Quand Karine Silva débarque à l’UFC le 4 juin 2022, elle ne fait pas dans la dentelle : elle soumet Poliana Botelho dès le premier round par un étranglement brabo et empoche le bonus de Performance de la soirée. Le ton est donné. Née le 2 décembre 1993 à Dourados, dans le Mato Grosso do Sul, ceinture noire de JJB et membre de la team Fighting Nerds, la Brésilienne porte un surnom qui colle à son style : « Killer ». Sur ses 19 victoires, 8 viennent par soumission et 9 par KO/TKO, preuve qu’elle sait finir un combat des deux mains.
Karine Silva évolue en catégorie flyweight (poids mouche, -57 kg / 125 lb), pas en bantamweight comme on le lit parfois. Son palmarès s’établit à 19 victoires pour 7 défaites, sans match nul. La majorité de ses succès se règlent vite : elle compte un paquet de finitions au premier round, ce qui en fait une combattante qu’on ne peut jamais laisser respirer au sol.
Combattante en garde orthodoxe, elle mesure 1,63 m pour 1,70 m d’allonge. Son arme maîtresse, c’est le grappling : dès qu’elle amène l’échange au sol, elle chasse le cou, les jambes, tout ce qui passe. Sa victoire la plus parlante reste celle contre Maryna Moroz à l’UFC 292, le 19 août 2023, réglée par un étranglement en guillotine au premier round. Du genre de finition qui rappelle pourquoi son surnom n’est pas usurpé.
Après le scalp de Moroz, Karine enchaîne une victoire aux points sur Ariane da Silva le 27 avril 2024, avant de buter sur la décision unanime face à Viviane Araújo en novembre 2024. Elle se relance en battant Dione Barbosa aux points en août 2025, puis encaisse deux revers d’affilée : une décision unanime contre Maycee Barber à l’UFC 323 le 6 décembre 2025, puis une autre face à Jasmine Jasudavicius à l’UFC Fight Night de Winnipeg en 2026, un combat où la Canadienne a su neutraliser ses tentatives de soumission au sol pour dominer au contrôle.
Malgré cette série compliquée, Karine Silva pointe au 10e rang du classement UFC des poids mouches femmes (avril 2026). À 32 ans, avec un jeu au sol qui peut renverser n’importe quel combat sur une seule erreur adverse, elle reste un nom dont les contenders de la division se méfient.