Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Deux mois après sa naissance à Denver, le 29 septembre 1992, JJ Aldrich vivait dans un refuge pour sans-abri du quartier Five Points avec sa mère et sa sœur aînée. Son père était incarcéré avant même qu’elle voie le jour. Sa mère, sans voiture ni appartement, portait la petite JJ sur son dos pour faire les courses à pied dans les rues de Colorado. C’est avec ce bagage-là qu’elle a construit tout le reste.
Quand sa mère a réussi à lancer une micro-entreprise de garde d’enfants et à quitter le shelter, elle a inscrit sa fille de neuf ans à un cours de taekwondo en centre récréatif — cinq dollars par mois. Aldrich a dévoré la discipline. Ceinture noire à treize ans. À cet âge, un instructeur l’emmène dans une salle de MMA « juste pour s’amuser ». Elle ne repartira plus.
Manquant de compétition de qualité au Colorado, Aldrich s’est transformée en « road warrior » dès ses débuts amateurs, acceptant des combats à travers tous les États-Unis — Caroline du Sud, Hawaï, peu importe. Elle a croisé en amateur des futures athlètes UFC comme Raquel Pennington, Kailin Curran ou Rachael Ostovich, et elle a ramené des titres en mouche en 2012, 2013 et 2014.
Elle fait ses débuts professionnels le 1er novembre 2014 à Invicta FC 8, où elle bat Delaney Owen aux points. En septembre 2015, une victoire sur Rosa Acevedo lui vaut son premier bonus « Performance of the Night ». Elle enchaîne avec un deuxième bonus en novembre 2016 face à Lynn Alvarez — avant d’être sélectionnée pour The Ultimate Fighter 23 (Team Joanna vs Team Cláudia). Joanna Jedrzejczyk la choisit en premier pick de son équipe. Aldrich remporte son élimination face à Kristi Lopez avant de tomber en quart de finale contre Tatiana Suarez, future championne de la saison, par soumission.
Ses débuts à l’UFC le 10 décembre 2016 se soldent par une défaite aux points contre Juliana Lima. Mais Aldrich ne lâche pas. Elle aligne ensuite des victoires sur Chan-Mi Jeon (2017), Danielle Taylor et Polyana Viana (2018, les deux aux points), avant de prendre un sérieux coup d’arrêt en mars 2019 à Nashville : Maycee Barber la stoppe au deuxième round par TKO, après un crochet gauche dévastateur suivi de combinaisons et genoux en cage.
La transition vers les mouches (flyweight, 125 lbs) lui redonne un souffle. En 2021, elle enchaîne des décisions serrées mais gagnantes contre Cortney Casey (split) et Vanessa Demopoulos. En juin 2022, une victoire sur Gillian Robertson précède une défaite marquante : Erin Blanchfield la soumet au deuxième round par étranglement debout — guillotine saisie sur une frappe, tap out les pieds au sol. En 2023, elle relève la tête avec un TKO sur Na Liang puis une décision sur Montana De La Rosa. Mars 2025 : victoire sur Andrea Lee. Avril 2026 : décision unanime contre Jamey-Lyn Horth à l’UFC Fight Night.
Aldrich est une strikeuse à l’ancienne — boxe propre, jambes de taekwondo, capacité à gérer distance et tempo sur trois rounds. Sur 15 victoires professionnelles, 12 sont des décisions. Sa précision au striking tourne autour de 46 % (922 coups significatifs connectés sur 1999 tentatives à l’UFC) et sa défense aux takedowns atteint 68 %. Elle ne cherche pas le KO à tout prix, mais quand elle a la place, elle peut finir : 3 victoires par arrêt stoppage à son actif, dont un TKO sur Na Liang en 2023.
Titulaire d’une ceinture noire 3e degré en taekwondo et d’une ceinture marron en jiu-jitsu brésilien (Elevation Fight Team), elle représente le profil de la combattante qui dure — depuis 2016 à l’UFC, avec 13 combats dans la division mouche, un record qui la place parmi les vétéranes les plus actives de la catégorie. Au classement UFC Women’s Flyweight, elle pointe à la 14e place (mars 2026).