Né le 31 août 1992 à Pendleton, Oregon, dans une famille d’immigrés mexicains, Ricky Simon a commencé la lutte à neuf ans. Il ne sera jamais lutteur universitaire — ses plans avec Clark College ne se concrétisent pas — alors il se retourne vers le MMA. C’est peut-être le meilleur « raté » de sa vie.
Simon fait ses débuts professionnels en janvier 2014, puis progresse sur le circuit régional avant de rejoindre la Legacy Fighting Alliance, où il remporte la ceinture de champion des poids coqs en 2017 avec une défense réussie contre Vinicius Zani. Ce titre lui ouvre les portes de l’UFC.
Son baptême du feu dans la grande ligue, le 21 avril 2018 à Atlantic City contre Merab Dvalishvili, devient immédiatement légendaire. Dominé une bonne partie du combat, Simon s’accroche et verrouille une guillotine dans les dernières secondes du round 3. La sonnerie retentit — l’arbitre stoppe quand même. TKO à 5:00, le finish le plus tardif de l’histoire des combats à trois rounds à l’UFC. Le finish est contesté, mais il tient dans les livres. Fight of the Night pour ses débuts : le ton est donné.
Ce qui définit Simon, c’est son grappling. Ceinture noire de jiu-jitsu brésilien, il combine une base wrestling solide (lutte dès l’enfance, compétiteur au lycée) avec une capacité à trouver des soumissions dans des positions où personne ne l’attend. Ses sept victoires par KO montrent aussi qu’il sait frapper, mais c’est au sol qu’il est vraiment dangereux.
Le 16 juillet 2022, à l’UBS Arena de Long Island, Ricky Simon entre en grand outsider face à Jack Shore, gallois invaincu en 16 combats professionnels. À 3:28 du round 2, après avoir secoué Shore d’un direct du droit, Simon saute sur son dos et applique un étranglement bras-triangle imparable. Premier KO de la carrière de Shore — Simon décroche un bonus Performance of the Night et signe l’un des coups de gueule de sa carrière.
D’autres victoires notables ornent son palmarès : Rani Yahya, Ray Borg, Brian Kelleher, Raphael Assunção. Mais cette nuit à Long Island reste son moment le plus marquant.
Avec un record global de 22-7-1, dont un draw majoritaire face à Adrian Yanez en mars 2026, Simon reste un combattant solide dans la division des coqs à l’UFC. Son cousin Vince Morales évolue aussi dans la même organisation. Ancien coach de lutte au collège, il n’a pas fini d’avoir des choses à prouver dans l’Octogone.