Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Kevin Jousset est né le 2 mai 1993 à Bordeaux et a grandi à Gap, dans les Hautes-Alpes. Il pose les pieds sur un tatami à 4 ans et ne le quittera pas avant vingt ans : Pôle Espoir à Rennes, Pôle France à Bordeaux, passages à l’INEF et à l’INSEP à Paris. Il décroche sa ceinture noire deuxième dan et ramène deux médailles aux championnats de France. Mais une grave blessure à l’épaule le force à tout arrêter.
À 21 ans, il pose ses valises en Écosse pendant dix-huit mois — le temps d’apprendre l’anglais et de décrocher un diplôme de préparation physique. En 2016, il atterrit à Melbourne. Il découvre le MMA, passe du statut de débutant à amateur, puis professionnel en quelques années.
En janvier 2020, Jousset rejoint City Kickboxing à Auckland. Il s’entraîne quotidiennement sous la houlette d’Eugene Bareman, le même coach qui a amené Israel Adesanya et Alex Volkanovski au sommet du monde. Ce n’est pas un détail : Jousset adapte son judo à un MMA complet, en absorbant pendant des années les codes d’une des meilleures salles de la planète.
Avant d’entrer à l’UFC, Jousset construit sa réputation sur la scène australienne. En février 2023 à la Hex Fight Series 25, il prend le titre des mi-moyens par décision partagée sur Priscus Fogagnolo. Trois mois plus tard, en mai 2023 à la HFS 26, il ajoute le titre welter en stoppant Kitt Campbell au troisième round. Il devient ainsi le premier et seul double champion simultané de l’organisation, aux deux catégories de poids différentes. Personne n’avait fait ça avant lui dans ce circuit.
Son contrat UFC arrive en août 2023. Le 10 septembre, à l’UFC 293, il fait taire Kiefer Crosbie d’une soumission au premier round — une étranglement au dos rendu propre comme une démonstration de grappling. En décembre 2023, il enchaîne avec une décision unanime sur Song Kenan à Las Vegas. Deux victoires, zéro round perdu sur points : le début est solide.
En septembre 2024, il revient en France pour l’UFC Fight Night de Paris. Il stopppe Bryan Battle par TKO au deuxième round (3:47) devant son public. Mais en février 2025 à l’UFC 312, Jonathan Micallef lui colle une décision unanime, et l’UFC le libère de son contrat en avril 2025 sur un bilan de 2 victoires — 2 défaites.
Le surnom « Air » est un programme en lui-même : ses projections judo font littéralement voler les adversaires. À 1,88 m avec 191 cm d’allonge, Jousset impose une présence physique rare en welter (77 kg). Sa ceinture violette en BJJ complète le panel grappling, mais c’est la base judo — acquise pendant deux décennies à haut niveau — qui reste son outil de prédilection pour imposer ses conditions.
Depuis son départ de l’UFC, Jousset a rejoint la Professional Fighters League. En décembre 2025, il s’incline par KO dès le premier round contre Patrick Habirora à Lyon. Son bilan professionnel total est de 10 victoires pour 5 défaites. À 32 ans, le Bordelais formé en Nouvelle-Zélande cherche un nouveau départ dans une organisation qui monte en puissance sur la scène européenne.