Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Née le 14 juin 1992 à São Geraldo do Araguaia, dans l’État du Pará au nord du Brésil, Polyana Viana a commencé le jiu-jitsu brésilien en 2013. La même année, elle faisait ses débuts professionnels en MMA. Résultat de cette ascension express : championne du monde de JJB en 2015, ceinture noire, et un titre en poids paille chez Jungle Fight avant d’intégrer l’UFC. Son surnom, « Dama de Ferro » — la Dame de Fer — colle parfaitement à une combattante qui n’a jamais laissé un seul adversaire aller au bout du temps réglementaire pour la battre. Treize victoires, treize finishes, cinq par KO et huit par soumission. Voilà ce que dit son palmarès sans ambiguïté.
Le 3 février 2018, Viana fait ses débuts à l’UFC Fight Night 125 face à Maia Stevenson. Elle arrive avec neuf victoires au compteur et zéro combat aux points. La suite confirme le schéma : qu’elle soit debout ou au sol, elle cherche le finish. En février 2021, elle domine Mallory Martin et repart avec un bonus Performance of the Night. Même sanction en novembre 2022 contre Jinh Yu Frey, expédiée par KO en 47 secondes, chrono en main. Deux bonuses de nuit pour deux démonstrations nettes, ça ne s’improvise pas.
Le jeu de Viana est bâti autour du BJJ, mais contrairement à beaucoup de spécialistes du sol, elle est tout aussi dangereuse debout. Ses cinq victoires par KO/TKO témoignent d’une puissance de frappe réelle dans une division où les knockouts féminins restent rares. Aucun de ses adversaires ne l’a jamais arrêtée par arrêt de l’arbitre ou à la décision — une anomalie statistique dans une carrière qui compte maintenant vingt-deux combats. Elle a aussi réussi à inscrire son nom parmi les meilleures soumisseuses de l’histoire des poids paille féminins à l’UFC, ex aequo pour la troisième place des soumissions dans la division.
En janvier 2019, à Jacarepaguá (Rio de Janeiro), un homme s’assoit à côté d’elle devant son immeuble, demande l’heure, puis exige son téléphone en prétendant être armé. L’arme ? Un pistolet en carton. Viana le repère immédiatement pour du flan, balance deux coups de poing et un kick, l’étouffe avec un étranglement et lui ceinture un clé de bras en attendant la police. Le type, blessé, a supplié d’être remis aux autorités. Il a d’abord dû passer chez le médecin. L’histoire a fait le tour du monde en quelques heures.
En janvier 2024, elle signe une victoire probante contre Gillian Robertson par TKO au deuxième round à l’UFC 297. En avril 2025, elle soumet Jaqueline Amorim en deux rounds. Son dernier combat remonte au 16 mai 2026, face à Alice Ardelean lors d’un UFC Fight Night à Las Vegas : défaite par soumission (clé de cheville) au deuxième round. Avec un bilan global de 13-9, Viana reste une poids paille dangereuse à éviter dans les premières minutes — le type de combattante dont un seul round peut suffire à changer le classement de n’importe qui.