et super léger, passant par les promotions locales avant de rejoindre le circuit Samurai Fight House, la principale organisation de MMA d’Amérique du Sud. En février 2022, il s’empare de la ceinture super léger SFH contre Diego Basualdo via un TKO genou-frappes. En juin, il ajoute la ceinture légère avec une soumission (shoulder choke) contre Mauricio Ariel Pare. Il défend les deux titres avec succès — quatre combats de championnat sans jamais aller aux points — et arrive à l’UFC avec un bilan parfait de 11-0, 100 % de finishes.
Le 10 février 2023, à 20 ans, Prado devient l’un des plus jeunes Argentins à débuter à l’UFC. Dès le premier soir, à Perth pour l’UFC 284 face à Jamie Mullarkey, la réalité du niveau mondial se rappelle à lui : défaite aux points sur décision unanime après trois rounds. Pas de quoi enterrer la promesse.
Six mois plus tard, le 15 juillet 2023 à Vegas (UFC Fight Night 224), il règle ses comptes avec son bilan. Face à Ottman Azaitar, Prado sort le coup qui fait le buzz : un coude tournant en plein vol qui ouvre l’Allemano d’origine marocaine, l’envoie au sol, puis une avalanche de coups de marteau depuis le dessus forcent l’arbitre Jon Tognoni à intervenir à 4:05 du premier round. Finish à 100 %, bonus Performance of the Night, et une vidéo qui tourne en boucle sur les réseaux.
Depuis, Prado n’a plus gagné. Quatre défaites consécutives, toutes aux points, face à des combattants expérimentés : Daniel Zellhuber en février 2024 à Mexico City (UFC Fight Night 237 — ce combat lui vaut un Fight of the Night), Jake Matthews à Sydney en février 2025 (UFC 312), Nikolay Veretennikov à La Nouvelle-Orléans en juillet 2025 (UFC 318, split decision), et Charles Radtke à Miami en avril 2026 (UFC 327 — un combat brutal marqué par un eye poke de Prado qui lui coûte un point, décision unanime 30-26).
Le schéma est clair : il est dangereux en finish, mais quand ça dure trois rounds, ses adversaires trouvent les clés. À 23 ans, son record UFC est de 1-5. La question de son maintien dans la promotion se pose sérieusement.
Prado est un finisher pur. Sur 12 victoires, 6 par KO/TKO et 6 par soumission, dont 9 finishes dès le premier round. Il attaque avec les coudes, cherche le takedown, utilise le wrestling pour amener le combat au sol. Sa signature restera ce coude tournant contre Azaitar — le genre de coup qu’on ne voit pas dans chaque carte. Ce qui lui manque encore : la régularité sur la distance et la capacité à contrôler trois rounds sans mettre KO.