Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Erik Silva est né le 16 mars 1987 à Caracas, au Venezuela. Il n’a pas découvert les arts martiaux à l’adolescence dans une salle de quartier : il a grandi dedans. Son père Antonio Silva tient sa propre école de karaté, et le gamin passe plus de temps sur les tatamis qu’ailleurs. Résultat, il sort de l’enfance avec une ceinture noire 4e dan en Kenpo Karaté — une base technique que beaucoup de combattants n’atteignent jamais. Il complète son bagage avec une ceinture bleue en jiu-jitsu brésilien et s’installe finalement à Alajuela, au Costa Rica, où il continue de s’entraîner et de compiler des résultats.
Son surnom ? « The King » — pas par ego, mais par logique. « Il vient du fait que j’accède au trône des plumes dans chaque organisation que je rejoins », explique-t-il. Une ambition qui se vérifie rapidement sur les circuits régionaux.
Avant de poser les pieds dans l’octogone de l’UFC, Silva construit son règne patiemment en Amérique latine. Il enchaîne les victoires par soumission — contre Ruben Lozano (novembre 2019), Daniel Vega (août 2021), Erik Radleim (mars 2021) — et couronne le tout en février 2022 : il devient champion poids plume de la LUX Fight League en étouffant Edgar Cabello par rear-naked choke dès le premier round.
Six mois plus tard, le 9 août 2022, il monte sur le Dana White’s Contender Series face à l’Ouzbek Anvar Boynazarov, un ex-kickboxeur de Glory. Silva ne fait pas dans la dentelle : takedown immédiat, déluge de coudes, arrêt à 1:32 du premier round. Performance si dominante que Dana White lui-même confesse ne pas avoir aimé le matchmaking, jugeant Silva trop favorisé. Contrat UFC décroché quand même.
Ses débuts dans la grande scène tournent court. À l’UFC 282, le 10 décembre 2022, TJ Brown lui résiste trois rounds et le soumet par étranglement bras-tête à 3:41 du troisième — un scénario cruel pour un finisseur habitué à expédier les affaires en première période.
Le 24 février 2024, à Mexico, Muhammad Naimov le stoppe en 44 secondes sur blessure à la cheville : une fin de combat brutale et involontaire, mais comptabilisée comme défaite. Puis le 28 février 2026, toujours à Mexico lors de l’UFC Fight Night Moreno vs. Kavanagh, Francis Marshall le prend le dos et l’étrangle via rear-naked choke à 2:29 du premier round.
Trois combats à l’UFC, trois défaites. Son record global s’établit à 9-4. Le « King » n’a pas encore trouvé son trône dans l’octogone — mais sa base technique et son instinct de finisseur (13 soumissions au total en carrière) laissent ouverte la question de ce qu’il peut encore produire.