Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Il y a des combattants qu’on regarde pour le résultat, et d’autres qu’on regarde pour le spectacle. Lando Vannata appartient sans discussion à la deuxième catégorie. Né le 14 mars 1992 à Neptune City, New Jersey, ce lutteur reconverti en artiste martial complet a passé une décennie à faire exploser les gradins — avec autant de soirées bonus que de défaites sur la fiche.
Avant de casser des mâchoires à l’UFC, Vannata wrestlait en Division I NCAA à l’Université du Tennessee à Chattanooga. Il ne reste qu’un semestre, mais la base est là : le jeu au sol, les takedowns, la gestion du corps. À partir de 2012, il rejoint les Jackson Wink MMA Academy à Albuquerque — l’usine à champions — et construit son jeu sur cette fondation athlétique. Son surnom « Groovy » lui vient de Cub Swanson, en décembre 2015, et il lui va comme un gant : décontracté en apparence, dévastateur dans les faits.
Le 16 juillet 2016, Vannata débarque à l’UFC sur short notice contre Tony Ferguson — déjà dans l’antichambre du titre à l’époque. Il envoie Ferguson au sol plusieurs fois en premier round, faisant douter tout le monde. Ferguson finit par le soumettre en deuxième round avec un brabo choke, mais peu importe : les deux se partagent le bonus Fight of the Night. Pas mal pour un inconnu sous contrat depuis trois jours.
Cinq mois plus tard, le 10 décembre 2016 à l’UFC 206, il règle la question du style : John Makdessi encaisse un spinning heel kick à 1 minute 40 du premier round et s’écroule. KO propre, spectaculaire, Performance of the Night. Le genre de finish qu’on garde en boucle sur YouTube.
Vannata ne combat pas pour faire du points. Il cherche la finition, expose sa garde, accepte l’échange. Ce goût du risque lui vaut quatre bonus Fight of the Night au total sur sa carrière UFC — dont un draw épique contre Bobby Green à l’UFC 216 le 7 octobre 2017, sanctionné d’un point en moins pour un genou illégal mais salué comme l’un des combats de l’année. Il perd aux points contre David Teymur à l’UFC 209 (4 mars 2017) dans ce qui reste l’un de ses meilleurs showing défensifs, combat qui lui rapporte là encore un bonus.
Sur les douze années suivantes, il oscille entre lightweight et featherweight (passé dans la catégorie des -66 kg en 2021), accumule un record final de 12 victoires, 8 défaites et 2 nuls. Douze victoires dont 4 par KO et 5 par soumission — aucune fiche de comptable.
Le 5 avril 2026, Lando Vannata monte pour la dernière fois sous la bannière UFC face à Darrius Flowers. Fin au round 2 à la 52e seconde, KO/TKO. L’UFC l’officialise le 29 mai 2026 : Vannata est libéré du roster. À 34 ans, avec une fiche UFC de 4-7-2 et quatre chèques de bonus encaissés, il laisse derrière lui une carrière qui n’aura jamais ennuyé personne.