Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Né le 26 mai 1986 à Des Moines, Iowa, Jeremy Stephens a grandi dans une enfance difficile — parents séparés à huit ans, passages en foyers d’accueil, périodes à dormir dans la voiture de sa mère. C’est sur le tapis de lutte de l’Iowa Central Community College qu’il pose les premières briques de son parcours de combattant, avant de rejoindre la Team Quest de Randy Couture et Matt Lindland. Ce background de lutteur couplé à une puissance de frappe hors norme va définir toute sa carrière.
Son surnom ? « Lil’ Heathen » — le petit impie. Ça lui va comme un gant : depuis ses débuts professionnels en janvier 2005 jusqu’à aujourd’hui, Stephens n’a jamais cherché à faire joli. Il cherche à envoyer les gens dormir.
Stephens débarque à l’UFC le 27 mai 2007, à 21 ans, et ne repart plus. Trente-six apparitions dans la cage de la plus grande organisation MMA mondiale, un record UFC à 15 victoires pour 20 défaites — et un palmarès bonus qui en dit long sur ce qu’il propose à chaque sortie : trois Knockout of the Night et six Fight of the Night. Peu de types ont autant contribué à remplir les highlights packages de la promotion.
Son pic de forme, c’est début 2018 : le 14 janvier, il coupe la route à Dooho Choi avec un KO brutal au deuxième round. Cinq semaines plus tard, le 24 février, il envoie Josh Emmett sur la toile de la même manière, encore au deuxième round. Deux KO consécutifs en main event, deux bonus. À 31 ans, il semble enfin prêt à franchir un cap dans le top 10 featherweight. C’est José Aldo qui va doucher cet espoir.
Ses 18 knockdowns infligés en carrière UFC l’ont placé dans le même rang qu’Anderson Silva — chiffre qui résume mieux que n’importe quel palmarès ce qu’il représente comme danger permanent. Une victoire par décision unanimité sur Gilbert Melendez en septembre 2017, un KO sur Rafael Dos Anjos dès UFC 91 en novembre 2008 : Stephens a battu des champions, des contendants sérieux, des noms.
Freestyle en stance orthodoxe, 5’9″ pour une allonge de 71 pouces, Stephens est l’archétype du puncheur compact à recherche constante du KO. Sa lutte de fond lui permet de ne pas se faire coucher, et sa ceinture violette en jiu-jitsu brésilien prouve qu’il n’est pas manchot au sol non plus — mais ce sont ses poings qui ont fait sa réputation. Dix-neuf victoires sur 29 par KO/TKO dans une carrière qui compte 53 combats pro, ça ne s’improvise pas.
Après la fin de son contrat UFC, Stephens s’est tourné vers la Bare Knuckle Fighting Championship, où il affiche un bilan de 3 victoires pour 1 défaite. Il revient ensuite dans l’octogone, désormais en Lightweight (155 lbs), où il remporte une décision unanime contre Mason Jones en mai 2025, puis soumet King Green en mai 2026. À 40 ans, « Lil’ Heathen » continue — et quand il entre dans la cage, il ne vient pas chercher des points.