Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Avant de mettre des gens KO ou de les soumettre dans l’Octogone, Nyamjargal Tumendemberel gardait des troupeaux dans la steppe mongole. Né le 22 mars 1998 à Bayanbulag, il a grandi dans un environnement où la lutte traditionnelle mongole (le bökh) et le judo font partie du quotidien. Il démarre le MMA professionnel en 2017, à 19 ans, et accumule les finishes dès ses premiers combats — avec une régularité qui ne trompe pas sur son niveau.
La trajectoire est aussi atypique qu’efficace. Tumendemberel cumule un titre de champion poids mouche à MGL-1 FC et une ceinture à Gladiator FC avant de frapper à la porte de l’UFC. Côté formation, il sort diplômé de l’Université nationale de Mongolie en janvier 2026. Il s’entraîne au Shandas MMA, s’appuie sur une ceinture noire de judo et des titres de lutte mongole, et construit un style qui tourne autour d’une idée simple : terminer le combat.
Le surnom « Art of Knockout » ne ment pas à moitié, mais il sous-estime l’homme. Sur 10 victoires au compteur, 6 sont des soumissions et 2 sont des KO/TKO — soit 8 finishes sur 10 combats gagnés. 6 de ces arrêts ont eu lieu au premier round. Avec 50 % d’efficacité au clinch et au sol, Tumendemberel cherche à emmener le combat là où son bagage de judoka et de lutteur prend tout son sens. Sa précision en frappe (42 % d’accuracy) et sa défense aux coups (53 %) montrent un combattant qui fait des choix, pas des volumes.
Son baptême à l’UFC se solde par une défaite aux points face à Carlos Hernandez en novembre 2024 — un verdict serré en split decision qui lui sert visiblement de leçon. Il revient dès août 2025 avec une victoire par soumission sur Terrance Saeteurn, puis confirme la montée en régime le 8 mars 2026 en dominant Cody Durden sur l’intégralité des trois rounds, victoire aux points à l’unanimité. Deux combats, deux victoires, aucune sueur froide.
À 28 ans, Tumendemberel affiche un bilan de 10 victoires pour 1 défaite dans le championnat du monde de MMA le plus compétitif qui soit. La division poids mouche UFC est un nid de requins, et il est en train de s’y installer sérieusement. Pour un gars qui faisait paître des moutons il y a moins de dix ans, la progression est réelle — et elle n’est clairement pas terminée.