Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Dix-huit victoires sur 23 par KO ou TKO. Ce chiffre dit tout sur Tofiq Musayev. Né le 15 décembre 1989 à Sahil, en Azerbaïdjan, ce combattant poids léger n’a pas grandi avec un seul art martial — il en a accumulé une poignée avant même d’entrer en cage professionnellement : karaté, pankration, kung-fu, taekwondo, sanda. Et ça se voit dans sa façon de faire mal sous tous les angles.
Musayev s’est forgé sur la scène asiatique et japonaise avant que le reste du monde ne le remarque. Champion asiatique de pankration en 2016, il développe ensuite un palmarès impressionnant avec une série de 15 victoires consécutives entre septembre 2015 et juin 2023 — une régularité rare à ce niveau. C’est le Rizin qui lui offre sa plus grande scène : le 31 décembre 2019, à Tokyo, il remporte le Grand Prix Rizin Lightweight en battant Patricky « Pitbull » Freire en finale. Pitbull, c’est pas un inconnu : le Brésilien avait alors plus de dix ans de carrière Bellator dans les pattes. Musayev l’a fini proprement.
La suite est moins linéaire. En juin 2021, il s’incline pour la ceinture Rizin poids léger face à Roberto de Souza, soumis par triangle au sol. Une défaite qui rappelle que son BJJ de ceinture bleue a ses limites quand le terrain glisse vers le sol. Il rebondit, signe à l’UFC, et débarque dans l’octogone américain en juin 2025 — mais rate son entrée avec une défaite par kimura face à Myktybek Orolbai.
Ce genre de contre-temps ne semble pas peser longtemps sur Musayev. Le 28 mars 2026, lors de l’UFC Fight Night 271, il bat Ignacio Bahamondes aux points, décision unanime, et repart avec le bonus Fight of the Night (100 000 dollars). Trois rounds de guerre où il a montré pourquoi les 14 arrêts en premier round dans son palmarès ne sont pas un hasard de calendrier.
À 36 ans, il est déjà programmé pour affronter Ľudovít Klein le 1er août 2026. Son record global : 23 victoires, 6 défaites, avec une densité de finishs qui le rend dangereux à chaque échange debout.