Née le 29 août 1997 dans le quartier de Pirituba, à São Paulo, Jacqueline dos Santos Cavalcanti grandit au Brésil avant de rejoindre le Portugal à 11 ans avec sa famille. C’est à Almada, en banlieue de Lisbonne, qu’elle pose ses gants pour la première fois — et que tout commence. Entre deux boulots (serveuse, employée chez IKEA), elle construit en silence un bagage de striker qui finira par faire parler d’elle jusqu’à l’Octogone.
Cavalcanti ne débarque pas en MMA sans passeport. Amateur, elle accumule dix victoires en kickboxing avant de signer son premier combat pro le 2 juin 2018, un TKO dès le premier round contre Jackelin Casariego. Après une longue pause, elle repart de zéro en 2021 et enchaîne les performances. En novembre 2022, elle s’empare de la ceinture Strikers Cage Championship en plaquant Nadja Milijancevic au sol et en la finissant à coups de coudes en deuxième round. Cinq mois plus tard, c’est la ceinture LFA des poids coqs qui tombe à son tour, après cinq rounds contre Melissa Croden en avril 2023. Deux ceintures régionales. Le message est clair : il est temps de passer à l’étage supérieur.
Ses débuts à l’UFC en septembre 2023 face à Zarah Fairn donnent immédiatement le ton : victoire par décision unanime, sans trembler. Ce qui suit ressemble à une démonstration méthodique. En août 2024, elle bat Josiane Nunes aux points dans un combat serré. Fin septembre 2024, rebelote contre Nora Cornolle — une adversaire qu’elle avait déjà battue en 2021 hors UFC — cette fois en décision partagée. En février 2025, Julia Avila subit le même sort, décision unanime trois rounds. Son meilleur passage ? Novembre 2025 contre Mayra Bueno Silva à l’UFC Vegas 111 : Cavalcanti la presse toute la nuit, la blesse (sérieuse entaille sous l’oeil gauche), et rafle les cartes 30-27/30-27/29-28. La « The Nightmare » est alors dans le top 10 des coqs féminines à l’UFC.
Cavalcanti est une striker pure, construite sur le Muay Thai et le kickboxing. Longue pour sa catégorie (173 cm, 178 cm d’allonge), elle utilise ses jambes et son jeu de distance pour dicter les échanges. Sa défense aux takedowns flirte avec les 86 % à l’UFC : elle reste debout, elle frappe, elle contrôle. Pas une finisheuse systématique, mais une combattante qui accumule les dégâts et ne lâche rien sur la durée.
Le 16 mai 2026 à l’UFC Vegas 117, Ketlen Vieira — numéro 5 de la division et ancienne adversaire du titre — stoppe la série en cours. Décision unanime 29-28 sur les trois cartes. C’est la première défaite de Cavalcanti en cinq apparitions UFC. Elle repart avec un bilan de 10 victoires et 2 défaites (toutes aux points) et un statut qui ne fait pas de doute : à 28 ans, elle reste une valeur solide du top 10 des coqs féminines.