Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
André « Sergipano » Muniz de Aguiar est né le 17 février 1990 à Montes Claros, dans le Minas Gerais. C’est sa mère qui l’a inscrit au jiu-jitsu quand il était ado, histoire de canaliser son énergie débordante. Il n’a plus jamais décroché. Il enchaîne avec le muay-thaï, obtient une licence en éducation physique avec mention, et pose finalement sur les tatamis de la Tata Fight Team dans sa ville natale. Son BJJ, affiné pendant des années sous la coupe d’Otávio Duarte, lui vaut une ceinture noire 3e degré — le genre de grade qui ne trompe pas.
Muniz fait ses débuts en MMA à 19 ans, en 2009, sur les promotions régionales brésiliennes. Il construit son expérience patiemment, et le moment charnière arrive le 6 février 2014 : il bat par décision Paulo Filho — l’ancien champion du WEC et figure du PRIDE — au Bitetti Combat 19, décrochant au passage le titre de la promotion. Entre 2014 et 2018, il enchaîne dix victoires sur onze combats. Il tente une première fois sa chance au Dana White’s Contender Series Brazil en août 2018 (victoire sur Bruno Assis), mais repart sans contrat. Il revient le 6 août 2019 et finit Taylor Johnson dès le premier round par étranglement arrière. Cette fois, Dana White signe.
Ses débuts sous la bannière UFC, le 16 novembre 2019 à São Paulo, sont propres : victoire par décision sur Antonio Arroyo. Puis la machine s’emballe. Le 5 septembre 2020, il soumet Bartosz Fabinski en moins de trois minutes par clé de bras — un bonus Performance of the Night. Le 15 mai 2021 à l’UFC 262 à Houston, il écrit l’une des pages les plus marquantes de l’octogone cette année-là : il passe d’un triangle raté à une clé de bras sur Ronaldo « Jacare » Souza — la légende brésilienne, jamais soumise en carrière — et le bras de Jacare cède avec un craquement audible à 3:59 du round 1. « J’ai entendu le bras craquer », dira Muniz après le combat. Il devient le premier combattant à soumettre Souza en MMA. Le combat lui vaut la soumission de l’année pour de nombreux médias spécialisés. Il récidive le 11 décembre 2021 à l’UFC 269 avec une nouvelle clé de bras au round 1 sur Eryk Anders (3:13), puis bat Uriah Hall par décision unanime le 2 juillet 2022 à l’UFC 276.
Depuis début 2023, le bilan est moins flatteur. Brendan Allen le soumet au round 3 le 25 février 2023 ; Paul Craig le stoppe par TKO au 2e round le 22 juillet 2023 à Londres. Il relève la tête avec une victoire aux points sur JunYong Park en décembre 2023, mais 2025 tourne court : TKO dès le round 1 face à Ikram Aliskerov le 26 avril, puis KO à la dernière seconde du round 1 par Edmen Shahbazyan à l’UFC 320 le 4 octobre 2025. Suite à cette défaite, Muniz est libéré du roster UFC.
Au total, sa fiche professionnelle s’établit à 24 victoires (15 par soumission, 4 par KO, 5 par décision) et 8 défaites. Un combattant dont le grappling reste l’un des plus créatifs et dangereux du middleweight mondial — même quand les résultats ne suivent plus.