Ricky « Pretty » Turcios, c’est d’abord une attitude. Quand il a remporté le tournoi poids coqs de The Ultimate Fighter saison 29 le 28 août 2021, il a sauté partout dans l’Apex en agitant les drapeaux des Philippines et du Salvador. Né le 5 juillet 1993 à Houston d’une mère philippine et d’un père salvadorien, il revendique ses deux origines à chaque sortie. Sur le papier c’est un combattant freestyle ; dans la cage c’est un moulin à frappes qui ne s’arrête jamais d’avancer.
Avant le MMA, Turcios a bâti des bases martiales solides : ceinture noire de taekwondo et ceinture noire de Jiu-Jitsu brésilien, plus un passage par le Muay Thaï où il a décroché deux titres IKF World Classic en amateur. Passé pro en 2013, il s’est forgé un palmarès régional dans le Texas, notamment via la promotion Legacy/Fury FC. C’est The Ultimate Fighter 29, dans l’équipe d’Alexander Volkanovski, qui lui ouvre les portes de l’UFC : en finale, il bat Brady Hiestand par décision partagée (29-28, 28-29, 29-28) au terme d’une guerre où il encaisse les takedowns mais inonde Hiestand de coups, allant jusqu’à le secouer d’une grosse droite au dernier round.
Turcios mesure 1,75 m pour 1,80 m d’allonge, des mensurations modestes chez les coqs. Sa réponse, c’est le rythme : il pousse l’allure, multiplie les frappes en cascade et compte sur son cardio pour noyer l’adversaire. Sur ses trois victoires par KO et sa ceinture noire au sol, il a de quoi finir un combat, mais sa vraie arme reste l’accumulation et la pression constante. Le revers de la médaille : face aux gros lutteurs, il se fait souvent emmener au sol.
Le retour de manivelle est venu vite après le sacre TUF. Le 9 juillet 2022, Aiemann Zahabi le bat aux points (décision unanime). Le 8 juin 2024 à UFC Louisville, c’est le prodige Raul Rosas Jr., alors âgé de 19 ans, qui le soumet par étranglement arrière au 2e round. Et le 8 mars 2026 à UFC 326, Alberto Montes le passe par un anaconda choke à 40 secondes du 2e round. Un coup de moins bien pour Pretty Ricky, qui doit relancer la machine.
Toujours sous contrat chez les poids coqs de l’UFC, Turcios affiche un bilan que les bases de données situent autour de 13-5 (l’UFC le crédite de 13-5, d’autres trackers de 13-6). Après plusieurs revers, le combattant de Houston joue gros pour rester dans la division la plus dense du sport. Une chose est sûre : qui qu’il affronte, il viendra avec la même intensité.